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Grand oral du bac : L'éthique

Philosophie

Aperçu du corrigé : Grand oral du bac : L'éthique



Publié le : 14/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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 Grand oral du bac : L'éthique
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LA PHILOSOPHIE DU BONHEUR

 

L\'éthique est la discipline qui se propose d\'étudier les fins de l\'action humaine. Présente à l\'état de prémices chez les présocratiques, elle éclôt à proprement parler dans les dialogues platoniciens, qui la consacrent comme l’une des branches les plus importantes de la philosophie. Souvent considérée comme la première des sciences sociales, l\'éthique ne se contente pas de définir les notions de bien et de mal de manière abstraite; elle s\'applique à déterminer la façon dont les individus se situent par rapport à ces concepts, ainsi qu\'à décrire les moyens qu\'ils mettent en œuvre pour atteindre «leur» bien, que celui-ci soit nommé ataraxie, béatitude, paix de l\'âme ou, plus simplement, bonheur.

LES FONDEMENTS DE L\'ÉTHIQUE

Une philosophie pratique

 

La racine grecque du mot éthique, à savoir « éthos », se réfère à la coutume, non pas au sens de ce que dicte la tradition ou l\'environnement, mais simplement comme manière de conduire son existence. Par nature donc éminemment pratique, l\'éthique est d\'autant plus ancrée dans le concret qu\'elle apparaît en même temps que la philosophie elle-même, soit au Vesiècle avant notre ère, une époque où cette science émergente est tout entière tournée vers le politique. L\'éthique, partant de l\'individu, s\'inscrit alors tout naturellement dans une pensée plus globale sur la meilleure manière de conduire la cité. Cette préoccupation, lier le bien particulier au bien commun, traverse l’histoire de cette discipline et ce, quelles que soient les définitions du bien, empirique ou transcendant, résultat ou point de mire de l\'action, et les moyens supposés de l\'atteindre.

 

Éthique et morale

 

Le langage courant opère une distinction entre l\'éthique et la morale. On oppose même volontiers la première, placée dans le champ de la raison et du libre arbitre, à la seconde, comprise comme un ensemble de règles imposées de l\'extérieur. Philosophiquement parlant, cette dichotomie n\'est pas vraiment valide : le terme de « morale » peut se substituer à celui d\'«éthique», sans que pour autant la réflexion elle-même ne change de nature.

Car de quelque manière qu\'on la nomme, la discipline qui nous intéresse ne peut faire l\'économie de se prononcer sur les codes qui régissent la société, sur ce qui est tenu pour bien ou pour mal par le plus grand nombre, autrement dit, sur les «mœurs». Pour autant, son but n\'est pas de les édicter. Conformément au dessein général de la philosophie, retour réflexif et critique de la pensée sur elle-même, l\'éthique, ou philosophie morale, se fixe pour objectif de connaître les motifs de l’action humaine, de les éclairer. Pour cette raison, elle s\'est souvent opposée à l\'ensemble de prescriptions et de codes sociaux ou religieux traditionnellement rassemblés sous le terme de «morale» en place.

 

Platon et le souverain Bien

 

L\'histoire de la philosophie, les dialogues de Platon (427-347 av.J.-C.), eux-mêmes reflets de l\'enseignement de son maître à penser, Socrate (470-399 av. J.-C.), posent les fondements de la réflexion éthique. Avant cela, les présocratiques, essentiellement auteurs de théories globales du monde, cosmogonies ou théogonies, avaient parfois évoqué la question du bien et du mal, mais rares étaient ceux qui, à l\'instar de Démocrite (460-370 av. J.-C.), avaient proposé une morale à proprement parler.

 

La théorie platonicienne du souverain Bien se construit de manière fragmentaire à travers des ouvrages tels que le Corgias, le Phédon ou le Phèdre, et expose pleinement sa visée dans La République. Cette pensée se structure autour de trois grands axes. Tout d\'abord, conformément à sa métaphysique, qui veut que le domaine du visible, de l\'empirique, ne soit que le reflet trompeur du monde intelligible -la sphère des idées-, Platon définit le Bien comme un absolu transcendant Ce Bien, qui se confond avec le Vrai, le Juste ou le Beau, n\'a pas d\'existence matérielle, ni par conséquent de rapport avec les plaisirs concrets, pauvres et éphémères que les hommes peuvent espérer y trouver. Mais l\'idée de Bien existe chez l\'homme sous la forme d’une



Sartre : la liberté et l\'engagement

 

À l\'inverse de Schopenhauer, Sartre (1905-1980) invite à s\'engager dans le monde en vue de le transformer. L\'homme est un être condamné à être libre et il est responsable du sens qu\'il donne à sa vie. Conformément à l\'assertion qui fonde l\'existentialisme, selon laquelle l\'existence précède l\'essence, l\'homme est avant tout un homme qui se construit: ce n\'est qu\'au terme de son existence que l’on peut définir ce qu\'il est. Il n\'existe aucune définition a priori de la nature humaine : l\'homme est ce qu\'il fait, dans le monde et face à une situation donnée. Et même si ce monde est hostile et cause de souffrances, l\'homme doit l\'affronter tel qu\'il est, et s’y engager pour le bouleverser et le transformer. Il doit adopter une attitude résolument active pour le rendre meilleur. Cette éthique révolutionnaire suppose un engagement total de chaque homme dans l\'activité sociale et politique. De cette manière, l\'homme donne sens à son existence et devient vertueux. Il est un être libre, responsable de ses actes qui, en s\'engageant, engage l\'humanité tout entière.




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