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L'AUTRE : SOURCE D'INTERFERENCE DANS L'EXPERIENCE DE SOI

Publié le 15/08/2012

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experience

 Il n'existe pas de pensée neuve : si nous la reconnaissons, c'est qu'elle est vieille. C'est une répétition du passé : la pensée de ce qui « a été « se projetant dans le futur. C'est donc elle, la pensée, qui est responsable de la peur. (Jiddu Krishnamurti – Se libérer du connu ,1969.P.44).    Voilà que l'appropriation des pensées vielles cause la peur ainsi que l'appropriation du passé. Le bien-être reste de ce fait dépendant de la libération de ce qui est connu, de l'interférence dans l'expérience de soi, dans l'immédiat. Le passé, les autres sont une source d'interférence plutôt qu'une source d'inspiration. On accepte certaines choses SELON ce qu'on a entendu. Le SELON empêche de construire la propre image de soi.    L'isolation nécessaire est fabriquée et faussée par des moments de « méditations forcées « où l'on croit avoir le contrôle et le savoir. Et à quel moment l'on sait qu'une idée nous appartient-elle? Au moment de l'expérience de soi, de l'art, des rêves, de médiation naturelle, voyage spirituelle, quand le subconscient se révèle et montre ce qui peut-être soit le vrai soi, sans la contamination de l'autre. Cela aboutirait au moins à une légère certitude de ce que l'on est, évitant que toutes pensées et tous comportements et attitudes se fassent passer par ceux de soi.    Lorsqu'on introduit le temps dans l'entreprise de se connaître, on doit prévoir l'intervention de toutes sortes de déformations, car le soi est une entité complexe, qui bouge, vit, lutte, désire, renie, et subit les nombreuses contraintes et influences qui ne cessent d'agir sur elle. (J. Krishnamurti –p. 30).    L'objectif doit se construire au tour d'un savoir de soi-même, respectant les propres caprices, fermant la porte aux autres, ayant confiance en soi, sachant s'enfuir et contempler les étoiles et le monde avec neutralité. Dans son essai intitulé Self-Reliance Ralph Waldo Emerson stipule:

experience

« Les états d'intense émotivité, suite à une catastrophe, par exemple, amènent aussi à une expérience véritable, où les attitudes qui vont suivre ne vont pas se baserforcement à ce qui est déjà prévisible ou attendu.

Une catastrophe dans une famille riche peut sûrement déconstruire la plupart de ses principes.

Le fait qu'on soit faceà sa propre mort, face à la mort de quelqu'un, réunit des forces de vie, d'esprit, de non-conditionalisme.

Les personnes de cette famille auront donc l'opportunité desavoir dans cette occasion ce qui elles feront si elles étaient elles-mêmes ! Les attitudes biasées, ; conditionnées, constituent plus au moins le caractère de certainstypes sociaux.

Les riches doivent agir comme des riches, priorisant la qualité de vie, nourriture, vêtements, maisons, etc.

pour prouver leur richesse, ou apporter unlabel de leur catégorie. Le conditionalisme et l'automatisme dominent, puisque la « zone de confort » et celle de la société.

Le soi-même se voit comme prisonnier des interférences déjàcristallisées et inaperçues.

Le soi est l'autre et l'autre domine.

La famille riche qui va voir la mort imminente changerait, oublierait ses principes, laisserait tomber toutce qu'elle croyait être important.

Les paroles, les attitudes ne seront plus jugées.

Et soudain, le « château de traditionalisme » n'a plus de place dans leur vie.

Aumoins pour un peu de temps cette famille se connecterait à ce que chaque soi est en vérité. Le besoin de se déconnecter de tout ce qui est courant, de tout ce qui est habitude, est nécessaire pour apporter un équilibre, une qualité de vie.

Le changement decontexte peut aussi ouvrir les portes pour la rencontre de soi, un changement de vie, de pays, de culture, malgré les adaptations soient apparemment faussées, le soiachèvera une autre dimension, des autres attitudes découleront, et peut-être la propre existence deviendra moins foncée, même si elle l'était déjà apparemment, ce quiprouve l'illusion précédente de bien-être. Un changement de pays change la conception de ce que l'on mérite, ce qu'on doit faire, ou être, et les acceptations deviennent plus faciles de notre part, puisque onn'est pas la majorité.

On ne se connecte pas tout de suite au soi-même, mais au moins, on sait qu'on est en train de changer, et si on change, on n'est plus ce qu'onétait, et puis on se demande qui on est et qui on était.

Il devient clair qu'on passe d'un soi à l'autre soi, qui n'était pas en fait le soi, mais quelque chose en fonction decirconstances du moment, des locaux, des pays, des sociétés qui nous modèlent, ou que l'on laisse nous modeler. Cette expérience de changement de pays clarifie la notion de ce qui est l'autre, et que l'autre est pluriel, est tout le reste, est le soi, même.

Les attitudes que se suivrontseront alors peut-être plus conscientes, même si sur l'interférence de l'autre.

Lorsqu'on voit l'autre côté il est inévitable de réfléchir : qui est l'autre et qu'est-ce que sonimportance ? Mais qui est l'AUTREQuel étrange messagerMais qui est l'AUTRETon visage est familierMais qui est l'AUTREEn toi ma vie s'est réfugiéeC'est un ami, c'est lui.

(L'autre – chanson écrite par Mylene Farmer) A-t-on besoin de l'autre ? Oui, et principalement si on voit plusieurs autres, se rend-t-on compte de ce qui nous fuit : le soi.

Ce qui est proposé par l'autre, la société,cache les possibles propositions de soi-même, et empêche son pouvoir de création.

La société rend-t-elle inutile d'ailleurs toute tentative d'innovation? Voit-on leslimites du nouveau? Peut-on se libérer du connu ? Il n'existe pas de pensée neuve : si nous la reconnaissons, c'est qu'elle est vieille.

C'est une répétition du passé : la pensée de ce qui « a été » se projetant dans le futur.C'est donc elle, la pensée, qui est responsable de la peur.

(Jiddu Krishnamurti – Se libérer du connu ,1969.P.44). Voilà que l'appropriation des pensées vielles cause la peur ainsi que l'appropriation du passé.

Le bien-être reste de ce fait dépendant de la libération de ce qui estconnu, de l'interférence dans l'expérience de soi, dans l'immédiat.

Le passé, les autres sont une source d'interférence plutôt qu'une source d'inspiration.

On acceptecertaines choses SELON ce qu'on a entendu.

Le SELON empêche de construire la propre image de soi. L'isolation nécessaire est fabriquée et faussée par des moments de « méditations forcées » où l'on croit avoir le contrôle et le savoir.

Et à quel moment l'on sait qu'uneidée nous appartient-elle? Au moment de l'expérience de soi, de l'art, des rêves, de médiation naturelle, voyage spirituelle, quand le subconscient se révèle et montrece qui peut-être soit le vrai soi, sans la contamination de l'autre.

Cela aboutirait au moins à une légère certitude de ce que l'on est, évitant que toutes pensées et touscomportements et attitudes se fassent passer par ceux de soi. Lorsqu'on introduit le temps dans l'entreprise de se connaître, on doit prévoir l'intervention de toutes sortes de déformations, car le soi est une entité complexe, quibouge, vit, lutte, désire, renie, et subit les nombreuses contraintes et influences qui ne cessent d'agir sur elle.

(J.

Krishnamurti –p.

30). L'objectif doit se construire au tour d'un savoir de soi-même, respectant les propres caprices, fermant la porte aux autres, ayant confiance en soi, sachant s'enfuir etcontempler les étoiles et le monde avec neutralité.

Dans son essai intitulé Self-Reliance Ralph Waldo Emerson stipule: Parfois, le monde entier semble être dans le complot en vue de vous importuner avec des bagatelles emphatiques.

Ami, client, enfant, la maladie, la peur, la misère, lacharité, tous à la fois frapper à la porte de ton cabinet et dire - «Venez à nous ». Le monde est frappant avec l'encombrement de l'esprit et le corps.

Tout cela demande de l'équilibre, puisque il y a toujours une nécessité d'être dans la société malgrétout, puisque on doit consciemment ou pas obéir aux règles : L'homme a besoin du vêtement de la société, sinon on a l'impression de quelque chose de nu, de pauvre, d'un membre qui serait comme déplacé et dépouillé.

Il doitêtre enveloppé d'arts et d'institutions, tout comme de vêtements corporels.

De temps à autre, un homme de nature rare peut vivre seul, et doit le faire ; mais enfermezla majorité des hommes, et vous les désagrégerez.

(Ralph Waldo Emerson -Société et solitude, Traduit par Marie Dugard, 1911) Pour se convertir à soi-même il faut attendre son « tour ».

L'occasion et l'envie comptent pour suivre la loi du propre, pour rester dans l'état où l'on est.

De déni del'altérité et le soutien de soi doit se produire sans beaucoup de conflit.

Si le but est de vivre, pour de vrai, la vie, et être soi-même en le sachant, il faut écrire sur laporte d'entrée « caprice » (R.

W.

Emerson) sans perdre la journée en explication, sans non plus créer des conflits qui seront inutiles en fin de comptes.

SelonEmerson : La solitude est impraticable, et la société fatale.

Il nous faut tenir notre tête dans l'une, et nos mains dans l'autre.

Nous y arriverons si, en gardant l'indépendance,nous ne perdons pas notre sympathie.

Ces montures merveilleuses doivent être conduites par des mains délicates.

Nous avons besoin d'une solitude telle qu'elle nousattache à ses révélations quand nous sommes dans la rue et les palais ; car beaucoup d'hommes sont intimidés dans la société, et vous disent des choses justes en. »

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