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L’adieu à la tradition : le jeune siècle est en quête de ses moyens d'expression musicaux

Publié le 28/03/2019

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L’adieu à la tradition : le jeune siècle est en quête de ses moyens d'expression musicaux

La fin des années 1910 représente une époque de profonds bouleversements dans l'histoire. En art, la libération des moyens d'expression du romantisme retient toute l'attention et marque en même temps la fin de la conception classique de l'art. On cherche et on invente de nouvelles formes d'expression qui rompent avec les structures traditionnelles et doivent créer le vocabulaire artistique d'une ère nouvelle.

La grande originalité de Gustav

 

Mahler, artiste éminent à la croisée de la tradition et du moderne, réside dans le mélange systématique de deux genres : la musique symphonique instrumentale et la musique vocale. Dans la lignée de Beethoven, de Brahms ou de Bruckner, Mahler modifie les cadres de la symphonie : à l'exception de la quatrième, elles durent toutes plus d'une heure, le nombre de mouvements augmente, et elles nécessitent plus de bois et de cuivres qu'il y en a dans l'orchestre wagnérien. Composer une symphonie revient à bâtir un monde avec tous les moyens techniques dont dispose le musicien. La symphonie doit ressembler à l'univers, et par conséquent doit tout embrasser. En cela les compositeurs suivent le peintre russe Vassili Kandinsky qui, en 1910 fait ses adieux à la peinture objective : sa première aquarelle abstraite marque aussi la fin des canons

« Les décors de Léon Bakst pour le ballet Daphnis et Chloé de Maurice Ravel au festival de Salz bourg dès 1920.

Le poète Hugo von Hofmannsthal, dont la pièce Jedermann inaugure chaque année le festival, demande en 1919 dans une ébauche de prog ramm e, que l'on consacre ce qu'il y a de plus noble au théâ tre et à l'opéra.

La direction du fes tiva l de Salzbourg est assurée par Richar d Strauss.

Le 10 octobre 1919, c'est dans sa propre maison qu'il présente son opéra intitulé La Femme sans ombre, un des dernier s opéras de tradition roman­ tique.

Au pays du bel canto, l'opéra Aida de Gi useppe Verdi ouvre, en août 1919, le festival de Vérone.

L'acoustique unique de cet amph ithéâtre, vieux de 2000 ans, att ire 10 000 spectateurs à chaque représentation.

Ce festival devient celui que le publi c préfère en Europe.

Vers 1910 , le ténor italien Enrico Caruso est au sommet de sa glo ire, ayant appris la ma îtrise de sa voix.

L'amoureux des di sques a déjà enregis tré des airs de Verdi et de Leoncava llo : il laisse ainsi aux générations à venir un témoignage de son grand talent.

Pourta nt, le perfec tionnisme du ténor, ajouté au fait qu e ce fumeur invétéré ne ménage aucunement sa voix, desservent l'artiste dès 1915 .

À quar ante ans, Caruso donne l'im age d'un homme précocement vieilli.

Paris, la légèreté de la rév olution musi cale.

Le père du style moderne français , Claude Debussy, est longtemps considér é par les jeunes composite urs des années 1910 comme un music ien classi que.

Les nouveautés révolu tion­ nair es de la musique de son ballet Jeux, dont la chor égraphie est due à Vaslav Nin jinski, passent quasiment inaperçues.

La première est complètement occultée par celle du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky qui a donné lieu à de violen tes altercations.

Après la Premièr e Guerre mondiale, le compositeur et pian iste de caba ret Erik Satie et le poète Jean Cocteau devien­ nent des personnage s pha res d'un nouveau mouveme nt, le néoclassicisme.

Dans son balle t Pa rade, commandé par Diaghi lev pour les Ballets russes en 1917 , Satie utilise des machines à écrire comme percussions, introduisant ainsi le jazz, la revue et la variété dans la musique tradi tionnelle.

L'heure est à une musique spirituel le, déba rrassée de la lour de emp hase de la fin du romantisme.

Les rappor ts ludiq ues, parfois anarchique s avec les bru its et les objets de la vie de tous les jour s, disting uent aussi les tena nts du mouvement dada -nom trouvé au hasar d des pages d'un di ctionnair e -qui s'insur gent contre la gue rre à Berl in, Paris et Zurich, créant une forme de poésie de l'absur de.

Ils util isent des machines pour des collages bru yants et sonor es et provoq uent le public par des manif estes comba tifs, qui doivent surtout persifler la faible sse de l'homme dans le présent.

Art politique.

Avec la mort de l'un des gr an ds maî tres de la musique russe, Ni colas Rimski-K orsakov, l'école trad itionnelle russe perd en 1908 un de ses plus influe nts prota gonistes.

Les futu ristes et les avant-gard istes enrich issent la musique de nouveaux systè mes sonor es et d'une esthé tique mu sicale nouvelle.

Avec la rév olu tion d' octobre de 1917 , commence un des plus grands bouleversements politiques du xx• siècle.

Lénine reconn aît la nécessité de l'art dans l' éducation de l'homme nouveau que souhai te le soci alisme.

Le commissaire du peuple à l'I nstruction publique, Anat oli Lounat­ charski, s'attaque au remaniement de la vie artis tique.

Jusqu'en 1924, il inspire la politique culturelle de son pays et s'efforce d'attirer les intelle ctuels vers le nouveau régime.

En février 1917, un moyen de contrôle de la musique est institué avec le mouvement prolétaire.

Les activistes du culte prolétarien méprisent la tradition et réclament une musique qui s'oriente vers les nécessités politique s.

On comme nce à me ttre en exerg ue la prédom inan ce idéolo gique du parti co mmunis te.

Les comp ositeurs de la nouv elle Union sovié tique ne peuvent pas complè tement se libérer de cette main mise sur leur art.

Le jeune État est sur la voie du réalisme socialis te, entraînant avec lui les artistes sur la voie de l'un iformisation idéologique.

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