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DERRIDA (Jacques)

Philosophie

Aperçu du corrigé : DERRIDA (Jacques)



Publié le : 9/3/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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DERRIDA (Jacques)
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DERRIDA (Jacques), philosophe français (El-Biar, Algérie, 1930). Sa recherche prend son origine aussi bien dans la réflexion mallarméenne sur l\'écriture que dans l\'interprétation de Nietzsche par Heidegger ou dans la phénoménologie de Husserl. Sa réflexion, qui élabore une « déconstruction » de toute la métaphysique occidentale et donc du sous-sol qu\'elle a fourni à la littérature, tend à montrer que la tradition philosophique, de Platon à Hegel, a systématiquement privilégié la voix et l\'oralité comme origine du discours et de la vérité sur l\'écriture dans sa matérialité. Globalement, l\'écriture n\'a été repérée que comme simple moyen ou outil de transmission, au service d\'une parole antérieure qu elle recueillerait (plus ou moins) fidèlement {la Voix et le Phénomène, 1967). Cette logique du « logocen-trisme » — à laquelle n\'échappent, pas davantage que la philosophie classique, Marx, Freud, Heidegger ou la linguistique saussurienne — commande toute une série d\'oppositions dichotomiques (présence/absence, dedans/dehors, es-sence/apparence, profondeur/surface, nature/culture, intelligible/sensible) qui réglementent la littérature et son commentaire. L\'hypothèse de Derrida porte sur la libération du signifiant à l\'égard d\'un signifié antérieur, sans que le signifiant lui-même, en particulier graphique, récupère une « antériorité » quelconque sur le signifié. La réflexion sur l\'écriture et le statut de l\'écrit constitue dès lors un aspect décisif de l\'entreprise {l\'Écriture et la Différence, 1967). Ses analyses d\'œuvres limites (Rousseau, Mallarmé, Artaud, Bataille) recoupent en particulier, à la fin des années 60, les préoccupations du groupe « Tel Quel », dans la mesure où la « grammatologie » qu\'il veut élaborer vise à établir des relations nouvelles entre le texte littéraire et la philosophie, en montrant notamment que les avancées les plus extrêmes de la littérature du xxe s. (Joyce, Artaud, Bataille) ne relèvent ni du commentaire philosophique classique ni des interprétations traditionnellement psychologiques ou naturalistes : complémentairement, de tels textes, dans leur débordement excessif des catégories et des formes, seraient à recevoir comme une pensée immédiatement à l\'œuvre, qui n\'a plus à attendre son officialisation par un théoricien professionnel. En insistant sur l\'écart entre texte ex œuvre (Artaud lui fournit l\'exemple d\'« un art qui ne donne plus naissance à des œuvres »), J. Derrida indique que la logique textuelle, dans la mesure où elle n\'obéit plus à un télos, est indécidable (ni vrai ni faux) : la littérature est toujours en rapport avec la mimésis, mais peut-être est-elle en train de devenir un simulacre sans référent, qui ne décrirait rien d\'autre que le mouvement de sa propre inscription ; lorsque la textualité se met en abyme

 

dans le texte et ses thèmes apparents (l\'éventail chez Mallarmé, l\'écran chez Sollers), « le procédé d\'écriture est réfléchi dans l\'écrit » et le plaisir de l\'art littéraire vient de ce qu\'il n\'est représentation de rien {la Dissémination, 1972 ; Positions, 1972; Glas, 1974).





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