Devoir de Philosophie

Peut-on vivre d'abord philosopher ensuite ?

Publié le 21/12/2009

Extrait du document

La philosophie est étymologiquement définie comme étant l'amour de la sagesse et du savoir ,elle serait donc la méthode d'accès à la vérité et de réalisation de la sagesse la plus complète et heureuse. En ce sens il paraît évident que philosopher nous interdit de vivre en ne satisfaisant que nos besoins vitaux, nos instincts et nos pulsions, comme de vivre seulement en stricte conformité aux normes sociales, bien souvent hypocrites et simplement grégaires.  Toutefois, c'est une vérité de fait qu'il faut vivre avant de philosopher comme l'affirme le proverbe contenu dans ce sujet : Faut-il ''vivre d'abord philosopher ensuite " ?  Ce sujet contient néanmoins deux types de problèmes. Dans un premier temps celui de l'interprétation du proverbe lui-même, équivoque du fait de la présence des deux connecteurs ''d'abord" et "ensuite" dont le sens peut être non seulement temporel mais aussi moral, instituant une prévalence entre le fait de vivre et celui de philosopher, c'est-à-dire non seulement une antériorité mais aussi une supériorité de valeur, qui déprécierait la philosophie.  En effet on peut comprendre son injonction de différentes manières, qui constituent autant de problèmes :  -soit il faudrait d'abord satisfaire les exigences de la vie physiologique, puis sociale et philosopher à temps perdu.  -soit il faudrait profiter sans mesure de tous les plaisirs de la vie et philosopher le moins possible.  -soit il faudrait, pour pouvoir philosopher, multiplier et accumuler les expériences pour pouvoir y réfléchir ensuite.  Dans un seconde temps l'autre type de problèmes suggérés par ce sujet porte sur la nature de ces injonctions: sont-elles de l'ordre d'une nécessité naturelle, d'une contrainte sociale ou d'un devoir librement choisi ?Et quel serait leur fondement: serait-ce l'urgence de la vie due à sa brièveté? L'impératif moral ou au contraire son absence ? Le désir de connaissance ou de sagesse ? Bref, la philosophie est-elle totalement inutile et morbide? Nous empêche-t-elle de vivre ou nous permet-elle non seulement de vivre mais encore de bien vivre ?  Nous traiterons ce sujet en affirmant d'abord la prévalence chronologique et axiologique de la vie sur la philosophie, puis en montrant que la vie d'un homme accompli ne peut se passer de philosophie, enfin en tentant de redéfinir ce qu'est une bonne philosophie en prenant la vitalité comme nouvelle norme de sagesse.

« l'ignorance.Elle serait inutiles: on peut se demander si l'utilité est en elle-même une valeur fondamentale, supérieure aux valeursmorales(le bien, la justice..), esthétiques(la beauté, le plaisir) ou politiques (la nation, la citoyenneté) .Si tout ne semesure qu'à l'aune de l'utilité, alors nous devons donc abandonner non seulement la philosophie mais presque toutce sur quoi reposent nos existences.

De plus, cette utilité prétendue est totalement relative car un objet techniquedit utile me sera bien souvent totalement inutile, par exemple pour me consoler de la perte d'un être cher, afflictioncontre laquelle la connaissance de la philosophie stoïcienne sera bien plus utile, en nous rappelant que cette pertene dépend pas de nous et que nous devons nous conformer au destin pour être heureux.Elle serait moralisatrice, rabat-joie car obsédée par le respect des impératifs moraux, c'est oublier d'abord qu'elle estfondée sur le désir de connaissance et de sagesse, qui vise donc un plaisir ; si ce n'est pas le cas, alors lephilosophie en question n'en est pas un.

Ensuite il existe bon nombre de philosophies qui sont ouvertementpolémiques, anarchistes, immoralistes ect..

car elles définissent la sagesse en opposition au stéréotype d'unesagesse normalisée.

Par exemple: Socrate ou Diogène le Cynique, son disciple ,qui utilisent l'ironie et la provocationpour réveiller leurs contemporains.Elle serait aussi stérile, ne nous apprenant rien d'efficace, contrairement aux sciences qui bénéficient du progrèstechnique; mais dire ceci c'est oublier d'abord que toutes les sciences proviennent de la philosophie et que c'estseulement par choix idéologique que les sciences ne se nomment pas philosophies de la nature, de la vie, de laterre...De plus la philosophie et notamment l'épistémologie est souvent à l'origine des bouleversements théoriquesdans l'histoire des sciences.

Enfin, les sciences elles-mêmes, bien que ce ne soit pas connu, sont hypothétiques etconventionnalistes, n'affirmant des vérités que générales et provisoires, servant parfois officieusement des positionsidéologiques et non scientifiques.Elle utiliserait un verbiage compliqué, anti-démocratique et cachant son ignorance, à quoi on peut répondre quecomme toute discipline la philosophie a une terminologie propre, pas plus compliquée que celle de la chimie ou de lathéologie, et qu'il est nécessaire pour penser le réel de pouvoir en nommer les éléments clairement et distinctement. On peut dès lors soutenir que la vie ne vaut la peine d'être vécue que de façon philosophique, selon des valeurschoisies rationnellement en accord avec nos propres aspirations.

Bien vivre, ce n'est donc pas s'enivrer de vie et sedivertir sans cesse comme le vulgaire qui vit inconsciemment, et souvent uniquement pour satisfaire ce que lesautres attendent de lui.

Mais c'est devenir conscient de soi-même et de ses aliénations pour s'en débarasser etpouvoir assumer ses choix, quitte à se différencier.

Ce n'est pas parce que je suis seul à avoir un avis contre tousque j'ai nécessairement tort.

Je peux donc cultiver mon autonomie et n'être plus esclave, du moins intérieurementen cessant de me culpabiliser, de faux déterminismes: traditions, cultures, statistiques sociologiques, bref souci du. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles