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Le Système immunitaire

Publié le 29/09/2011

Extrait du document

Ce système de défense spécifique est doté d'une mémoire immunologique qui enregistre la silhouette de chaque antigène avec lequel il est entré en contact. Cette mémorisation est assurée par des lymphocytes T et B, dits " mémoires "· Tout con tact ultérieur avec cet antigène déclenche les réponses spécialement conçues pour lui (anticorps et lymphocytes T spécifiques).

« La réponse immunitaire La réponse immunitaire spécifique (rés istan ce aux agen ts pathogènes) emp runt e deux voies: la médiation humorale et la médiation cellulair e.

La première voie, à médiation humorale , fait intervenir les anticorps, particules produites par les lymphocytes B et déversées dans le sang.

Les anticorps sont spécifiques de l'antigène qui en a induit la f abr ication: par exemp le, les ant icorps de la varice lle sont inefficaces contre le virus de la rougeo le.

Il y a donc autant de types d'anti­ corps que d'antigè nes.

Ils se lient l 'un à l'autre grâce à leur confi gurati on spatiale comp lémen­ taire (souvent comparée à l'adaptation d'une clé à la serrure corresponda nte).

Les anticorps, sans détruire l es antigènes, en neutralisent l'action nocive ou stimu lent l'action destructrice des macrophages.

Toutefois, la fabri­ cation de tout nouveau type d'anticorps est lente ; il faut sep t à dix jours pour que la protec­ tion soit efficace, ce qui laiss e souven t à la mala­ die ou à l ' infection le temps de se manifester avant d'être éradiquée.

Ces anticorps sont de grosses protéines dites immunocomplexes (l g), dont il existe cinq variétés: lgA, lgD , IgE, lgM et lgG , la dernière étant la plus répandue (80 % ).

La seconde voie, à médiation cellul air e, est assurée par les lymphocytes T, qui, sans interven­ tion des anticorps, exercent une action destructri­ ce sur les substances ou les cellul es étrangè res, d 'où le nom de lymp ho cytes T tueurs ou cyto­ toxiques.

Certains sont dits auxil iair es ou helper, car, en libérant une substance appelée lymphoki­ ne, ils stimulent les lymphocytes T et B.

D'autres lymphocytes T, enfin, sont dits "suppresseurs », car ils annulent l'action des autres lymphocytes une fois leur mission accomp lie.

Ce système de défense spécif ique est doté d ' une mémoire immunologique qui enreg istr e la silhouet te de chaque antigène avec lequ el il est entré en contact.

Cette mémorisation est ass urée par des lymphocy t es T et B, dits "mémoires "· Tout con tact ultérieur avec cet antigène déclenche les réponses spécialemen t conçues pour lui (anticorps et lymphocytes Tspécifiques).

IMMUNITÉ ET IMMUNISATION L'immunité développée vis-à -vis de certains germes est essentiel l e dans la protection cantre les ma)adies infectieuses, surtout quand elles sont contagieuses.

Cette immunité peut être naturelle , exister dês la naissance et rester permanente ou acquise, soit spontanément à la suite d'une infection immunisante , soit artificiellement par vaccina­ tion ou sérothé rapie.

Quel que soit son mode d 'acquisition, l'i mmunisation contre une mala­ die infectieuse confère au sujet une protection efficace , qui lui évite de (re)tomber malade.

La premiè re v accination fut réalisée , au xv111' siècle , par un médecin anglais , Edw a rd Cet enfant~ souffre d'un déficit total de son système immunitaire ; sans protection contre les agressions extérieures , il est contraint de vivre dans une atmosphère totalement stérile.

D'où le nom d'enfant "bulle •.

Ce syndrome biologique relativement rare ne connait pas encore de solutions médicales hormis le confinement dans ces bulles stériles .

Jenner (17 49-1823).

À cette époque.

la vanole sév1ssait.

entraînant souvent la mort ou, en cas de guérison, laissait d'affreuses CICa ­ trices.

Jenner observa que les personnes qu1 s'étaient trouvées en contact avec es vaches atteintes d'une maladie bénigne, la vaccine, semblaient épargnées par la variole.

Il inocula à un petit garçon du pus prélevé sur une pus ­ tule de vache malade , puis des germes de la variole: l'enfant ne contracta pas la maladie (la statue sur la photo de droite évoque cette expérience).

Toutefois, Jenner eut des détrac ­ teurs, comme l'illust r e cette caricature sat i­ rique (ci-dessus) de I'Anti -vaccine Society .

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