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En quel sens peut-on dire de l'histoire qu'elle éduque l'humanité ?

Publié le 04/06/2012

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En effet, pour Fénelon, , l’historien idéal n’est « d’aucun lieu ni d’aucun temps «, car il est sinon soumis, influencé par sa culture, son mode vie, son éducation. Plusieurs exemples factuels s’opposent à cette définition, montrant que tous les historiens sont loins d’être des historiens idéaux. Par exemple, les « historiens « de l’Allemagne nazie modifièrent les programmes d’histoire dans l’enseignement, pour répondre à un régime de propagande. Nous pouvons également citer la vision Gaulliste d’une France résistante toute entière, unie derrière la résistance pendant les dures années de l’occupation. Cette vision est nommée Résistancialisme, et oublie de mentionner par exemple le rôle de l’Etat Français et même de sa population dans le génocide juif ou la déportation des résistants, la participation de la France à la Shoah n’ayant été reconnue officiellement que 50 ans après la fin de la guerre, en 1995. Sur le même thème, nous pouvons citer l’existance de théories comme le révisionnisme ou le négationnisme, minimisant ou niant les chiffres du génocide juif par... 

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« Marx reprendra l’idée de fin, mais pour lui cette fin est une société égalitaire basée sur le communisme.

L’histoireserait donc un acheminement vers ce monde idyllique fait de morale, de justice et de liberté, une éducationprogressive.Mais cette idée suppose une sorte de science du progrès historique basé sur un déterminisme du devenir, alors quel’établissement d’une science de l’histoire semble impossible, notamment à cause de la subjetivité de l’historien, doncde l’individualité du récit qui s’oppose à l’universalité d’une loi scientifique.

De plus, ces deux idées téléologiquesnécessitent un progrès, une évolution.

Et regarder sans cesse en arrière permet-il d’aller de l’avant ? C’est pourquoi ces bienfaits de l’histoire sur l’éducation de l’humanité semblent tout de même avoir des limites.En effet, pour Fénelon, , l’historien idéal n’est « d’aucun lieu ni d’aucun temps », car il est sinon soumis, influencépar sa culture, son mode vie, son éducation.

Plusieurs exemples factuels s’opposent à cette définition, montrant quetous les historiens sont loins d’être des historiens idéaux.

Par exemple, les « historiens » de l’Allemagne naziemodifièrent les programmes d’histoire dans l’enseignement, pour répondre à un régime de propagande.

Nous pouvonségalement citer la vision Gaulliste d’une France résistante toute entière, unie derrière la résistance pendant lesdures années de l’occupation.

Cette vision est nommée Résistancialisme, et oublie de mentionner par exemple le rôlede l’Etat Français et même de sa population dans le génocide juif ou la déportation des résistants, la participationde la France à la Shoah n’ayant été reconnue officiellement que 50 ans après la fin de la guerre, en 1995.

Sur lemême thème, nous pouvons citer l’existance de théories comme le révisionnisme ou le négationnisme, minimisant ouniant les chiffres du génocide juif par antisémitisme, thèses donc influencées par un jugement personnel donc loind’êtres objectives.

Car l’historien se heurte effectivement à sa tendance à juger les faits, l’historien étant le « fils deson temps » comme le dit Hegel.

Malgré son soucis d’objectivité, il subit les convictions de son époque mais aussi deses propres convictions.

Ainsi, il peut être fait un mauvais usage de l’histoire par les historiens, n’allant pas dans lesens de l’éducation de l’humanité.

L’histoire peut être modifiée ou arangée au gré de ceux qui la racontent pour desfins non morales et donc contraires à l’éducation.

Pour une histoire permettant l’éducation, il faut que celle ci soitrédigée par des historiens objectifs, honnêtes et oublieux de leurs influences de manière à bien remplir leur « mission».Pour Nietzsche, dans sa Seconde Considération Inactuelle, le principal problème que pose l’histoire est sacontemplation passive et éxagérée par les hommes.

Il distingue d’ailleurs trois catégories dans l’histoire : l’histoire «monumentale », désigant l’admiration excessive pour les grand hommes du passé ; l’histoire « antiquaire », désignantla conservation éxagérée des coutumes ; et l’histoire « critique », désignant la condamnation systématique des faitspassés.

Nietzsche utilise cette association pour dénoncer le goût maladif de ses contemporais pour l’histoire.

Lesétudes historiques peuvent être dangereuses car elles empêchent finalement l’homme d’agir.

Pour lui, l’oubli est eneffet une condition de la vie, d’où la phrase « trop d’histoire tue l’homme ».

Or, comme l’éducation possède unenotion d’évolution, de progrès, la conception de l’histoire selon Nietzsche suppose que l’histoire pourrait déservirl’éducation de l’humanité lorsqu’elle est trop contemplée, donc que l’on oublie l’actibité pour se consacrer à lapassivité. Il est évident que l’histoire possède des vertus éducatrices sur l’humanité, sur ce qui est du devoir de mémoire, quiparaît forcément bénéfique, que ce soit une mémoire négative ou positive, l’une permettant de tirer des leçons dupassé, l’autre de s’en inspirer ou d’avoir une certaine reconnaissance.

Ce problème paraît donc évidemmentuniversel, s’appliquant à toutes les époques et à toutes les sociétés, bien que plus l’histoire avance, plus il y a deleçons à tirer.

Cependant, dans une société de plus en plus centrée sur le bonheur personnel, on peut avoirtendance à préférer l’option Nietzschéene, qui serait de ne plus « s’encombrer » avec les malheurs du passé pourpenser à l’avenir, dans le meilleur des cas, ou alors uniquement au présent, dans le pire.. »

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