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Versailles est l'un des principaux legs du Grand Siècle.

Publié le 14/12/2013

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Versailles est l'un des principaux legs du Grand Siècle. On vient y admirer un cadre architectural harmonieux, un ensemble de chefs-d'oeuvre de peinture, de sculpture et d'ameublement significatifs du classicisme, et un parc qui met en évidence l'évolution qui s'est faite du jardin à la française jusqu'aux tracés souples du jardin à l'anglaise. La ville, inscrite dans un plan clairement orienté vers le château, conserve de nombreux souvenirs historiques. L'image de Versailles est associée à des personnages et à des faits qui intéressent non seulement la France, mais le monde entier. Versailles est une ville du département des Yvelines située à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Elle comptait, en 1990, 91 029 habitants. Née de la volonté d'un roi, Versailles est liée à son passé prestigieux, non seulement par sa richesse monumentale, par son urbanisme, mais aussi par les fonctions principales qu'elle remplit. En effet, la ville conserve, outre le château et ses dépendances, un important patrimoine architectural datant surtout du XVIIIe siècle : église Notre-Dame, 1684 ; cathédrale Saint-Louis, 1743-1754 ; lycée Hoche, 1768 ; théâtre Montansier, 1777, et de nombreux hôtels particuliers, parmi lesquels l'hôtel Lambinet, aujourd'hui musée municipal des beaux-arts. Le plan d'urbanisme voulu par Louis XIV (trois grandes avenues menant au château) a été respecté, les constructions plus élevées que le château étant même proscrites. Versailles, autrefois siège de la cour et du gouvernement, est demeurée une ville résidentielle, bien reliée à la capitale, mais qui garde son autonomie. C'est aussi un centre administratif, militaire (camp de Satory) et judiciaire, où sont implantées quelques activités industrielles et l'École nationale d'horticulture. Mais Versailles est avant tout un grand site touristique, l'un des plus visités en Europe. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Louis - FRANCE - Louis XIV le Grand Yvelines (78) Les livres Versailles - la façade sur les jardins, page 5482, volume 10 Les étapes de la construction La fortune de Versailles commença sous Louis XIII, qui appréciait les forêts giboyeuses entourant le village. Dès 1624, il y fit construire un rendez-vous de chasse et en acquit la seigneurie en 1632. En 1634, l'architecte Philibert Le Roy édifia un château en brique et en pierre, constitué d'un corps de logis et de deux ailes orientées est-ouest. Louis XIV voulut conserver l'édifice initial que lui avait légué son père, mais entreprit des travaux d'une tout autre envergure. Il les confia à l'architecte Louis Le Vau, au peintre Charles Le Brun et au jardinier André Le Nôtre, qui avaient réalisé le château de Vaux-le-Vicomte pour le surintendant Fouquet. Dans la décennie 1660, le château de Louis XIII fut ainsi agrandi par la construction de deux ailes de communs, et les façades furent redécorées. Les appartements furent redistribués et luxueusement meublés pour accueillir la famille royale. Les jardins furent entièrement redessinés par Le Nôtre. Les allées, les labyrinthes, les plans d'eau et la Ménagerie servirent de décor aux fêtes données par Louis XIV. Versailles ne se distinguait pas encore des autres demeures royales, telles que SaintGermain ou Fontainebleau. Cependant, Louis XIV décida, vers 1668, d'en faire sa résidence privilégiée. Il entendait sans doute s'éloigner de Paris, que le souvenir de sa fuite nocturne lors de la Fronde lui rendait haïssable, mais aussi disposer d'un lieu où inscrire durablement sa gloire. Un deuxième ensemble de travaux fut alors engagé. Le Vau et son élève François d'Orbay enveloppèrent de constructions le Château-Vieux (Grand Appartement, ailes des Ministres). Le Brun dirigea la décoration du Grand Appartement (salon des Planètes), des appartements du Bain, occupés par MM e de Montespan, et de l'escalier des Ambassadeurs. En 1678, Jules Hardouin-Mansart ouvrit à son tour une nouvelle campagne de travaux. Sur les jardins, il construisit la galerie des Glaces et fit élever l'aile du Midi (1679-1682), puis l'aile du Nord (1685-1689), qui reçurent les administrations et la cour, car Versailles était devenue le siège du gouvernement en 1682. La Chapelle royale, dédiée à Saint Louis, fut construite à partir de 1699 sur les plans de Mansart et achevée en 1710 par Robert de Cotte. Dans les années 1670, Le Nôtre poursuivit l'aménagement du parc, dans l'esprit d'équilibre, d'harmonie et de symétrie propre au jardin à la française. Au pied du château, il recomposa la terrasse en réalisant les bassins du Midi et du Nord, décorés par des statues de Coysevox, Le Hongre, Regnaudin et Tubi, figurant les fleuves de France. En contrebas, Mansart édifia une monumentale Orangerie (1687). Dans l'axe du château, l'allée royale (ou Tapis vert) fut aménagée entre le bassin de Latone et celui d'Apollon, le Grand Canal, achevé en 1680, venant compléter la perspective. De part et d'autre de l'allée, Le Nôtre disposa quatorze bosquets ornés de sculptures dues aux frères Marsy (bassin de Bacchus), à Girardon (bassin de Saturne), à Tubi (bassin de Flore) et à Regnaudin (bassin de Cérès). Et Louis XIV écrivit lui-même vers 1690 une Manière de montrer les jardins de Versailles. À la fin de son règne, le château comptait 95 hectares de jardins et un petit parc de 1 700 hectares. Mansart y avait élevé en 1687 une demeure de plaisance : le Grand Trianon. Le parc de chasse couvrait en outre plus de 6 000 hectares, et était clos par un mur de 45 kilomètres de long. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats château - L'architecture classique Cotte (Robert de) Coysevox Antoine Dorbay François Fontainebleau Fouquet Jean France - Arts - Architecture - De la Renaissance au classicisme France - Arts - Beaux-arts - Le XVIIe siècle ou le triomphe de l'esprit français France - Histoire - Du Grand Siècle à la fin de l'Ancien Régime (1661-1789) Louis XIV et l'absolutisme (1661-1715) Fronde galerie - 1.ARCHITECTURE Girardon François Hardouin-Mansart Jules jardins - Le jardin à la française Le Brun Charles Le Nôtre André Le Vau Louis Louis - FRANCE - Louis XIII le Juste Louis - FRANCE - Louis XIV le Grand Mansart François Montespan (Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de) Saint-Germain-en-Laye Trianon Vaux-le-Vicomte (château de) Les livres Versailles - Vue du château de Versailles (1668), de Pierre Patel, page 5482, volume 10 Versailles - tableau de Van der Meulen représentant la construction de Versailles vers 1690, page 5483, volume 10 Un symbole de la grandeur française Les différentes académies fondées sous le règne de Louis XIV, telles que l'Académie de peinture et de sculpture ou celle d'architecture, furent mises au service de l'art monarchique. Le Brun, premier peintre du roi, directeur de la manufacture des Gobelins et du mobilier royal, anima le chantier versaillais. Il coordonna le travail d'artistes venus de toute l'Europe (en particulier des Italiens). Les murs du château se couvrirent des tableaux commandés ou achetés pour le roi, oeuvres de Titien, Raphaël, Poussin ou Carrache. C'est à Versailles que les violons de Lully et les comédiens de Molière collaborèrent pour donner les Plaisirs de l'île Enchantée (1664) et le Grand Divertissement royal (1668) en l'honneur des maîtresses du roi. Avec les dix mille courtisans qui se pressaient parfois auprès de Louis XIV se fixèrent à Versailles musiciens (Delalande, Campra) et écrivains (Boileau, Racine), soucieux de bénéficier des largesses royales. La clientèle du roi et de la cour mobilisa l'artisanat de luxe français, en particulier au sein des manufactures royales, comme celle de la Savonnerie pour les tapis. De même, les fabrications de dentelles à Alençon, de faïence à Rouen ou de soieries à Lyon furent stimulées. Versailles fut le lieu d'une concentration exceptionnelle d'ouvriers du bâtiment : ils étaient plus de 36 000 en 1680. L'armée elle-même fut parfois employée à des travaux de terrassement comme la construction du canal de Maintenon (inachevé) ou de la pièce d'eau des Suisses. L'argent consacré à la construction et à l'entretien de Versailles représenta environ 10 % des dépenses annuelles de l'État. L'art de Versailles fut intimement lié à l'exaltation de la royauté. Les premiers décorateurs usèrent de la symbolique solaire pour célébrer la grandeur de Louis XIV. Apollon fut une référence constante dans les jardins et dans le château. Il apparut dans les bassins d'Apollon (1668-1670) et de Latone (1668-1670), ainsi que dans la grotte de Thétis (1664-1676), aujourd'hui disparue. Les sept salons des Planètes, dans le grand appartement du Roi, furent organisés autour du salon d'Apollon. Cependant, après l'installation de la cour à Versailles, le thème du Roi-Soleil fut moins utilisé. La galerie des Glaces exprima ainsi de façon directe la majesté royale, présentant les exploits militaires de Louis XIV (le passage du Rhin), ses conquêtes territoriales et les grandes lois du règne, sans référence à la mythologie. La ville et le château de Versailles sont, par ailleurs, le symbole de l'influence artistique française sur l'Europe entière au XVIIIe siècle. Les imitations du château et de ses jardins furent alors nombreuses, de Queluz (Portugal) à Schönbrunn (Autriche). Certains souverains tentèrent de reproduire l'urbanisme versaillais et, en particulier, la convergence des voies principales vers la résidence royale. Ce fut le cas, par exemple, à Karlsruhe, capitale du margraviat de Bade, et, surtout, à Saint-Pétersbourg. Enfin, l'architecture et la décoration extérieures de Versailles sont considérées comme le meilleur exemple du style classique français. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Académie des beaux-arts Académie des inscriptions et belles-lettres Académie des sciences Apollon Boileau Nicolas Campra André Carrache classicisme - Beaux-arts - Le classicisme en architecture Delalande Michel Richard France - Arts - Architecture - De la Renaissance au classicisme France - Arts - Beaux-arts - Le XVIIe siècle ou le triomphe de l'esprit français France - Histoire - Du Grand Siècle à la fin de l'Ancien Régime (1661-1789) Louis XIV et l'absolutisme (1661-1715) Gobelins (tapisserie des) jardins - Le jardin à la française Karlsruhe Le Brun Charles Le Nôtre André Louis - FRANCE - Louis XIV le Grand Lully (Giovanni Battista Lulli, dit Jean-Baptiste) mécénat mobilier - L'évolution des styles en Occident - Le XVIIe siècle Molière (Jean-Baptiste Poquelin) Poussin Nicolas Racine Jean Raphaël (Raffaello Santi ou Sanzio, dit en français) Saint-Pétersbourg Schönbrunn Titien (Tiziano Vecellio, dit en français) Les livres mobilier - commode de la chambre du roi Louis XIV au Grand Trianon, par André Charles Boulle, page 3238, volume 6 mobilier - le bureau de Louis XV, à Versailles, page 3239, volume 6 Versailles - Louis XIV devant la grotte de Thétis, peinture du XVIIe siècle, page 5483, volume 10 Versailles - les jardins entre le château et le Grand Canal, page 5484, volume 10 Versailles - la galerie des Glaces, page 5485, volume 10 Versailles - le bassin d'Apollon et, à l'arrière-plan, la façade occidentale du château, page 5485, volume 10 classicisme - Charles Le Brun, la Conquête de la Franche-Comté (1674), page 1135, volume 2 classicisme - détail du bassin de Bacchus (ou de l'Automne) à Versailles, page 1137, volume 2 classicisme - Antoine Coysevox, Vénus accroupie (1686), marbre effectué pour Versailles, page 1137, volume 2 classicisme - le Salon de la Guerre, à Versailles, page 1137, volume 2 jardins - les jardins de Versailles, dessinés par Le Nôtre, page 2670, volume 5 Versailles, une « ville nouvelle » La création du château de Versailles et de son parc bouleversa le site environnant. Les villages proches furent rasés, et une ville nouvelle apparut. Ses plans suivirent les grandes conceptions de l'urbanisme classique, fondé sur la notion de symétrie. La place d'Armes et le Trident, c'est-à-dire les trois avenues monumentales plantées d'arbres qui convergent vers le château, accueillirent les premières constructions. Les courtisans et les grands serviteurs de l'État y firent élever leurs hôtels en harmonie avec l'architecture du château. Par un édit de 1671, le roi fit lotir la ville Notre-Dame au profit d'une population plus diversifiée. Bourgeois, commerçants et surtout artisans reçurent des parcelles à des conditions avantageuses. À partir des années 1680, l'installation de la cour et des ministères modifia l'état initial. Les hôtels aristocratiques proches de la place d'Armes firent place aux Grandes et aux Petites Écuries, édifiées par Hardouin-Mansart. Louis XIV décida également de lotir le quartier symétrique de celui de Notre-Dame. Au Parc aux Cerfs devaient être logés les serviteurs subalternes du roi et les nobles qui ne pouvaient s'installer au château. Afin de hâter le développement urbain de Versailles, le roi concéda même, gratuitement, des parcelles à des entrepreneurs. Mais l'essor de ce nouveau quartier fut très lent et ne débuta réellement que sous Louis XV. Dans les années 1710-1720, la symétrie voulue par le pouvoir royal fut peu à peu abandonnée. Les matériaux utilisés cessèrent d'être en conformité avec ceux du château. La ville s'affranchit de l'autorité directe du roi pour se doter d'institutions municipales. En 1708, Robert de Cotte, premier architecte du roi, édicta un règlement de police concernant la voirie. Sous Louis XVI, un autre édit rappela en vain les normes architecturales que devaient respecter les constructions. La population de Versailles, composée majoritairement de domestiques et d'ouvriers du bâtiment, augmenta considérablement. Elle passa de quelque 25 000 personnes au début du XVIIIe siècle à 45 000 en 1780. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Cotte (Robert de) Hardouin-Mansart Jules Louis - FRANCE - Louis XIV le Grand Les livres Apollon, page 287, volume 1 Versailles - vue aérienne du château et de la place d'Armes, page 5484, volume 10 Versailles après Louis XIV À la mort de Louis XIV, en 1715, la cour et l'appareil d'État retournèrent à Paris. La ville perdit alors la moitié de ses habitants. Mais, dès 1772, Louis XV s'installa à nouveau à Versailles. Il fit modifier le décor des Grands Appartements. Robert de Cotte acheva ainsi le salon d'Hercule, dont le plafond fut décoré par une fresque de François Lemoyne. Louis XV fit également aménager les Petits Appartements afin d'échapper au lourd cérémonial imposé par son aïeul, et que décrivit le duc de Saint-Simon dans ses Mémoires. JacquesAnge Gabriel, premier architecte du roi depuis 1742, construisit l'Opéra royal (inauguré en 1770). Il supprima l'aile droite due à Le Vau, qui abritait l'escalier des Ambassadeurs. Dans le parc, il édifia le Pavillon français, puis le Petit Trianon, chef-d'oeuvre du néoclassicisme français, élevé à partir de 1762 pour la marquise de Pompadour. Sous le règne de Louis XVI, Marie-Antoinette fit construire par Richard Mique un hameau champêtre (laiterie, bergerie) au coeur d'un jardin à l'anglaise. Cependant, cette période fut marquée par l'isolement progressif de la cour, alors que Paris retrouvait pleinement son rôle de capitale intellectuelle et politique autour des cafés, des Académies, des librairies ou du parlement. Théâtre des premiers jours de la Révolution française, le château de Versailles, qui accueillit la réunion des États généraux, fut laissé à l'abandon dès le départ du roi (6 octobre 1789). En 1837, Louis-Philippe transforma les appartements du rez-dechaussée en un musée « dédié à toutes les gloires de la France ». Puis, jusque dans les années vingt, le château fut le lieu d'événements majeurs de l'histoire européenne : Guillaume Ier y fut proclamé empereur d'Allemagne en 1871, et le traité qui mit fin à la Première Guerre mondiale y fut négocié (1919). Le Congrès y a siégé sous les IIIe , IV e et Ve Républiques. Cependant, l'état du château ne cessa de se dégrader, malgré la générosité de donateurs tels que John D. Rockefeller. Au début des années cinquante, sous l'impulsion du conservateur G. Van der Kemp, l'État s'engagea activement dans des travaux de restauration. En 1953, une première loi de sauvegarde finança le gros oeuvre et la réfection des Grands Appartements. André Malraux accorda ensuite de nouveaux crédits, qui permirent la restauration du Grand Trianon, dont l'aile gauche devint une résidence officielle pour les hôtes étrangers de la France. Ces crédits financèrent également les grandes restaurations des années soixantedix, dont celle de la galerie des Glaces. Une loi-programme de 1978 fixa les objectifs des années quatre-vingt, dont la restauration de l'Opéra royal et celle du parc, qui fut malheureusement dévasté par une tempête en février 1990. Visitée annuellement par plus de 4 millions de personnes - ce qui nécessite des aménagements d'accueil en proportion -, Versailles est devenue une vitrine du savoir-faire français en matière de sauvegarde du patrimoine. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Cotte (Robert de) états généraux états généraux - Les États généraux de 1789 Gabriel Jacques Ange guerres mondiales - La Première Guerre mondiale - Un traumatisme sans précédent Guillaume - ALLEMAGNE - Guillaume Ier de Hohenzollern Louis - FRANCE - Louis XV le Bien-Aimé Louis - FRANCE - Louis XVI Louis-Philippe Ier Malraux André Marie-Antoinette Nolhac (Pierre Girauld de) patrimoine historique Pompadour (Jeanne Antoinette Poisson, marquise de) Rockefeller - Rockefeller John Davison Saint-Simon (Louis de Rouvroy, duc de) Trianon Les médias Versailles - les traités de Versailles Yvelines (78) - carte physique Les livres classicisme - le Petit Trianon, construit entre 1762 et 1768 par Jacques-Ange Gabriel, page 1137, volume 2 Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats classicisme - Beaux-arts - Le classicisme en architecture Île-de-France Louis - FRANCE - Louis XIV le Grand Les natifs de ce lieu Élisabeth - FRANCE - Élisabeth de France Épée (Charles Michel, abbé de l') Andrault-Parat Angoulême (Louis Antoine de Bourbon, duc d') Angoulême (Marie-Thérèse Charlotte, dite Madame Royale, duchesse d') Arcy (Jean d') Bazaine Achille Beauchamps Pierre Berry (Charles Ferdinand de Bourbon, duc de) Berthier Louis Alexandre Brayer Yves Collin de Blamont François Gourgaud Gaspard Hoche Lazare Houdon Jean-Antoine Kreutzer Rodolphe Lambesc (Charles Eugène de Lorraine, duc d'Elbeuf, prince de) Lefuel Hector Martin Legendre Louis Lesseps (Ferdinand Marie, vicomte de) Lyotard Jean-François Soubise (Charles de Rohan, prince de) Les médias Yvelines (78) - carte physique France - carte des départements et des Régions Les indications bibliographiques P. Breilat, Versailles : ville nouvelle, capitale modèle, Éd. du Lys, Versailles, 1986. G. Caffin-Carcy, Versailles, le château, la ville, ses monuments, Picard, Paris, 1991. J. Levron, la Cour de Versailles aux XVIIe et XVIIIe siècles, Hachette, Paris, 1996. J.-M. Pérouse de Montclos et R. Polidori, Versailles, Menges, Paris, 1995. G. Van der Kemp, Versailles, le château, les jardins et Trianon, Éd. du Lys, Versailles, 1981.

« recomposa la terrasse en réalisant les bassins du Midi et du Nord, décorés par des statues de Coysevox, Le Hongre, Regnaudin et Tubi, figurant les fleuves de France.

En contrebas, Mansart édifia une monumentale Orangerie (1687).

Dans l'axe du château, l'allée royale (ou Tapis vert) fut aménagée entre le bassin de Latone et celui d'Apollon, le Grand Canal, achevé en 1680, venant compléter la perspective.

De part et d'autre de l'allée, Le Nôtre disposa quatorze bosquets ornés de sculptures dues aux frères Marsy (bassin de Bacchus), à Girardon (bassin de Saturne), à Tubi (bassin de Flore) et à Regnaudin (bassin de Cérès).

Et Louis XIV écrivit lui-même vers 1690 une Manière de montrer les jardins de Versailles.

À la fin de son règne, le château comptait 95 hectares de jardins et un petit parc de 1 700 hectares.

Mansart y avait élevé en 1687 une demeure de plaisance : le Grand Trianon.

Le parc de chasse couvrait en outre plus de 6 000 hectares, et était clos par un mur de 45 kilomètres de long. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats château - L'architecture classique Cotte (Robert de) Coysevox Antoine Dorbay François Fontainebleau Fouquet Jean France - Arts - Architecture - De la Renaissance au classicisme France - Arts - Beaux-arts - Le XVIIe siècle ou le triomphe de l'esprit français France - Histoire - Du Grand Siècle à la fin de l'Ancien Régime (1661-1789) - Louis XIV et l'absolutisme (1661-1715) Fronde galerie - 1.ARCHITECTURE Girardon François Hardouin-Mansart Jules jardins - Le jardin à la française Le Brun Charles Le Nôtre André Le Vau Louis Louis - FRANCE - Louis XIII le Juste Louis - FRANCE - Louis XIV le Grand Mansart François Montespan (Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de) Saint-Germain-en-Laye Trianon Vaux-le-Vicomte (château de) Les livres Versailles - Vue du château de Versailles (1668), de Pierre Patel, page 5482, volume 10 Versailles - tableau de Van der Meulen représentant la construction de Versailles vers 1690, page 5483, volume 10 Un symbole de la grandeur française Les différentes académies fondées sous le règne de Louis XIV, telles que l'Académie de peinture et de sculpture ou celle d'architecture, furent mises au service de l'art monarchique.

Le Brun, premier peintre du roi, directeur de la manufacture des Gobelins et du mobilier royal, anima le chantier versaillais.

Il coordonna le travail d'artistes venus de toute l'Europe (en particulier des Italiens).

Les murs du château se couvrirent des tableaux commandés ou achetés pour le roi, œuvres de Titien, Raphaël, Poussin ou Carrache.

C'est à Versailles que les violons de Lully et les comédiens de Molière collaborèrent pour donner les Plaisirs de l'île Enchantée (1664) et le Grand Divertissement royal (1668) en l'honneur des maîtresses du roi.

Avec les dix mille courtisans qui se pressaient parfois auprès de Louis XIV se fixèrent à Versailles musiciens (Delalande, Campra) et écrivains (Boileau, Racine), soucieux de bénéficier des largesses royales. La clientèle du roi et de la cour mobilisa l'artisanat de luxe français, en particulier au sein des manufactures royales, comme celle de la Savonnerie pour les tapis.

De même, les fabrications de dentelles à Alençon, de faïence à Rouen ou de soieries à Lyon furent stimulées.

Versailles fut le lieu d'une concentration exceptionnelle d'ouvriers du bâtiment :. »

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