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excipit la peste

Publié le 05/05/2014

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Présentation de l'auteurAlbert Camus, est un écrivain et un philosophe. Né en Algérie en 1913, il a passé son enfance dans un quartier pauvre d'Alger. Il se rend à Paris en 1939 puis il publiera L'Étranger en 1942. Il sera un résistant très actif durant la seconde Guerre mondiale. Avec Sartre, il fut l'un des plus grands philosophe de l'après-guerre.IntroductionCe second roman d'Albert Camus paru en 1947 se passe à Oran et met en scène une ville aux prises avec un fléau majeur, la Peste.Le personnage Rieux, un médecin, se consacre à aider ses semblables. Camus développe ici les mêmes idées que celles déjà exposées dans L'Etranger : la prise de conscience de l'absurde et la révolte. Mais Camus a évolué et développe également une notion de solidarité, s'écartant quelque peu de l'existentialisme pour un humanisme moderne.La peste, maladie terrible et redoutée sert ici à illustrer la condition humaine, prisonnière du destin.Lecture de l'extrait  Au milieu des cris qui redoublaient de force et de durée, qui se répercutaient longuement jusqu'au pied de la terrasse, à mesure que les gerbes multicolores s'élevaient plus nombreuses dans le ciel, le docteur Rieux d&e...

« peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. Extrait de La Peste (fin du roman) - Albert Camus Annonce des axes Le commentaire de cet extrait se fera en 3 parties, concordantes avec le déroulement du texte : I.

L'injustice combattue (du début à "…que de choses à mépriser.") II.

Une victoire non définitive (de "Mais il savait cependant que…" à "…d'être des médecins.") III.

Un mal caché mais non anéanti (de "Écoutant, en effet, les cris d'allégresse…" à la fin de l'extrait) Commentaire littéraire I.

L'injustice combattue Dès le départ, le lecteur ressent le sentiment d'allégresse (cris, multicolores) mais il est associé à une idée de mort (cris qui pourraient être assimilés à des cris de souffrance, gerbes qui pourraient être des gerbes mortuaires...). Pourtant Rieux ne participe pas car il veut témoigner : « ne pas être de ceux qui se taisent » -> « taisent » est en opposition avec les « cris ».

Ainsi ceux qui crient au dehors sont ceux qui se taisent aux yeux de Rieux. Rieux est donc un être à part : il a combattu l'injustice et veut faire connaître cette lutte de l'homme face à son destin.

Il ne veut pas que soient oubliés les morts. « il y a dans les hommes plus de choses, à admirer que de choses à mépriser » => l'homme n'est pas entièrement bon ni mauvais.

Chaque homme est unique et chaque mort doit être respectée : cette idée constitue donc une base de la condition humaine pour Camus. II.

Une victoire non définitive Cela est annoncé explicitement : « ne pouvait pas être celle de la victoire définitive ». Albert Camus contredit donc l'allégresse du premier paragraphe et montre la fragilité de la victoire. Le combat devra continuer : « devraient accomplir encore ». « son arme inlassable » = la peste -> la peste ne cessera jamais. Champ lexical du combat : victoire, arme.. »

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