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HEGEL

Publié le 28/01/2019

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hegel

Son œuvre la plus connue, La phénoménologie de l’esprit, constitue une source très riche de nouvelles catégories philosophiques : ainsi l'aliénation, conséquence d'un perpétuel conflit, est perceptible aussi bien dans la nature que dans la vie sociale, entre les objets et les sujets, entre les individus et la société, entre la raison et la réalité.

 

Ces oppositions ou antagonismes - celle du «maître et de l'esclave» fut largement commentée par le philosophe- engendrent des situations d'oppression à tous les niveaux de l'existence et sont le moteur de ce que Hegel appelle dialectique. La dialectique chez Hegel désigne, au sens étymologique du terme, le perpétuel mouvement entre deux situations contraires qui ne peuvent se concilier. En acceptant cet état de fait, Hegel établit que les deux opinions contraires sont équivalentes.

 

L'analyse de Hegel a été malheureusement sujette à des interprétations réellement abusives et à de nombreuses confusions. Reformulée notamment par le matérialisme évolutionniste d'inspiration marxiste, la dialectique hégélienne déboucha sur une conception du développement de la société et de son histoire, à l'opposé

 

même du système métaphysique professé par le philosophe dans toute son œuvre.

 

Une certaine idée de l'État

 

Pour Hegel, l'Église chrétienne doit réaliser l'Esprit absolu que le message divin, par l'entremise du Christ, révèle. Ce qui implique une société réconciliée, offrant l'unité de l'universel et du singulier, de l'intérieur et de l'extérieur. Or, Hegel constate que l'Eglise a failli à sa mission : le christianisation du monde. Il revient donc à l'Etat de remplacer cette_Église défaillante.

 

Il s'agit d'un Etat laïc qui, dans la communauté des homme?, sera l'expression de la religion absolue. «L'Etat, soutient le philosophe, est un système pratique fondé sur des syllogismes (la logique) ». Les trois éléments qui le constituent -les personnes, les groupes socio-économiques et les lois constitutionnelles- avec le pouvoir qui les applique, doivent, au moins en principe, s'accorder réciproquement, jouant chacun à sa manière un rôle médiateur

 

En fait, il apparaît que l'identité du réel et du rationnel ne reste qu'au stade de projet. Ainsi, l'État prussien, despotique et conservateur, que Hegel tenta de soutenir, ne fut j amais à la hauteur de son espoir. Certes, l'Etat, selon le philosophe, n'est pas une fin et ne détient pas le dernier mot. Mais, il revêt son sens, son fondement et sa destinée dans l'Esprit absolu.

 

Si Hegel -comme l'affirmait le philosophe français Alain- «peut tenir lieu d'Aristote des temps modernes, car il est celui qui a pesé le plus sur les destinées européennes », Karl Marx, son disciple, est, dans la lignée du grand maître allemand, le théoricien de l'action pratique.

hegel

« Hegel Jusqu'au xx• siècle, la pensée de Hegel a marqué plusieurs générations de jeunes intellectuels et influencé la pensée de nombr eux philosophes, dont Karl Marx et Oswa ld Spengl er, entre autres.

Une œuvre magistrale De son vivant, Hegel n'a publié qu'une partie de son œuvre, dont La phénomé nologie de l'esprit (1 807) et L'enc yclopédie des sciences philo­ sophiques (1817).

Une part importante de son sy:r tème de pensée a été exposée dans ses cours uni­ ver sitair es, publ iés après sa mort : L'esthé tique (18 32), Leçons sur la philosophie de la religion (18 32) , Leçons sur la philosophie de l'hi stoire (18 37).

De 1818 à sa mort, Hegel a donc enseigné avec passion toutes les parties de son système : 1804 .......

Hegel dans son cabinet de travail.

«S on visage était l'image même de sa pensée "• constatait son ancien élève et disciple français, Victor Cousin.

philosophie de l'histoi re, histoire de la philoso­ phie, philosophie du droit, esthétique, philoso­ phie de la religion.

Pourtant, peu d'œuvres philo­ sophiques ont suscité autant d'interprétations contradictoir es.

Après la mort du maître, ses dis­ ciples se sont scindés en divers groupes plus ou moins divergents.

Les hégéliens «de gauc he" aboutirent, par exemple, à un athéisme radical et mili tant et engendr èrent le matérialisme dialecti­ que développé par les marxistes, jusqu'à Adorno.

Quelques idées maîtresses Son œuvre la plus connue, La phénomé nologie de l' esprit, constitue une source très riche de nou­ velles catégories philosophiques : ainsi l'aliéna­ tion, conséquence d'un perpétuel conflit, est per­ ceptible aussi bien dans la nature que dans la vie sociale, entre les objets et les sujets, entre les indi­ vidus et la société, entre la raison et la réalité.

Ces oppositions ou antagon ismes -celle du «m aître et de l'esclave » fut largement commentée par le philosophe- engendrent des situations d'op­ pres sion à tous les niveaux de l'exis tence et sont le moteur de ce que Hegel appelle dialectique.

La dialectique chez Hegel désigne, au sens étymolo­ gique du terme, le perpétuel mouvement entre deux situations contraires qui ne peuvent se conci­ lier .

En acceptant cet état de fait, Hegel établit que les deux opinions contraires sont équivalentes.

L' anal yse de Hegel a été malheur eusement sujette à des interprétations réellement abusives et à de nombr euses confusions.

Reformulée notamment par le matérialisme évolutionn iste d'in spiration marxiste, la dialectique hégélienne déboucha sur une conception du développe­ ment de la société et de son histoir e, à l'opposé même du système métaphysique professé par le ph ilosophe dans toute son œuvre.

Une certaine idée de l'État Po ur Hegel, l'Église chrétie nne doit réaliser l'E sprit absolu que le message divin, par l'entre­ mise du Christ, révèle.

Ce qui implique une société réconciliée, offrant l'unité de l'uni versel et du sin­ gulier, de l'int�rieur et de l'extérieur .

Or, Hegel constate que l'Egli se a failli à sa mission : lg chris­ tiani sation du monde.

Il revient donc à l'Etat de remplacer cette_ Église défaillante.

Il s'agit d'un Etat laïc qui, dans la communauté des hom me?, sera l'expression de la religion abso lue.

«L'Etat, soutient le phi losophe, est un syst ème pratique fondé sur des syllogismes (la logique) )).

Les trois éléments qui le constituent -le s personnes, les groupes socio-économique s et les lois constituti onnelles- avec le pouvoir qui les applique, doivent, au moins en principe, s'ac­ cor der récipr oquement, jouant chacun à sa manièr e un rôle médiateur .

En fait, il appar aît que l'identité du réel et du rationnel ne reste qu'au stade de projet.

Ainsi, l' État prussien, despotique et conservateur , que Hegel tenta de soutenir , !le fut jamais à la hauteur de son espoir.

Certes, l'Etat, selon le philosophe, n'e st pas une fin et ne détient pas le dernier mot.

Mais, il revêt son sens, son fondement et sa desti­ née dans l'Esprit absolu.

Si Hegel -comme l'aff irmai t le phi losophe français Alain-«peut tenir lieu d'Aristote des temps modernes, car il est celui qui a pesé le plus sur les destinées européennes "• Karl Marx, son disciple, est, dans la lignée du grand maître alle­ mand, le théoricien de l'action pratique.

' Hegel fut un philosophe particulièrement prolifique.

Reconnu et respecté par ses pairs, certaines de ses œuvres ne furent pourtant pas publiées de son vivant.. »

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