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Vivant Denon «Voyage dans la Basse et Haute—Egypte»

Publié le 09/01/2015

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A la fin du mois de février, l'armée rebrousse chemin vers le nord, avant d'entre-prendre une nouvelle expédi-tion, qui permet à notre des-sinateur de visiter plus lon-guement Thèbes, Louxor, Es-neh et Edfou. Il a également l'occasion de se rendre qua-tre fois à Karnak, où il fait de nombreux dessins. Un passionné d'archéologie E n dehors du temple d'Her-mopolis, qui l'éblouit, ce sont les temples d'Edfou et de Denderah qui l'enthou-siasment le plus. « Je n'aurais point d'expression, comme je l'ai dit, pour rendre tout ce que j'éprouvais lorsque je fus sous le portique de Tintyra ; je crus être, j'étais réellement dans le sanctuaire des arts et des sciences (...). Jamais d'une manière plus rapprochée le travail des hommes ne me les avait présentés si anciens et si grands : dans les ruines de Tintyra, les Égyptiens me pa-rurent des géants. » A Dende-rah, Denon découvre en com¬pagnie de Desaix le zodiaque qui se trouve aujourd'hui au musée du Louvre et souffre d'un torticolis en passant des heures à recopier le somp-tueux bas-relief. Vivant Denon fera peu de paysages. Le plus gros de son Vue géométrale du portique du temple de Tyntira [Denderah] (gravure de Louis Pierre Baltard d'après Vivant Denon). travail consiste en relevés de vestiges pharaoniques, car c'est l'archéologie qui le pas-sionne avant tout. Cet ama-teur d'art éclairé reconnaît en effet la magnificence et la perfection d'une architecture alors peu connue, en des temps où la référence absolue est l'Antiquité grecque. « Den-derah m'apprit que ce n'était point dans les seuls ordres do-rique, ionique et corinthien qu'il fallait chercher la beauté de l'architecture »
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« prendre paraît excéder celle de leur dimension physique ; et l'on ne sait ce qui doit le plus étonner de la démence tyrannique qui a osé en com ­ mander l'exécution, ou de la stupide obéissance du peuple qui a bien voulu prêter ses bras à de pareilles construc­ tions.

» Les dessins de Vivant Denon témoignent également de sa capacité à entrer en contact avec la population égyptien­ ne.

Il est l'un des très rares étrangers à pouvoir visiter un harem, où il exécute deux beaux dessins de femmes .

A propos d'Arabes dont il fit le portrait, il se souvient : « J'al­ lais journellement dans leur maison, et j'y ai mangé plu­ sieurs fois familièrement( ...

) ; sans interprète nous étions parvenus à nous entendre et à établir entre nous gaî té et cordialité.

» Un succès de li b r airie M ais la campagne prend fin, et voici Vivant De­ non de retour au Caire, où ses dessins soulèvent l 'admira ­ tion des membres de l'Insti­ tut .

Ceux-ci feront bientôt le même voyage, afin d'effec­ tuer les minutieux relevés qui figureront dans la Descrip­ tion de l'Égypte, à laquelle Denon ne participera pas .

Le 23 août 1799, notre hom­ me s'embarque pour la Fran­ ce en compagnie de Bonapar­ te, Monge, Berthollet, Lan­ nes, Berthier et Andréossy.

A peine arrivé à Paris, il va s'oc­ cuper de la publication de. »

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