Devoir de Philosophie

Peut-on limiter le développement des techniques ?

Publié le 27/02/2008

Extrait du document

Et là où l'on peut voir que « l'essence de la technique n'est absolument rien de technique » voir Heidegger, La Question de la technique). La technique est indissolublement liée à nos modes de vies, et il n'appartient qu'à nous de pouvoir et de vouloir en changer. La fatalité qui semble recouvrir l'avancée de la technique n'en est pas une. L'avenir de l'humanité a toujours dépendu des sources d'énergie, des modes d'alimentation. Chacun s'accorde aujourd'hui à reconnaître que l'on doit impérativement changer de mode de vie si l'on préserver une vie décente sur Terre en dehors de la pénurie, de la guerre ou des catastrophes naturelles. Il s'agit de construire un emploi durable des techniques modernes et de se projeter dans le long terme et non dans la consommation immédiate et irréfléchie de biens et de matières premières. L'incohérence entre nos pratiques et nos propos devraient nous amener à repenser notre rapport à la technique.   3) La bioéthique : un développement à limiter ?     Les formidables progrès de la biologie et de la médecine au cours des quarante dernières années placent l'homme devant des situations totalement inédites et le conduisent à s'interroger sur le sens de sa vie, de sa mort, de sa souffrance, sur la réalité de son destin et le pourquoi des différences individuelles. L'apparition des techniques de procréation médicalement assistée, du diagnostic prénatal, de la médecine prédictive et, d'une façon plus générale, des techniques de la génétique, tout comme le développement des transplantations d'organes et de l'expérimentation humaine, la tentation de l'euthanasie ou l'intrusion de l'informatique menaçant la confidentialité ont suscité un questionnement éthique d'autant plus crucial qu'il s'impose au moment où notre monde semble avoir perdu tous les repères traditionnels qui fondent la cohésion sociale.

Liens utiles