Devoir de Philosophie

CRITIAS, ou l’Atlantide. Dialogue inachevé de Platon (exposé de l’oeuvre)

Publié le 20/09/2018

Extrait du document

atlantide

Dans le prolongement du Timée, le Critias (du nom du personnage qui garde presque constamment la parole) expose le mythe de l’Atlantide: l’antique Athènes avait victorieusement combattu contre les envahisseurs venus de l’île Atlantide, avant que cette dernière ne fût engloutie par les flots.

Critias décrit une cité idéale, sorte de République réalisée, et les étapes de sa décadence. L’intérêt de ce dialogue est certain, mais il est plus littéraire que philosophique.

atlantide

« Powered by TCPDF (www.tcpdf.org)CRITIAS ou De l'Atlantide ll�p!-:{�;.

�, ' A.

"\ , ] l 11 ·.L� 't AŒV't txo; .

Dialogue de P aton ( 428-34 7 av.

J.-C.).

Dans cette œuvre qui cons­ titue la suite directe du Timée (* ), Critias remplit la promesse;, faite par le précédent· dialogue, de raconter · e .n détail ce que son grand-père avait entendu dire par Solon à propos des races antiques d' ...

4.thènes et de l' ...

�tlantide ; ces races.

après s'être sévèren1ent combattues, avait été submergées par un cata­ clysme qui avait bouleversé l'Attique et englouti l'immense île Atlantide.

Il y a environ 9000 ans raconte Critias les diverses régions de la terre étaient sous la domination directe des dieux.

A Athènes, gouvernaient conjointement ...

L\.thèna et Hépha ïstos ; épris de philosophie et d'art, .

ils firent germer ·toute une race d'homn1es bons et sages et leur dictèrent une constitution politique bien organisée.

De ces premiers hommes, il ne reste que les noms, · tout souvenir de leurs actes s'étant perdu.

Chez ce peuple, homtnes et fe�mes avaient en commun la capacité d'exercer ces vertus qui, aujourd'hui, sont particulières à un sexe ou à l'autre.

Quant à la race guerrière.

elle habitait à part et était pourvue de tout, sans avoir besoin de se livrer aux travaux des champs, car la terre était alors merveilleusement fertile ; d'ailleurs, pour la cultiver il y avait la caste des agriculteurs.

Ainsi prospéraient ces hommes, se transmettant leurs fonctions de père en fils et vivant dans un ordre admirable au service des dieux.

L'île Atlantide, en ces temps reculés, s'étendait au-delà des colonnes d'Hercule ; elle était plus grande que la Libye et l'Asie réunies.

Les races qui l'habitaie11t provenaient de l'union de Poséidon avec une mortelle, Clitô ; pour défendre la colline où elle demeurai t.

le dieu ��branla l'ile, créant ainsi tout autour une véri­ table ceinture de terres et de mers.

Pour les dix fils qui naquirent de leur union, le dieu divisa le territoire en dix partie s, réservant le pouvoir suprême au premier-né, roi de l'île centrale.

Les générations successives étendirent leur empire jusqu'à l'Égypte et à la Tyrrhénie.

et devinrent extrêmement riches, car elles exploitaient d'abondants gisements de minerai : elles établirent des ponts de commltnication, - ouvrirent des canaux entre les terres et élevèrent 11n splendide temple, avec statues d'or, à la gloire de Clitô et de Poséidon.

Pendant long­ temps� chaque roi avait gouverné son propre état.

conservant la hiérarchie voulue par Poséidon ; n1ai s par la suite., ayant connu une époque de décadence, rois et peuples devinrent a vides de puissance.

Alors Zeus, pour les punir, ay·ant cot1voqué les dieux, leur tint ce langage...

C'est ici que s'interrompt le texte.

On a formulé des doutes sur l'authenticité de ce dialogue, doutes fondés en premier lieu Sll.r l'allusion évidente qui est faite au 1'imée, allusion trop volontairement appuyée pour être réelle ; d'autre part, le style de l,œuvre est beaucoup trop lourd et banal pour être de Platon.

De nos jours, on s'accorde pour recon­ naître que ce dialogue pouvait offrir matière à un poème épique, et qu'il est une tentative pour transplanter sur terre la république idéale socratico-platonicienne : il semble que l'auteur, en montrant que les antiques institutions des ..

>\..

théniens étaient déjà calquées sur ce modèle idéal, ait voulu prouver que l'audacieux rêve politique de la « République • n'était pas absurde.

T.F.

Les Belles Lettres, 1949.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles