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Baudelaire est souvent considéré comme le poète à partir duquel la poésie s'est engagée sur de nouvelles voies. Essayez de définir sur le plan technique l'apport de Baudelaire à la poésie moderne.

Publié le 09/09/2014

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baudelaire

Mais dans Les Fleurs du Mal, la recherche devient plus consciente et se refère à une véritable explication philosophique du Monde. La synesthésie est valorisée et devient un mode de connaissance plus exhaustive de la nature : sous la diversité de l'existence se dissimule une profonde et secrète unité, celle de l'être. Elle nous est suggérée par de « confuses paroles «, « longs échos qui de loin se confondent «, et le poète a pour mission de traduire ces « correspondances « entre les sensations diverses :

« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. «

baudelaire

« BAUDELAIRE traditionnelle des techniciens du vers.

Le choix du vocabulaire, le mouvement des phrases, la versificaiion ne comportent guère d'innovations.

Le vocabulaire Les surréalistes s'indignaient que durant tant de siècles la poésie n'eût été qu'une prose rythmée : de fait, Baudelaire ne semble pas avoir évité ce défaut, et de nombreux vers nous paraissent aujourd'hui particulière­ ment plats, tels ceux-ci extraits de La Pipe : « Je suis la pipe d'un auteur ; On voit, à contempler ma mine ...

Que mon maître est un grand fumeur.

» Les mots, lorsqu'ils sont choisis plus sévèrement, appartiennent souvent à une langue noble, conventionnelle, où les adjectifs accompagnent les noms aussi fatalement que dans les plus mau­ vais poèmes de Leconte de Lisle.

C'est ainsi que dans la pièce dédiée « à une dame créole » les clichés se multiplient sous la plume de Baudelaire : «pays parfumé», «arbres tout empourprés», «charmes ignorés», «verte Loire», «ombreuses retraites ».

· Dans ! 'un des meilleurs sonnets, Recueillement, nous trouvons les alliances de mots les plus connues de la poésie moralisatrice : « le jouet du plaisir », « la fête servile ».

Les périphrases dont les Romantiques n'avaient pas su se dépouiller totalement se rencontrent ici, même dans des textes aussi fréquem­ ment cités que !'Albatros : «les gouffres amers », «ces rois de l' Azur», «le prince des nuées», «le voyageur ailé».

Delille ou J.-B.

Rousseau n'auraient pas trouvé mieux.

Le mouvement des phrases Du moins ce vocabulaire banal pourrait-il acquérir dans le bou­ leversement des structures traditionnelles de la phrase une force nouvelle.

Souvent, il n'en est rien, et l'exemple de !'Albatros nous rend sensible, jusque dans son thème, la soumission de Baudelaire aux poncifs romantiques.

L'image banale du poète isolé, incompris de ses semblables, est évoquée en un style pom­ peux où abondent les procédés de la rhétorique : le tableau est soigneusement brossé en trois strophes, le symbole est conscien­ cieusement expliqué et développé dans la quatrième.

Le poème Spleen lui-même, qui contient quelques-unes des images les plus neuves des Fleurs du Mal, est composé dans sa pre­ mière partie selon la technique oratoire chère à Victor Hugo : chaque strophe commence par un« quand» suivi de l'énoncé des. »

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