Devoir de Philosophie

LE PORT - BAUDELAIRE, Petits Poèmes en prose.

Publié le 19/02/2011

Extrait du document

baudelaire

Un port est un endroit charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, les scintillements des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.

BAUDELAIRE, Petits Poèmes en prose.

Vous ferez un commentaire composé de ce texte. Vous pourrez montrer comment au moyen d'une prose poétique et à travers l'évocation d'un paysage, le poète exprime ses états d'âme.

baudelaire

« Powered by TCPDF (www.tcpdf.org)LE PORT Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie.

L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser.

Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rêve et de la beauté .

Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.

LE SPLEEN DE PARI S, XLI.

L'étude de ce poème permet de prolonger l'étude de Moesta et Errabunda .

..,..

Le port est désigné ici comme un lieu de mirages et d'enchantements .

Mais son évocation est guidée par le point de vue désenchanté de celui qui connaît la vanité du voyage , et qui a goûté l'amer savoir qu 'il procure, (Cf.

Le Voyage , Les Fleurs du mal , vers 1 09).

Dans l'attitude blasée du spectateur du port se dit une souffrance morale profonde .

111..

Quels mots, quelles expressions traduisent cette souffrance morale à l'œuvre dans Moesta et Errabunda ? ..,..

Dans la phrase 2 et la phrase 3 le monde est décrit comme un tableau fascinant et sophisitiqué , offert aux enchantements actifs et frémissants des sensations.

Ainsi le champ lexical de l'art est-il essentiel : architecture , colorations , scintillement , prismes, formes, rythme et beauté .

D'autres termes , notamment les adjectifs qualificatifs , concourent à cette représenta­ tion.

Ill ...

Relevez-les, commentez les effets de sens supplémentaires qu'ils introduisent.

..,..

Dans Moesta et Errabunda , le désir du voyage est ardent, même si le poème en écrit l'improbable aventure.

L'Invitation au voyage, tout en disant la splendeur du monde , témoigne d'une atténuation de ce désir d 'ailleurs : le voyage y est explicitement celui de l'imaginaire , la magie y est celle du songe.

Ill ..

Montrez que Le Port peut s'irlt P rpréter comme le prolongement de ce désenchantement , que son écriture esl 1-)ien un écho en mineur de ces deux autres poèmes .. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles