Devoir de Philosophie

Le directeur du Théâtre National de Strasbourg, Stéphane Braunschweig, définit la scénographie comme la tentative de favoriser « l’écoute par les yeux ». Après avoir expliqué comment vous comprenez cette expression, vous vous demanderez si la scénographie aide toujours le spectateur à comprendre et à apprécier la pièce. Vous fonderez votre réflexion sur les textes du corpus, sur vos lectures et, éventuellement, sur votre expérience de spectateur.

Publié le 08/09/2018

Extrait du document

■ Analyser le sujet

 

• << scénographie » : il s'agit d'étudier la représentation sur scène d'une pièce, en prenant en compte l'espace, les éléments matériels ou immatériels, la distribution et le jeu des comédiens. Vous pouvez analyser les photographies de mises en scène, mais il faut aussi faire appel à vos connaissances personnelles et vous appuyer sur les pièces que vous avez eu la chance de voir.

 

• << écoute par les yeux » : l'expression de S. Braunschweig allie deux sens, l'ouïe et la vue. Elle rappelle que la représentation théâtrale se distingue d'une lecture. Il ne s'agit pas seulement de faire entendre un texte mais aussi de donner à voir une action, comme le suggère l'étymologie même du mot théâtre. Il s'agit donc d'interroger la relation entre le texte et le spectacle.

 

• << comprendre et apprécier la pièce » : le plaisir du théâtre (« apprécier ») est associé ici à la compréhension de la pièce, c'est-à-dire à la perception de ses enjeux.

 

■ Formuler la problématique

 

• Type de sujet : commenter une affirmation (type 3).

 

• Problématique : la mise en scène est-elle une mise en valeur du texte théâtral ou a-t-elle d'autres fonctions ?

 

■ Exploiter les documents du corpus et mobiliser ses connaissances

 

• Dans le texte 1, on repère des effets comiques (comique de mots, comique de situation, comique de caractère). Le document 1 souligne le comique de

« G EORGE DANDIN.

-Comment ? MA DAME DE SoTENVILLE.

-Ne vous déferez- vous jamais avec moi de la fami- 10 liarité de ce mot de >, et ne sauriez-vo us vous accoutumer à me dire , quand vous parlez de not re fille.

G EORGE DANDIN.

-J'enrage.

Comment ? ma femme n'est pas ma femme ? MA DAME DE SoTENVILLE.

- Oui, notre gendre, elle est votr e femme ; 4o mais il ne vous est pas permis de l'app eler ainsi, et c'est tout ce que vous po urriez faire, si vous aviez épousé une de vos pareilles.

G EORGE DANDIN.

-Ah ! George Dandin, où t'es-tu fourré ? Eh ! de grâce, mettez, pour un moment, votre gentilhomm erie de côté, et souf frez que je vous parle maintenant comme je pour rai.

Au dian tre soit la tyrannie de. »

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