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HARPAGON (analyse du personnage)

Publié le 06/10/2018

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On trouve aussi des figures d'avares dans le théâtre élisabéthain, comme le Volpone de Ben Jonson (1572-1637) et surtout la figure odieuse et tragique de Shylock dans Le Marchand de Venise de Shakespeare. Mais aucun auteur n'a égalé la verve comique de Molière dans la dénonciation de ce vice si répandu.

 

Pour composer sa pièce, Molière s'est essentiellement inspiré d’une œuvre du poète comique latin Plaute (254-184 avant J.-.C.). Il s'agit de l'Aulularia (La Marmite) dont l'argument a été repris très fidèlement.

 

Le vieil avare Euclion a enterré au fond de son jardin une marmite contenant son trésor. Il fait vivre toute sa maisonnée dans la pauvreté, veut marier sa fille Phèdrie à un vieux et riche voisin qui accepte de l'épouser sans dot et chasse férocement, de crainte qu'on ne le vole, tous les serviteurs qu'il voit rôder. Finalement, sa marmite sera dérobée par l'esclave d'un jeune homme amoureux de Phèdrie et, pour la retrouver, Euclion devra consentir au mariage.

 

Les principales scènes de L’Avare sont déjà dans Plaute : la querelle avec La Flèche, le monologue dément d'Harpagon devant sa cachette vide et jusqu'à la tortueuse explication finale. Mais Molière a très largement dépassé son modèle, enrichissant le personnage de traits sans doute observés dans la réalité.

« 186 • Harpagon Cléante découvre que l'avance se compose en réalité de quel­ ques objets hors d'usage, pour lesquels il doit d'ailleu rs accepter des conditions d'une invraisemblable sévérité.

L'usu­ rier n'est autre qu'Ha rpagon lui-même qui, en découvrant l'i dentité de son «client », entre dans une colère folle.

La rencontre se clôt par une vive altercation entre le père et le fils.

Pour se débarrasser de ses enfants, Harpagon a résolu de les marier.

Elise ira au seigneur Anselme, riche gentilhomme des environs qui accepte de la prendre sans dot.

Cléante épousera quelque riche veuve .

Quant à Harpag on, qui se sent un retour de flamme, il compte demander la main de la jeune Mariane , celle-là même dont Cléante est amour eux.

Pour cela, Harpagon a recours aux bons offices d'une entremetteuse, Frosine.

Celle-ci provoque une rencontre en­ tre le vieil avare et Mariane, à qui elle a promis qu'Harpagon mourrait peu après le mariage.

A cette occasion, Mariane découvre l'identité de son amour eux, qui lui affirme sa flamme devant son père , par des mots à double sens.

Cléante fait ensuite apporter un plantureux repas, commandé par ses soins et dont la seule vue manque de tuer Harpago n.

Mis au courant des projets de leur père, Elise et Cléante sont désespérés et supplient Frosine de venir à leur aide.

Harpag on, toujours soupçonneux, a trouvé bien affec­ tueuse l'attitude de son fils envers Mariane et réussit, par ruse, à lui faire avouer la vérité .

Voilà le père et le fils rivaux, et une nouvelle dispute éclate entre eux.

Sur ces entrefai tes, La Flèche découvre la cassette contenant l'argent d'Harpagon et la lui subtilise .

L'avare, découvrant le vol, entre dans une véritabl e crise de folie, clamant à tous vents son célèbre monolog ue: «l e vais mourir.

Je meurs.

Je suis enterré ..

.

» Sur dénonciation du cuisinier Maître Jacques , qui veut se venger de coups de bâton reçus un peu plus tôt, Valère est accusé du vol et traîné en justice par Harpag on.

Se mépre­ nant sur le sens des questions posées, l'intendant avoue son amour pour Elise, ajoutant que la jeune fille lui a ju ré sa foi.

Pour le coup, Harpagon devient totalement enragé et veut faire pendr e tout le monde.

Au milieu de ce désordre arrive le seigneur Anselme.

Et c'est le coup de théât re: on découvre que Valèr e et Mariane. »

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