Devoir de Philosophie

Avoir tous les droits, est-ce etre libre ?

Publié le 15/08/2005

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Alors, la liberté ne se situe pas dans un droit, mais dans un devoir, celui d'être des individus moraux. Ce devoir fait de la morale une déontologie, représentée par les deux impératifs que sont l'impératif catégorique, et l'impératif hypothétique. La liberté rend digne parce qu'elle rend humain, elle arrache l'individu de son égoïsme naturel, et lui permet de se construire avec ses semblables. Conclusion : - La liberté entendue comme un état est celle de tous les droits mais ne peut dans ce cas être humaine.   -Néanmoins, le droit n'est pas simplement la possibilité de faire ou de ne pas faire. Il rend à l'homme une certaine dignité, lui donne le statut de citoyen, le protège. Alors, on ne peut considérer sa réciproque, le devoir, comme une contrainte excluant toute forme de liberté. Dans cette mesure, se soumettre et honorer la loi c'est être un citoyen libre.   -Alors la liberté ne se situe aucunement dans un sentiment ou un état résultant d'un acte, mais dans l'obéissance à un devoir, celui d'être moral. Elle réside en ceci que l'individu se construit avec ses semblables.

La liberté est entendue comme l’état d’un individu qui agit conformément à sa volonté, et qui ne subit aucune contrainte. Dans cette mesure, on peut penser qu’elle correspond à l’état de celui qui n’a aucune obligation, aucun devoir, et donc tous les droits. Le droit, c’est la possibilité, mais aussi la légitimité que possède l’homme à agir d’une manière précise. Aussi, la pratique humaine s’accompagne ou plutôt évolue dans un cadre précis et restreint, à savoir la loi. Cette dernière constitue en effet l’ensemble des règles qui non seulement encadrent mais surtout définissent l’action de l’homme. Ainsi, la liberté individuelle est elle-même restreinte et définie au sein de ce même champ. Néanmoins, il faut ajouter et clairement remarquer que la loi n’est pas seulement un ensemble de droits, ces derniers s’accompagnent nécessairement de devoirs.

            Dès lors, la liberté est-elle l’état résultant des actions de l’homme qui n’agit que selon ses droits et bafoue ses devoirs ? Dans cette mesure être libre c’est être hors la loi. A l’inverse, peut-on penser qu’on est libre lorsque chacune de nos actions se trouve légiférée par la loi ? Peut-on alors coupée littéralement la loi en deux, et dire qu’on est libre lorsqu’on jouit de nos droits, et contraints lorsqu’il s’agit d’honorer nos devoirs ?

            On le comprend, il s’agit au sein de cette réflexion de comprendre, à travers la définition même de la liberté, le rôle que le citoyen a à jouer au sein de la société.

 

« s'inscrit donc nécessairement dans un cadre de droits et de devoirs, et, si liberté il y a, elle ne peut s'appliquer qu'aux deux. - Descartes affirme une position claire dans ses Méditations Métaphysiques (la quatrième plus précisément).

Selon lui, la liberté n'est pas celle de tous les droits.

Elle représente la volonté (infinie en l'homme) mise à l'épreuve de laréalité.

Pour le philosophe français, elle doit d'abord signifier l'acte accompli en toute connaissance de cause etassumé.

La liberté se situe donc non pas dans la possibilité de tout faire, dans la possession de tous les droits, maisdans une attitude vis-à-vis de soi-même et des autres, celle de l'individu responsable de ses actes.

Dans cetteperspective, la liberté est ce qui confère à l'homme une certaine dignité. III. Respecter ses devoirs, c'est cela être libre. La liberté n'est pas un état mais une attitude.

Elle se trouve donc dansl'action, ou plutôt dans la forme qu'on donne à son acte.

Ainsi, c'est lamaxime qui préside à l'action qui permet ou non d'être libre.

Dans la Critique de la Raison pratique et les Fondements de la Métaphysique des mœurs , Kant enseigne que seul l'acte moral, c'est-à-dire celui qui peut être renduuniversel, accompli par tous, est libre, ou rend libre.

Alors, la liberté ne sesitue pas dans un droit, mais dans un devoir, celui d'être des individusmoraux.

Ce devoir fait de la morale une déontologie, représentée par les deuximpératifs que sont l'impératif catégorique, et l'impératif hypothétique.

Laliberté rend digne parce qu'elle rend humain, elle arrache l'individu de sonégoïsme naturel, et lui permet de se construire avec ses semblables. Si une action humaine est blâmable, répréhensible, si nous sommes en mesurede condamner certains comportements ou conduites, c'est que l'homme estlibre.

Si la liberté, au contraire, n'est qu'une illusion, la morale, à savoir ladistinction du bien et du mal, devient impossible.

On peut considérer chaqueindividu de deux points de vue.

Du point de vue du caractère empirique,c'est-à-dire de nos déterminations, mobiles et penchants sensibles, chacunede nos actions peut être imputée, quant à sa cause, à un événementantérieur qui, enchaîné à d'autres, nous a conduit à agir de telle sorte plutôtqu'autrement.

De ce point de vue empirique et sensible, nous ne sommes paslibres, comme un bref examen de raison peut nous le montrer après coup. Mais ce n'est pas pour autant que nous sommes irresponsables : nous portons le poids de nos propres actions,comme chaque auteur porte son oeuvre.

Du point de vue moral, c'est-à-dire du caractère intelligible de l'auteur,chaque action est regardée comme inconditionnée par rapport à l'état antérieur.

Par chacune de nos actions, nouscommençons absolument, c'est-à-dire sans antécédents, une série nouvelle de conséquences, dont nous sommesles libres instigateurs. Conclusion : - La liberté entendue comme un état est celle de tous les droits mais ne peut dans ce cas être humaine. -Néanmoins, le droit n'est pas simplement la possibilité de faire ou de ne pas faire.

Il rend à l'homme une certainedignité, lui donne le statut de citoyen, le protège.

Alors, on ne peut considérer sa réciproque, le devoir, comme unecontrainte excluant toute forme de liberté.

Dans cette mesure, se soumettre et honorer la loi c'est être un citoyenlibre. -Alors la liberté ne se situe aucunement dans un sentiment ou un état résultant d'un acte, mais dans l'obéissance àun devoir, celui d'être moral.

Elle réside en ceci que l'individu se construit avec ses semblables. A la question « Avoir tous les droits est-ce être libre ? » il faut donc conclure que non.

La liberté est uneconstruction humaine, résultant de la moralité de l'homme.

Elle se construit dans et avec l'autre.

Elle estl'avènement du respect d'autrui, et de la loi morale. SECONDE CORRECTION [Introduction] On pense souvent qu'on serait pleinement libre si l'on avait tous les droits, ou plutôt le droit de faire ce que l'onveut, sans contraintes ni restrictions.

L'adolescent veut « voler de ses propres ailes » et bousculer les interdits,l'anarchiste souhaite se passer d'État et l'opprimé, pouvoir se venger lui-même.. »

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