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La connaissance du vivant (cours de philo - TL)

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La connaissance du vivant (cours de philo - TL)

Philosophie

Aperçu du corrigé : La connaissance du vivant (cours de philo - TL)



Publié le : 21/3/2015 -Format: Document en format HTML protégé

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La connaissance du vivant (cours de philo - TL)
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Bref, l'objectif est l'élaboration d'un cumul de connaissances comme si un jour, la science connaîtra tout.

 

Même chez Cuvier dans son Rapport à l'Empereur, on perçoit cette énumération grandissante des choses ramenées d'ailleurs.

 

Certes, la forme littéraire du rapport engage à énumérer des noms pour rendre hommage aux chercheurs.

 

Mais l'aspect de compilation est fidélité au passé.

 

En réalité, la découverte de la vie inaugure un programme et non une collection.

 

Dans un voyage de science tel que l'expédition Baudin aux Terres australes de 1802, le livre de bord comporte des plans de recherche.

 

Ainsi, en ce qui concerne l'homme, on ne se contentera pas de son étude sous l'aspect anatomique ni sous celui du récit fait de curiosité, mais on l'étudiera sous neuf aspects.

 

Par exemple, Cuvier propose de le considérer «dans l'exercice de sa sensibilité extérieure ou sensibilité de relation«.

 

Ceci vise à observer les instruments techniques, en relation avec la vision ou l'ouïe, à noter les danses, sculpture, musique, peinture et gravure...

 

Ailleurs, on se propose de considérer l'homme «dans le double exercice de la moralité et de son esprit«.

 

Et ce paragraphe s'applique à énumérer les Lu CONNAISSANCE DU VIVANT secteurs tels que ceux des signes hiéroglyphiques, des matériaux utilisés pour le commerce, des marques du pouvoir, des symboles et des attributs, etc.

 

Il s'agit de chercher les signes de la «civilisation«.

 

A chaque énumération, l'homme vivant n'est plus clos dans un système tel que la limite de son corps.

 

Il est en relation, en échange avec l'environnement, avec sa flore et sa faune.

 

La vie est donc bien échange entre les milieux.

 

3 --- Révolution dans les moyens Étudier la vie engage à utiliser de nouveaux outils.

 

Revenons à l'expédition aux terres australes.

 

Ce n'est plus l'observation aux mains nues.

 

C'est un travail en liaison avec des instruments de mesure.

 

Prédominance des instruments de mesure pour se situer en mer et vérifier les cartes, évidemment.

 

Mais voici aussi des marteaux pour les minéralogistes, un trébuchet, un «dinamomètre« pour les naturalistes, une machine à puiser de l'eau, etc.

 

Bref, on comprend alors pourquoi Jules Verne divulguant l'enthousiasme des voyages de sciences à travers ses romans d'aventure, donne pour titre à un chapitre d'Aventures de trois Russes et de trois Anglais dans l'Afrique australe «trianguler ou mourir«!

 

Voici que la vie n'est plus du domaine de l'observation, laquelle, on l'a constaté, était entravée par la fascination de production technique.

 

La vie se mesure, se collectionne, se laisse encadrer par des outils!

 

Nous sommes loin du laboratoire de biologie.

 

Mais toute découverte sur la vie ne se fait qu'à l'intérieur de cadres d'appareils d'étude et les répercussions de cette même découverte sont autant de modifications d'une théorie que transformation des pratiques du laboratoire.

 



Et le tout se clôt sur une réflexion à propos de la vie morale où il est rappelé combien il est nécessaire de garder à l'esprit «la comparaison de la brièveté de cette vie mortelle avec l'éternité d'une vie morale dans le souvenir des hommes«.

 

On parle de la mémoire des criminels, de ceux qui ont été tués en duel par exemple.

 

Affirmer que la vie «est la conscience lancée à travers la matière«, c'est accorder au monde vivant non seulement l'aptitude à évoluer mais aussi l'aptitude au virtuel.

 

Etudier un cas pathologique ne relève plus de la curiosité mais implique la recherche de la qualité de vie.

 

Il y a question morale dans la mesure où on réfléchit sur la pratique d'une vie.

 

Mais Cuvier aborde également la finalité de son travail de chercheur, en particulier dans une science d'application telle que la médecine (3e partie du Rapport à l'Empereur).

 

«Soulager l'humanité souffrante« n'est pas une nouveauté mais se proposer par ces connaissances, «d'avancer la LUININI-11JaHINL1 VU VI V MIN 1 civilisation«, d'abolir les préjugés..., «de répandre des idées saines dans les classes les moins élevées du peuple« revient à se donner un objectif moral, à se soucier de la valeur des applications de la science.

 

Il s'agit de souligner que l'élaboration du concept de vie devenu central dans la connaissance du vivant implique nécessairement une réflexion à propos de la relation au monde.

 

Mais notre époque contemporaine, dans ses exigences, a définitivement intégré à la réflexion morale, le monde vivant.

 

Si le XIXe siècle en construisant le concept de vie fit du temps un abandon de l'éternité au profit d'une réflexion sur la fragilité, le XXe siècle semble bien découvrir l'étendue.

 

Dans Atlas (Julliard 1994), Michel Serres marque ce passage lié à l'évolution de la science du vivant.

 

Les naturalistes s'intéressaient à la pénétration des terres, à la situation des lieux sensibles, dit-il.

 

Tous ces réseaux de communication, de messagerie, nous rendent immatériels, volants à travers des espaces virtuels (p. 124).

 

Nous nous libérons en un sens du temps pour nous investir dans la conquête des lieux.

 

Et on retrouve à nouveau une relation à la mémoire.

 

Ce n'est plus, comme nous l'avons vu, un rapport éthique de domination entre l'homme et la machine.

 

On pourrait rappeler que le monde vivant, terre, animaux, monde végétal ou minéral, tout réclame une gestion, engageant notre responsabilité face aux générations futures.

 




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