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Aperçu du corrigé : Droit



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Document transmis par : Pilot99-295490


Publié le : 30/1/2018 -Format: Document en format HTML protégé

Droit
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LE DROIT

Introduction : clarification des concepts.
Il convient de penser tout d’abord au sens premier et originel de l’adjectif droit : est droit ce
qui ne comporte aucune déviation, ce qui n’est ni tordu, ni courbe. Au sens figuré (dans le
domaine moral), est droit ce qui est juste et honnête.
On oppose le droit et le fait, en ceci que le droit désigne ce qui est légitime, ce qui doit être,
par opposition à ce qui est, de fait. Le droit désigne ainsi le pouvoir moral (on dit aussi
subjectif) de posséder, de faire ou d’exiger quelque chose, soit parce que c’est conforme à une
règle (avoir droit à , avoir un droit sur), soit parce que cela est permis.
Il faut bien distinguer ce sens moral du sens juridique (ou objectif, ou positif) : le Droit
désigne ici l’ensemble des lois établies dans les différents Etats, des règles établies dans une
société, qu’il s’agisse de lois écrites ou de coutumes ayant force de lois.
Enfin, on trouve chez beaucoup de théoriciens une opposition entre ce droit positif et le droit
naturel (ou idéal, ou rationnel), celui qui résulte de la nature de l’homme et que l’on peut
considérer comme supérieur à toute loi, convention positive.
Le problème essentiel est celui du fondement du droit. Ici s’affronte les conceptions du droit
du plus fort ( I et II), du droit naturel ( IV à VII).
I- Le droit du plus fort : l’éloge de la force.
Quel est le fondement du droit positif et quelle en est la source ? Pour les théoriciens du droit
du plus fort, le pouvoir moral est lié au pouvoir physique : dans l’état de nature, la violence
règne, et c’est elle qui légitime et est à la source de tout droit.
Le représentant le plus ancien de cette théorie est un personnage que Platon nous présente
dans le Gorgias, un sophiste impétueux qui fait l’éloge de la force nommé Calliclés. Désireux
d’aller jusqu’au bout de ses désirs et de ses passions, il s’écrie, face à Socrate et contre lui
(qui représente dans les dialogues de Platon la vraie justice) : la force est le droit. Au plus fort
d’avoir la plus forte part, car le droit est identique à la force :
« Selon la nature, en effet, ce qui est le plus laid et toujours le plus désavantageux, c'est
subir l'injustice; selon la loi, c'est de la commettre. La subir n'est même pas le fait d'un
homme : c'est bon pour un esclave, à qui la mort est plus avantageuse que la vie, et qui,
contre l'injustice et les mauvais traitements, est sans défense à la fois pour lui-même et
pour ceux qu'il aime. La loi, au contraire, est faite par les faibles et par le grand nombre.
C'est donc par rapport à eux-mêmes et en vue de leur intérêt personnel qu'ils font la loi et
qu'ils décident de l'éloge et du blâme. Pour effrayer les plus forts, les plus capables de
l'emporter sur eux, et pour les empêcher de l'emporter en effet, ils racontent que toute
supériorité est laide et injuste, et que l'injustice consiste essentiellement à vouloir s'élever
au-dessus des autres : quant à eux, il leur suffit, j'imagine, d'être au niveau des autres,
sans les valoir.
Voilà pourquoi la loi déclare injuste et laide toute tentative pour dépasser le niveau
commun, et c'est cela qu'on appelle l'injustice. Mais la nature elle-même, selon moi, nous
prouve qu'en bonne justice celui qui vaut plus doit l'emporter sur celui qui vaut moins, le
capable sur l'incapable. Elle nous montre partout, chez les animaux et chez l'homme, dans
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les cités et les familles, qu'il en est bien ainsi, que la marque du juste, c'est la domination
du puissant sur le faible et sa supériorité admise. De quel droit, en effet, Xerxès vint-il
porter la guerre dans la Grèce, ou son père chez les Scythes? et combien de cas semblables
on pourrait citer? Mais tous ces gens là agissent, à mon avis, selon la vraie nature du droit,
et, par Zeus, selon la loi de la nature, bien que ce soit peut-être contraire à celle que nous
établissons, nous, et selon laquelle nous façonnons les meilleurs et les plus vigoureux
d'entre nous, les prenant en bas âge, comme des lionceaux, pour nous les asservir à force
d'incantations et de momeries, en leur disant qu'il ne faut pas avoir plus que les autres et
qu'en cela consiste le juste et le beau. Mais qu'il se rencont...


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