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Yasser Arafat (Histoire)

Publié le 22/02/2012

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arafat
Il se veut l'incarnation de la Palestine, au point qu'il ne fait rien pour que soit connue son histoire personnelle. Terroriste puis négociateur, son image change selon l'époque, le lieu, l'interlocuteur. Aujourd'hui, il représente encore un garant de la paix au Moyen-Orient... mais lui-même ne sait pour combien de temps. Abel Rauf Arafat al-Qudwa dit Yasser Arafat est né le 29 août 1929 dans une famille de commerçants. Son père aurait émigré de Palestine en Égypte en 1927. Sa mère meurt alors qu'il a trois ans, son frère cadet, trois mois. Les enfants Arafat s'en vont vivre à Jérusalem, chez leur oncle maternel, Sélim, à côté de la mosquée Al Aqsa. Depuis 1922, la Société des Nations a placé la Palestine sous mandat anglais. Et peu à peu l'immigration juive augmente, créant une inquiétude croissante chez les Arabes.
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« effacer son image de terroriste fugitif, de chef de bande pour pouvoir devenir un interlocuteur irremplaçable auprèsdes gouvernements.

Il doit réorganiser son mouvement, effacer l'image désastreuse que l'OLP traîne derrière elle etqui nuit à sa propre crédibilité.

Lui seul en a le charisme et l'autorité.

Mais tandis que se poursuivent les violences enIsraël et à la frontière du sud Liban, que s'installe l'Intifada, Arafat échappe à un bombardement surprise de sonquartier général à Tunis par l'aviation israélienne.

Il a la baraka et ça compte. En 1988, il crée le Conseil national palestinien, le premier gouvernement palestinien en exil dont il est le président.

Ilaccepte également la résolution 242 de l'ONU soit la reconnaissance implicite de l'existence d'Israël.

Les réactionsne se font pas attendre : en 1989, il est reçu à Paris comme un chef d'état.

En octobre 1991, à Madrid, unerencontre entre Israéliens et Arabes sous l'égide des États-Unis fait mesurer l'étendue des problèmes mais offreaussi le premier gage de bonne volonté de part et d'autre.

Une démarche qui, du côté palestinien est dueessentiellement à la volonté d'Arafat.

Cette même année, ce solitaire que l'on disait sobre et austère comme unmoine, tombe amoureux et se marie.

Il aura un enfant, une fille en 1992. Le sommet de Madrid, c'est le début de la paix.

Pendant sept mois de 1992, des émissaires vont se rencontrerdiscrètement dans la banlieue d'Oslo.

Pour aboutir le 9 septembre 1992 à une reconnaissance mutuelle des deuxnations.

Puis le 13, un premier accord définissant une autonomie prévue pour les territoires occupés est signé àWashington.

Pour la première fois un Palestinien, Yasser Arafat serre la main d'un Israélien, Yitzhak Rabin. Le 29 avril un accord économique est signé.

Le 4 mai, un premier accord dit de Gaza-Jéricho fixe les modalités del'autonomie palestinienne.

Presque immédiatement, on voit l'armée israélienne se redéployer dans la bande de Gaza,remplacée peu à peu par la police palestinienne.

Le 29 septembre 1995 troisième accord intermédiaire à Washingtonsur les modalités de l'autonomie pour la Cisjordanie.

Le 4 novembre, la mort d'Yitzhak Rabin assassiné par unfanatique israélien, Ygal Shamir bouleverse le fragile édifice patiemment construit.

Malgré cela, le 26 janvier, YasserArafat est élu président de l'Autorité palestinienne ainsi se dénomment les territoires occupés , le Conseil qui ladirige compte 88 membres dont 55 sont des fidèles d'Arafat. Alors que chacun tente encore de croire à la paix, que Shimon Peres poursuit les discussions, les électionsisraéliennes du 31 mai amènent à la présidence un faucon reconnu : Benjamin Netanhaou.

Aussitôt les colonisationsvont reprendre.

Une grève générale de protestation à Jérusalem, une plainte d'Arafat auprès de l'ONU ne changentrien. A l'enterrement de Rabin, Arafat est venu serrer la main de Leah Rabin, il lui a même rendu une visite éclair quelquesjours après.

Il sait que la gauche israélienne veut la paix.

Mais il n'a jamais été aussi isolé même dans son propreparti : celui que ses proches appellent affectueusement le Vieux, le Patriarche est contesté.

Les partisans de laviolence reprennent la parole.

La paix au Moyen-Orient que l'infatigable stratège croyait bien avoir apprivoiséesemble lui échapper.. »

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