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Sciences & Techniques: La conquête de la Lune

Publié le 22/02/2012

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Le 25 mai 1961, John Kennedy déclare ouverte la course à la Lune. Pourquoi la Lune ? Parce que celui qui y parviendra le premier sera à tout jamais couronné. Il s'avère en effet que l'homme doit d'avoir marché sur la Lune à la lutte acharnée que se livraient à l'époque les deux plus grands pays du monde pour démontrer l'excellence de leurs systèmes politiques, économiques et industriels respectifs. Le 20 avril 1961, à peine huit jours après le vol historique de Youri Gagarine, le président américain John Kennedy écrivit une brève note à l'attention de son vice-président, Lyndon B.Johnson. Kennedy lui demandait de faire le point sur la situation de l'astronautique américaine. La demande était claire : il s'agissait de trouver le moyen de gagner la course à l'espace engagée avec l'Union soviétique. La note comportait à ce sujet deux questions importantes :

« L'histoire montre bien que ce fut là une erreur de jugement de la part de l'administration Eisenhower.Lorsque les Russes lancèrent leur Spoutnik, la perte de prestige qui en résulta pour les USA fut bien telleque l'avait prédite Rockefeller deux ans auparavant.

D'un autre côté, il semble bien que les Américains nedonnent jamais de meilleurs résultats que lorsque leur pays est mis au défi de la faire : la réponse desUSA aux Spoutnik 1 et 2 allait être spectaculaire et de grande ampleur. Le succès des Soviétiques dans l'espace fut en effet comme un signe de l'échec des systèmes scientifiques, technologique etéducatif aux USA.

On engagea rapidement des réformes ainsi que les fonds nécessaires les plus patentes.

Ensuite, la Maison-Blanche autorisa von Braun et son équipe à tenter un lancement, et, le 31 janvier 1958, le premier satellite américain Explorer 1, étaitplacé en orbite.

Une nouvelle agence spatiale fut mise en projet, et le 1er octobre 1958, la national Aeronautics and SpaceAdministration (NASA) ouvrit ses portes.

Moins d'un an après Spoutnik, les Etats-Unis avaient mis en place tous les éléments d'unprogramme spatial actif. L'administration Eisenhower reconnut qu'il était peu probable de dépasser rapidement l'Union soviétique par une grande réalisation.

Laraison en est que la capacité d'emport de la fusée soviétique R-7 devait rester supérieure pendant plusieurs années à celle despropulseurs américains.

Dans sa première politique spatiale, adoptée en août 1958, Eisenhower reconnut que "l'URSS, si elle maintient sa supériorité actuelle dans l'exploitation de l'espace intersidéral, sera à même de l'utiliser comme moyen de saper leprestige et la puissance des Etats-Unis, ainsi que de menacer leur sécurité" Reconnaître la menace était une chose, agir pour y répondre en était une autre.

Une des tactiques d'Eisenhower et son équipeconsistait à nier publiquement l'existence d'une course à l'espace et à affirmer que les Etats-Unis suivaient leur propre voie sans sepréoccuper de l'avance soviétique.

L'argument rencontra un succès limité.

Le Congrès, les médias, l'opinion publique américaine etinternationale continuaient de croire qu'une compétition avait lieu, et que les USA étaient en train de la perdre.

Une autre tactiqued'Eisenhower consista à essayer de présenter le débat d'une manière qui fût favorable aux Etats-Unis.

La politique spatiale arrêtée en 1958 précisait, entre autres, ceci : "Dans le futur proche, tant que l'URSS aura une capacité technologique spatiale supérieure, on devra choisir judicieusement les projets qui, tout en présentant une valeur scientifique ou militaire, seront à même d'avoir un impactpsychologique favorable dans le monde." En affirmant haut et fort que les projets américains avaient plus de valeur que les "coups d'épate" soviétiques, les Etat-Unis espéraient bien "identifier, dans la plus large mesure possible, les intérêts et les aspirations desautres nations du monde libre avec les activités et les réalisations américaines". Les documents l'attestent : depuis Spoutnik, les Etats-Unis étaient bien obligés d'admettre qu'ils étaient engagés dans une course àl'espace avec l'Union soviétique, et que, de ce fait, le prestige national du pays était en jeu.

Cependant, le président Eisenhower necrut pas indispensable de gagner cette course à n'importe quel prix.

Il donna la priorité à une politique budgétaire prudente, et refusad'engager sur l'astronautique américaine un budget du type "effort de guerre". En décembre 1960 pourtant, dans les dernières semaines de son mandat, Eisenhower put prendre connaissance des premiers projetsdestinés à envoyer des hommes sur la Lune, et réagit négativement.

Cette politique devait changer radicalement sous le nouveauprésident, John F.

Kennedy. L'année du défi Lorsque le président Kennedy arriva à la Maison-Blanche, ses idées en matières de politique spatialen'étaient pas très arrêtées.

Le jour même où il prêta serment, en janvier 1961, il invita les Soviétiques à"explorer ensemble les étoiles ".

Mais, lorsque son directeur de la NASA James E.Webb, vint lui proposer une importante augmentation de budget, amplement justifiée par la nécessité de rattraper l'Unionsoviétique rapidement, Le retentissement populaire du vol orbital de Youri Gagarine le 12 avril 1961 futencore plus grand que celui de Spoutnik.

L'après-midi même, Kennedy déclara à la presse qu'il en avaitassez d'être second.

Deux jours plus tard, il réunit ses conseillers pour examiner les options gagnantes. Se tournant vers eux, il déclara : "Si seulement quelqu'un pouvait me dire comment les rattraper...

Il n'y a rien de plus important". C'est dans ce contexte que, le 20 avril donc, le président Kennedy envoya son mémorandum à Lyndon Johnson, le pressant de réviserle programme spatial américain.

Johnson se dépêcha de consulter la NASA, Werner von Braun et d'autres (von Braun et son équipeavaient été transférés à la NASA en 1960).

Le 22 avril, la NASA fit savoir au vice président qu' " il y avait une chance pour les Etats- Unis d'être les premiers à débarquer un homme sur la Lune et le ramener sur Terre si un effort national important était fait".

La raison en était que, selon les renseignements sommaires disponibles, les Soviétiques ne s'étaient pas encore engagés dans un programmeprioritaire d'alunissage.

D'autre part, "grâce à la supériorité de l'industrie, de la technologie et du savoir-faire scientifique américain", les Etats-Unis étaient en mesure de gagner n'importe quelle compétition, à condition de ne pas partir trop en retard.

Von Braunapprouva cette affirmation, notant que les Etats-Unis avaient une "forte chance" de battre l'Union soviétique sur la Lune, car aucun desdeux pays ne disposait encore d'une fusée capable d'assurer une mission habitée aussi lointaine.

Von Braun prévoyait qu'à condition d'agir sans tarder, les Etats-Unis pourraient envoyer un homme sur la Lune en 1967 ou 1968. C'étaient là des opinions que Lyndon Johnson, convaincu le début que l'approche d'Eisenhower était trop timorée, avait plaisir àentendre.

Encouragé par le premier vol suborbital d'Alan Shepard, le 5 mai 1961, Johnson fit préparer une série de recommandations àprésenter au président le lundi suivant, 8 mai.

Le lendemain, Johnson partait pour une rapide tournée en Asie du Sud-Est, afin derendre compte au président Kennedy de la situation au Cambodge, au Laos et au Vietnam.. »

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