LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Est-il vrai qu'on ne peut pas discuter des go ... Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, L.V, § 35 ... >>


Partager

La généalogie de l'angoisse chez Sartre

Philosophie

Aperçu du corrigé : La généalogie de l'angoisse chez Sartre



document rémunéré

Document transmis par : Richards


Publié le : 20/1/2014 -Format: Document en format HTML protégé

Sources détectées par CopyScape © :

Aucune source détectée - Document original
La généalogie de l'angoisse chez Sartre
Zoom

 

     Nous le savons, la réception de la philosophie sartrienne s’est faite sous l’égide de l’angoisse. Il faut rappeler que l'angoisse a été perçue comme étant au cœur de l'existentialisme en général et de l'existentialisme sartrien en particulier. C’est pourquoi l’angoisse a été, lors de l’accueil de L’Être et le Néant, sinon le thème, du moins l’une des thématiques les plus débattues de la pensée de Sartre, tant par ses zélateurs que par ses détracteurs. Cependant, fait d’autant plus étrange, suite à la première vague de gloses, de pamphlets, d’interprétations, l’angoisse se voit éradiquer au fur et à mesure des mouvements successifs de commentaires. Certes, nombreux sont les commentateurs du philosophe qui ont proposé une réflexion critique sur l’angoisse, mais ils lui ont consacré un paragraphe ou, au mieux, un chapitre sans vraiment l’analyser dans sa genèse. C’est cette lacune que nous voudrions combler.

 

     L'angoisse est certainement le concept le plus approprié pour cerner l'évolution de la pensée sartrienne, y compris dans les textes tardifs où l'angoisse n'apparaît plus avec la même force comme la Critique de la raison dialectique. L'idée de départ, que l'on se propose d'étayer, est que pas plus Sartre ne s'est contenté de transposer sur un plan moral l'angoisse kierkegaardienne, pas plus Sartre ne s'est confiné dans un reprise à peine aménagée de l'angoisse heideggérienne. Ce qui nous conduira à rejeter l'idée que Sartre n'éclairait la position heideggérienne qu'au prix de la caricature.



Sartre reconnaît une double paternité pour la constitution d'une phénoménologie de l'affectivité : Husserl et Heidegger. Avec Husserl, on comprend que l'affectivité a pour source la conscience transcendantale. Après la mise entre parenthèses du monde, les émotions se livrent comme phénomènes transcendantaux purs dont l'essence est un type organisé de conscience. Avec Heidegger, il dégage la spécificité de l'interrogation propre à la psychologie. Elle porte sur la réalité humaine que nous sommes. Ce qui est une entrave pour la psychologie positiviste, la proximité absolue entre le sujet et l'objet, devient pour la phénoménologie le lieu même de l'édification d'une nouvelle étude de l'affectivité. En effet, c'est parce que l'être de cet existant est mien que la signification de l'affectivité est inséparable de la compréhension que le sujet en a. Exister pour l'homme, c'est se jeter dans des possibilités affectives qui sont toujours siennes et qui se donnent à travers la compréhension comme mode d'être se rapportant à son être.

     Pour Sartre, la psychologie doit puiser sa source dans une anthropologie et dans une herméneutique de l'existence, alors que pour Heidegger elle doit trouver son origine dans l'élucidation de la question de l'être. Ce qui ne signifie pas, et pour l'un et pour l'autre, qu'il faille attendre la constitution de ces disciplines pour que la psychologie se réalise. Néanmoins, ils entendent orienter la psychologie du côté de la phénoménologie en interrogeant la signification ou l'être des faits psychiques.

     La psychologie phénoménologique se réalise en purifiant le champ transcendantal. Il retrouve sa transparence originelle. Il est néant puisqu'il est libéré de tous objets psychiques, physiques, psycho-physiques. Mais précisément parce qu'il n'est rien, il est tout, en ce sens que toute conscience est conscience de ces objets. Les sentiments, les états ne sont plus à l'intérieur de la conscience, ils sont l'objet pour une conscience. De même, ils cessent d'être la propriété exclusive du sujet. La phénoménologie abolit la distinction entre l'objectivité des choses spatio-temporelles et la subjectivité des états de conscience. Dans la Transcendance de l’Ego, Sartre écrit : « La phénoménologie est venue nous apprendre que les états sont des objets, qu'un sentiment en tant que tel (un amour ou une haine) est un objet transcendant et ne saurait se contracter dans une unité d'intériorité d'une “conscience”. «[1] Les objets psychiques ont le même statut que les choses mondaines. Toute Erlebnis peut être portée à la réflexion. La psychologie existentielle se fonde sur la description phénoménologique et prétend renouveler profondément les études psychologiques. Seule la conscience est irréductible à un objet, sous peine d'être détruite comme conscience. Par là elle échappe à la psychologie pour devenir la matière de la phénoménologie.

 



[1] La Transcendance de l'Ego, « Esquisse d'une description phénoménologique «, 1936, Introduction, notes et appendices de S. Le Bon, Vrin, Paris, 1981, p. 75-76.




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 12008 mots (soit 17 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "La généalogie de l'angoisse chez Sartre" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit