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La thèse de Calliclès dans le Gorgias de Platon

Publié le 15/06/2011

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gorgias

 

Tout homme aspire à vivre heureux. Mais les manières d’accéder au bonheur sont très subjectives. Dans le Gorgias de Platon, Calliclès, alors qu’il converse avec Socrate, énonce ses convictions et ses conceptions pour être heureux et vertueux. Le thème de ce dialogue est  le bonheur et la vertu. Selon Calliclès, pour être heureux et mener une vie intense, il faut vivre selon la nature afin de satisfaire ses désirs et passions. Socrate n’est pas du même avis, selon lui, il faut être raisonnable et tempérant. On peut alors se demander comment faut-il vivre pour être à la fois vertueux et heureux ? Pour répondre à cette question, on peut diviser le texte en trois paragraphe. Le premier  paragraphe où Socrate dit qu’il faut se commander soi-même. Puis le seconde paragraphe, Calliclès, il dit que pour ne pas être esclave d’un autre il faut vivre selon ça nature et assouvir tout ses désirs. Il essaye à montrer à Socrate qu’il à tords, que seul les faibles sont tempérant car ils n’ont pas les moyens de satisfaire leurs désirs. Enfin, dans un dernier paragraphe, Calliclès demande pourquoi un être doué de la nature ne devrait pas être intempérant puis il fini par donner se qui fait le bonheur et la vertu.

Le bonheur se définit comme un état de plénitude et de satisfaction totale, le plaisir lui est une satisfaction qui ne dure pas, qui est éphémère. De plus,  Nous avons dans le texte, deux définitions de la vertu et du bonheur. La première définition de la vertu par Socrate, pour qui celle-ci consiste à réprimer ses passions, la seconde par Calliclès pour qui réprimer ses passions ne serait pas le résultat d’un fort état d’esprit qui se maîtrise et se contrôle mais celui d’une impuissance, pour lui, la vertu est l’accomplissement de soi-même. Quant au bonheur, il consiste pour Socrate à être maitre de soi, assurant ainsi une vie stable et ordonnée, contrairement à ce qu’en pense Calliclès pour qui le bonheur consiste à assouvir le moindre de ses désirs. Ainsi pour Calliclès, la vertu étant l’accomplissement de soi, le bonheur la pleine satisfaction, il faut donc se laisser prendre à ses désirs et passions. Une vie d’intempérance est elle viable pour tout le monde ?

Socrate a  entrepris la conversation en disant qu’il faut être tempérant, c'est-à-dire maître de soi, et savoir commander en soi aux plaisirs et aux désirs. Calliclès n’est pas du même avis et dit que seul les « cadavres «  sont tempérants. Ainsi, on peut se demander si le chemin du bonheur et de la vertu consiste à maitriser ses passions en étant raisonnable ?  Selon Socrate, il faut être raisonnable, se dominer, commander aux plaisirs et passions qui résident en soi-même. Ainsi un homme vertueux et heureux serait un homme qui se maitrise, qui est sage.  Cela revient à dire que pour être heureux et bon, il faut réprimer ses passions et ses désirs par la raison. Calliclès ne peut imaginer qu’une personne autre qu’un mort vivant agisse de cette façon.

Calliclès va expliquer dans un  deuxième paragraphe qu’il faut vivre selon la nature et être intempérant. Un homme ne peut être heureux s’il est esclave de quelqu’un.  Selon Calliclès, si l’on veut vivre comme il faut, on doit laisser aller ses propres passions, et ne surtout pas les réprimer. Au contraire, il faut être capable de mettre sont courage et son intelligence au service des ses passions afin de pouvoir toutes les assouvir, les une après les autres.

Pour conclure, les idées de Calliclès sont celles que beaucoup d’autre pensent mais ne veulent pas dire.  Mais si l’homme vivait tel que Calliclès le souhaite, alors la vie serait terrible, désordonnée, déréglée. En effet, si tous les forts été intempérants, et satisfaisaient ses moindre désirs, ceci deviendraient de plus en plus difficile à satisfaire, ainsi, ils finiront par êtres malheureux se qui entrainera une domination de ceux qui sont dit faibles. Ainsi il vaut mieux se contrôler, et être raisonnable pour avoir une vie ordonnée et être heureux. Il ne faut pas confondre bonheur et passions. 

 

gorgias

« «Ce sont les faibles, la masse des gens, qui établissent les lois 1 ..• 1 en fonction de leur intérêt propre.» Pla ton, Gorg ias 4 Cette accusat io n n'expr ime pas l a pen sée de Platon ma i s ce ll e d'un personnage qu'il m et en scène .

le soph iste Calliclès.

Le ju gement de c el ui -c i e st surprenant car nous sommes pl ut ôt enclins à sus pecter que le s lois sont destinées à servir les pu iss ants.

T out au contraire, s'in digne Ca lliclès, elles sont essentiellement conç ues par et pour les« faib les >>! 4.

Garnie r-Flammar io n, 1993 .

483a, p.

212.

153 r QJ ~.

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