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Du statut de l'image en philosophie

Publié le 09/09/2014

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est trop étroite parce qu'elle prétend atteindre une géné­ralité abstraite, en condamnant le sens concret d'une langue, comme si cette langue s'était constituée unique­ment par le fait du hasard et comme si toute métaphore, toute image étaient vouées d'avance à l'irrationnalité. Or, il y a également des images qui sont en quelque sorte « inoffensives « parce qu'elles jouent un simple rôle de concrétisation ; ainsi parlons-nous du « domaine « de la logique sans évoquer pour autant à propos du mot « do­maine « des forêts ou des pâturages. Sans doute le mot a-t-il véritablement changé de sens ; mais il demeure encore chargé d'une certaine qualité spatiale par laquelle nous donnons à notre pensée une assiette plus solide. « C'est par la spatialisation de rapports abstraits, écrit Flach, qu'on saisit le contenu de la pensée... Voici un exem­ple : quand nous avons demandé : qu'entendez-vous par altruisme, le sujet a eu la représentation d'une direc­tion du fait d'aller vers autre chose qui n'est pas donné... «

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« 48 CORRIGÉ DE DISSERTATIONS PHILOSOPHIQUES c) Mais s'il y a des images « inoffensives », il y en a qni pré­ tendent à tort ou à raison, à une valeur de connaissance : en métaphysique ; en sciences.

d) L'intuition est à critiquer, et à approfondir : c'est par une exigence de rationalité plus grande que nous pouvons dégager dans une intuition ou dans un concept la paît de sensible et d'irrationalité qui s'y cachent : ce que non• pouvons appeler « les images ».

Conclruion.

- Le sensible n'est pas tant l'incompréhensible que l'incompris.

DÉVELOPPEMENT On oppose souvent sensible à intelligible, et image à concept.

Et c'est en partant d'un semblable dualisme que l'on peut poser un certain nombre de problèmes, tel celui de savoir si notre pen'iée s'accompagne ou non d'image, ou encore comment un contenu sensible peut posséder toutefois une certaine intelligibilité.

Mais il conviendrait sans doute de poser la question préalable et de se demander si par image il faut entendre ce pur et indicible contenu sen~ible ; ou encore, cette sorte de cliché psychique dont seraient composés tous nos états de conscience.

Peut-on, considérant l'image comme un objet quasi­ matériel, ou tout au moins comme un quelque chose iso­ lable, l'isoler du même coup de sa fonction? L'image n'est pas en nous sans que nous en ayons connaissance ; au moins dans des états de conscience lucide, elle se donne à nous comme telle et porte en elle sa propre nature.

Si nous imaginons une tache colorée et qu'en même temps nous fixions du regard un mur, il ne nous arrivera jamais de projeter cette tache sur le mur et ainsi de la confondre avec une perception.

On a même remarqué que certains hallucinés cc jouaient n véritablement un rôle imaginaire.

Un malade qui se croit atteint d'un cancer manifeste sa fausse douleur avec une sorte d'exagération, qui dénonce son aspect fictif.

Si bien que l'imaginaire peut se caracté­ riser comme une conduite spécifique de l'homme, qui revêt de multiples formes mais qui se distingue presque toujours des conduites adoptées en face du réel.

Si l'imaginaire est une conduite, l'image comme repré­ sentation, a encore une autre caractéristique qui la dis-. »

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