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Comment penser le respect philosophiquement ?

Publié le 27/11/2016

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Le respect d’autrui est l’un des premiers principes que nous devons suivre, semble-t-il, pour que la vie en société soit possible. Nous respectons l’autre parce que nous reconnaissons qu’il est un autre nous-même ; nous le considérons comme un égal, en dépit du fait qu’il ne soit pas nous (ou peut-être, précisément, parce qu’il n’est pas nous). Le respect d’autrui se base donc, en premier lieu, sur l’acceptation d’un principe d’égalité entre les humains. Nous savons également que l’autre a les mêmes droits que nous, et également les mêmes devoirs. Respecter autrui, c’est aussi lui accorder le statut de « personne », au sens où la notion de « personne » est à la fois de nature juridique et morale : sujet de droit, la « personne » est également considérée comme douée de conscience et de raison. Libre et responsable, elle est capable de se reconnaître comme l’acteur et le sujet de ses actes et de ses décisions. Dans ce cadre, le respect de la personne semble être universellement admis. Mais que se passe-t-il lorsque celui que nous considérons comme une personne, parce qu’il est un être humain, ne remplit pas les conditions qui font d’elle, justement, une « personne » ? Est-ce que le respect relève d'une exigence morale universelle? Existe-t-il des limites au respect d’autrui ...

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