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Une cause peut-elle valoir qu'on lui sacrifie sa vie ?

Publié le 11/02/2016

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L'homme qui donne sa vie pour défendre une cause élève celle-ci au-dessus de l'égoïsme et de la pulsion de conservation. Il accomplit par là un acte volontaire qui montre que l'être humain est capable de se dépasser pour un idéal plus puissant que la vie elle-même. Cette capacité est le fondement de la liberté.

 

Elle peut être l'aboutissement d'une vie en accord avec soi-même, un geste suprême et unique, un exemple de courage et d'intégrité pour la postérité. Dans certains cas, mieux vaut

mourir que vivre dans l'indignité. Cependant, il est peut-être plus courageux de lutter que d'accepter le sacrifice. En se donnant la mort, le martyr s'anéantit dans sa cause, il perd toute individualité. Tout le monde ne peut être un Socrate atteignant une forme suprême de sagesse et acceptant de se donner la mort pour conclure une vie exemplaire. Dans ce cas, mourir pour une cause est un acte fanatique, irrationnel, accompli sans lucidité. Une forme de folie contraire à la vie.

« Il est insensé de plaidoyer dans le tombeau Aucune cause ne vaut qu'on lui sacrifie la vie humaine.

Mourir pour une cause est un acte vain, car il aboutit seulement à la négation de l'être.

Aucune cause ne saurait être défendue par un avocat absent.

La mort ne plaide pour aucune cause C e n'est pas en mourant, mais en luttant, que l'on sert le mieux une cause.

Seule la vie peut réali­ ser un idéal et, pour cela, elle doit tenir la mort en respect.

En mourant pour une cause, je ne suis que son esclave.

Simple moyen au servi­ ce d'une cause, je de­ viens une chose.

Or l'homme a une dignité personnelle qui lui confè­ re une valeur incompa­ rable.

Nous ne devons pas consentir à notre destruction, car conser­ ver la vie est un de­ voir.

Ma mort peut être un plaidoyer pour moi­ même , mais je ne suis plus là pour entendre.

Si je suis mort , où est ma victoire? La mort ne prouve pas la valeur de la cause L es attentats-suicides des extrémistes ne démontrent pas la va­ leur de la cause des ter­ roristes .

Tout au plus passent-ils pour des fa­ natiques et des fous.

Dia­ dore Cronos est mort de honte pour ne pas avoir su résoudre un argu­ ment.

r.: exemple du hara kiri, pratique qui, pour les Japonais, n'es t pas un suicide, mais un sacrifice consenti à l'em­ pereur-soleil , montre que la valeur pour la­ quelle on engage sa vie peut être dérisoire et in­ humaine.

«Le christianisme a fait de l'immense désir de suicide qui régnait au temps de sa naissance le levier même de sa puissance: tandis qu'il interdisait de façon terrible toutes autres formes de sui­ cide, il n'en laissa subsis­ ter que deux qu'il revêtit de la suprême dignité ( ...

) : le martyre et la lente mise à mort par soi-même de l'as­ cète.• Friedrich Nietzsche Aucune cause ne saurait rivaliser en dignité avec le respect que chacun doit à la vie humaine.

-La mort ne plaide pour aucune cause.

Elle n'est pas une victoire, mais une défaite.. »

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