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Théorie et expérience (Cours de philosophie) ?

Publié le 26/03/2009

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■ Il faut distinguer ici deux significations du mot expérience :
1. Un savoir ou un savoir-faire acquis par la confrontation avec la réalité (expérience vécue) ou par l'exercice (l'expérience de l'artisan). 2. Une observation réfléchie de phénomènes déterminés : c'est l'expérience scientifique, que l'on nomme encore expérimentation. C'est à ce sens que l'on se réfère en mettant en relation l'expérience et la théorie, car l'expérience scientifique est indissociable d'une théorie.
■ Une théorie désigne un ensemble plus ou moins organisé d'idées, concernant un domaine particulier.
La question se pose de savoir ce qu'est une théorie scientifique : si on l'a longtemps considérée avec Claude Bernard comme une « hypothèse vérifiée après qu'elle a été soumise au contrôle du raisonnement et de la critique expérimentale «, cette notion de vérification a été remise en question par K. Popper qui lui a préféré celle de falsification ou réfutabilité. Quoiqu'il en soit, la théorie renvoie à la question de la vérité.
 
La théorie et l'expérience ne sont pas séparables dans les sciences du concret. Mais ce serait une erreur que d'assimiler connaissance et science de la nature. Les conditions de possibilité de l'expérience ne sont pas données par l'expérience. Il faut donc laisser une place à des connaissances a priori qui ne risquent pas d'être démenties par l'expérience.
Pour les empiristes, toute notre connaissance vient des sens. A l'origine, notre esprit est une tabula rasa (une table rase) qui, peu à peu, est imprégnée par les expériences que nous faisons dans notre vie. Notre esprit ne contient rien au départ, et nos sens nous transmettent tout ce qui sera l'objet immédiat de notre entendement. Ce sont toutes nos idées qui viennent des sens, mêmes les idées métaphysiques, même celle de Dieu.
 

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« son apothéose.

La mécanique de Newton, qui permet d'expliquer si bien le mouvement des astres, est si juste et sirigoureuse, que le scepticisme semble vraiment intenable.

Kant proposera donc une solution radicale au problème.Kant posera le problème d'une manière tout à fait nouvelle.

S'il refusel'empirisme de Locke, il n'admet pas pour autant le dogmatisme.

L'expérienceet la raison sont liées.

Sans la première, la raison est aveugle.

Sans laseconde, l'expérience est muette.

"La raison ne voit que ce qu'elle produitelle-même d'après ces propres plans [...] elle doit prendre les devants avecles principes qui déterminent ses jugements, suivant des lois immuables, [...]elle doit obliger la nature à répondre à ses questions et ne pas se laisserconduire pour ainsi dire en laisse par elle ; car autrement, faites au hasard etsans aucun plan tracé d'avance, nos observations ne se rattacheraient pointà une loi nécessaire, chose que la raison demande et dont elle a besoin."(Kant, Critique de la raison pure, Préface de la deuxième édition.) Notre espritn'est plus passif devant l'expérience.

C'est au contraire la nature qui doitrépondre aux questions que nous lui posons.

Dans une telle conception,l'expérience ne peut pas être la seule source de la connaissance.

11 doitexister des connaissances a priori.

Un jugement comme "tout célibataire estun homme non marié" est certes a priori, mais il ne fait pas progresser notreconnaissance.

Kant pose donc l'existence de jugements synthétiques a priori,c'est-à-dire de jugements qui ne dérivent pas de l'expérience mais qui,pourtant, font progresser la connaissance.

Bien conscient de la critique deHume, Kant admet qu'en effet la causalité ou l'induction ne sont pasdémontrables, c'est-à-dire que l'on ne peut pas trouver l'effet dans la cause.Mais il ne s'ensuit pas que ces deux principes dérivent de l'expérience.

Ilsviennent de notre esprit qui ne peut s'empêcher d'accorder l'expérience à ces principes.Les nouvelles découvertes de la physique compliquent encore les choses.

La notion même de réel devientproblématique.

Non seulement nous n'observons pas passivement ce qui se passe à l'extérieur de nous, mais lesimple fait d'observer modifie le réel.

On doit donc distinguer deux types de réalité.

La première manière de lacomprendre, traditionnelle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, grosso modo, est celle du sens commun.

La réalité est toutsimplement ce qui existe, indépendamment de nous et de notre capacité de connaissance.Il y a une autre école de pensée qui met sous ce mot quelque chose de tout à fait différent.

Tout commence avecDescartes, quand il dit qu'après tout on peut douter que nous connaissions les choses telles qu'elles sont vraiment.Kant pose ensuite l'existence de la chose en soi.

Pour lui, la réalité n'est pas la chose en soi, mais seulementl'ensemble des représentations que nous pouvons nous faire des phénomènes.

C'est cela qu'il appelle réalité.

Et lemot phénomène doit être pris dans son sens étymologique, comme les ensembles des apparences.

Aujourd'hui,l'ensemble des physiciens, du moins ceux qui se sont préoccupés de mécanique quantique, préfèrent dire que nousne connaissons pas la réalité indépendante et que nous devons nous contenter de la réalité que nous avonscontribué à créer.

Dans une certaine mesure, l'expérience pure n'existe plus et l'esprit est toujours en traind'intervenir.. »

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