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REMBRANDT : RENIEMENT DE SAINT PIERRE

Publié le 16/09/2012

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La critique a décelé dans cette oeuvre un certain nombre d'influences : Adam Elsheimer, Gérard Seghers et surtout Hendrik Ter Brugghen. Bien que la conception picturale de Rembrandt soit très éloignée de celle de ces trois artistes, la toile rappelle en effet certains de leurs procédés...

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« I REMBRANDT RENIEMENT DE SAINT PIERRE 1660 Peintre hollandais Analyse "^ La toile renvoie àl'épisode du reniement de Pierre, évoqué dans l'Évangile et souvent repris par Rembrandt dans deseaux-forteset des pein tures.

Toutes ces œuvres témoignent d'un intérêt extrême pour la lumière artificielle; isolée à l'in térieurde la toile, celle-ci orchestretoutela com position.

Ici, la lumière provient de la chandelle que tient le personnage-pivot de la servante, au centre : la jeune fille voile la flamme de ses mains, silhouettées par un large contre-jour et rougies auxextrémités par l'effet de réverbérationtout proche.

Un halo circulaire dessine, près d'elle, les visages de Pierre et de la femme quiconstituent le centre narratif et symbolique du tableau : l'apôtre manifeste, par son geste posé, qu'il reste étranger à la scène. Autour d'eux, sur les côtés, l'ombre reprend ses droits et s'épaissit au fur et à mesure que la lumière dispensée par la bougie se fait plus loin taine.

Les reflets de la flamme parviennent à éclairer malgré tout les armures sombres des sol dats, projetant sur elles leurs lueurs incendiaires. Ils remodèlent et rendent plus expressifs les pro fils, et transforment en fantômes les petits per sonnages du fond par letruchement de quelques traits plus clairs. Le noir, le jaune et le rouge dominentlargement ; ces trois tonalités se fon dent en un brun terre monochrome, que la vibra JKSMUSEUM AMSTERDAM XVIIe siècle Huile sur toile 154 x169 cm tion lumineuse suffit seule àfaire chanter :cette sensibilité magique est typique de l'art de Rem brandt. La touche est rapide, lecoup de pinceau résolu et synthétique, laliberté totale et la charge expressive dramatique, comme dans la plupart des œuvres de la dernière maturitédupeintre. La critique a décelé dans cette œuvre un cer tain nombre d'influences : Adam Elsheimer, Gérard Seghers et surtout Hendrik Ter Brugghen. Bien que la conception picturalede Rembrandt soit très éloignéede celle de ces trois artistes, la toile rappelle en effet certains de leurs procédés : le recours à la lumière artificielle et la caractérisation des soldatsnotamment, deux élé ments propres à la peinture caravagesque du nord de l'Europe. L'œuvre O On ignore l'identité du destinataire de la toile. Signée et datée «Rembrandt 1660», l'œuvre, d'abord propriété du musée de l'Ermitage, arejoint leRijksmuseum en 1933 ;l'opération aété conclue grâce àl'intervention de laRembrandt Society. La vente Rembrandt ?L'année 1660inaugure la dernière décennie, tragique, de la vie de Rembrandt. Les années pré cédentes furent également très éprouvantes pour le peintre et, malgré l'activité intense de son ate lier,marquées par de graves difficultés financiè res.

Pour y faire face, l'artiste dut vendre aux enchères sa collection d'œuvres d'art ainsi que Du même peintre :PICTO427 à 441 ©Nardini Editore, 1994. Liriade pour l'édition française, 1994. d'autres biens. Long de 363 rubriques, l'inven taire rédigé à cette occasion mentionne, outre de nombreux tableauxde Rembrandt lui-même, des objets de l'Antiquité romaine,descostumes exo tiques, des armes et des armures orientales et d'autres objets insolites, qui révèlent un goût du pittoresque très présent dans les toiles du maître. Photo Rijksmuseum, Amsterdam.. »

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