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Le modèle linguistique et les sciences humaines

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le modèle linguistique et les sciences humaines



Publié le : 13/10/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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Le modèle linguistique et les sciences humaines
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Derrière ces tentatives, nous voyons le désir de cristalliser dans le langage des mots tels qu\'affectivité ou intelligence. En revanche, les artistes ont voulu jalonner les étapes de ces signes. Généralement, on retient les cinq moments : pictogramme, idéogramme, hiéroglyphe, écriture syllabique et enfin, alphabet. Mais Saussure répétait cette formule : \"Il n\'y a jamais de préméditation, ni même de méditation, de réflexion sur les formes, en dehors de l\'acte, de l\'occasion de la parole, sauf une activité inconsciente, non créatrice : l\'activité de classement\".

 

Derrière cette activité, nous apprenons à déceler les catégories linguistiques. Et nous les rapportons à une expérience précise. Ainsi Sapir, dans Le Langage déclare-t-il : \"D semblerait qu\'à une époque du passé, le subconscient humain ayant fait un inventaire trop rapide des faits acquis par l\'expérience, s\'est laissé aller à une classification prématurée qui ne pouvait pas être modifiée, et a ainsi imposé aux héritiers de son langage, une science en laquelle ils ne pouvaient plus croire et qu\'ils n\'avaient pas la force d\'abandonner. Le dogme, rigidement prescrit par la tradition se fige dans le formalisme\".

 

Cette remarque est fondamentale pour les sciences humaines puisqu\'elle souligne que \"la forme des pensées humaines est régie par des lois structurelles qui, pour être inconscientes, n\'en sont pas moins inéluctables\". Donc, derrière les signes, se profile une Loi sociologique essentielle. \"Chaque langue est un vaste système de structures différent des autres, dans lequel il existe un ordonnancement culturel des formes et des catégories qui non seulement permet à l\'individu de communiquer, mais également analyse le réel ... canalise son raisonnement et jalonne peu à peu le champ de sa conscience\".

 

Ainsi Whorf, s\'interrogeant sur les langues anglo-saxonnes, remarque : \"Dans le monde anglophone, chaque enfant apprend entre deux et cinq ans la structure exprimée par la formule structurale des monosyllabes anglais.... Lorsque l\'enfant atteint six ans, cette formule s\'est ancrée en lui et est devenue automatique\".

 

Ainsi Martinet formule son idée du langage : \"Une langue est un instrument de communication selon lequel l\'expérience humaine s\'analyse différemment dans chaque communauté, en unités douées d\'un contenu sémantique et d\'une expression phonique : les monèmes; cette expression phonique s\'articule à son tour en unités distinctives et successives, les phonèmes, en nombre déterminé dans chaque lange...\"

 

Ainsi, enfin, Mounin rapelle que : \"à chaque langue correspond une organisation particulière des données de l\'expérience. Apprendre une autre langue, ce n\'est pas mettre de nouvelles étiquettes sur des objets connus, mais s\'habituer à analyser autrement ce qui fait l\'objet de communication linguistique\".



Langage animal, langage humain

 

Le langage est aussi un outil de communication entre les hommes qui n\'a pas d\'équivalent véritable chez les animaux. Descanes soulignait déjà ce fait en s\'efforçant de montrer par là l\'absence de pensée chez les bêtes. On a contesté ce point en faisant valoir qu\'il existe cenains modes de communication, notamment chez les abeilles, qui s\'apparenteraient à un langage. Néanmoins, la danse qu\'elles exécutent peur indiquer à leurs congénères les lieux de la nourriture, reste marquée par cenains traits qui empêchent de la considérer comme un équivalent du langage humain. Tout d\'abord, cette communication est à sens unique, elle ne produit pas de réponses. L\'irréversibilité lui interdit donc l\'échange et l\'inversion des rappons entre locuteur et récepteur. De plus, le langage des abeilles. est contraint, il s\'exprime dans un cas déterminé, de nature immuable. Le message reste identique, il n\'est pas susceptible de variations. Enfm, il est à une seule aniculation : s\'il y a symbolisme, il n\'y a pas véritablement usage d\'une langue capable de produire une masse indéfinie d\'énoncés. C\'est pourquoi Benveniste propose de parler d\'un code de signaux à ce propes. Il remarque, en outre, que le \"langage des abeilles\" confirme la nécessité d\'une société, même animale, peur que prenne naissance un langage.

 

Le caractère proprement humain du langage conduit à une interrogation sur son origine. Faut-il considérer qu\'il est inscrit dans la nature biologique de l\'homme ? On bien faut-il penser qu\'il est un produit de la vie sociale, donc culturelle de l\'homme ? Le structure du code génétique mise en évidence assez récemment fait apparaitre une convergence surprenante avec les organisations de type linguistique. Il est difficile d\'en conclure à une relation de cause à effet, ou à une simple similitude entre les deux ordres de faits. Mais le problème ainsi posé est de la plus haute imponance, puisque la réflexion sur l\'origine du langage a été incessante depuis l\'Antiquité, même si la linguistique n\'a pu se constituer qu\'en renonçant à suivre ce chemin.

 

Relation entre l\'homme et le monde, entre l\'homme et l\'homme, le langage est donc un instrument essentiel. Son analogie avec l\'outil, de même que son rapport avec la vie sociale, renforce encore cette apparence instrumentale. C\'est sur elle que reposent en partie les idées plus ou moins confuses qui règnent sur sa place exacte parmi les multiples savoirs de l\'homme. Longtemps considéré comme le prolongement de la conscience dont il serait en quelque sorte l\'interprète, le véhicule, nous le voyons aujourd\'hui sous un angle différent. Une pensée hors langage n\'a pas de consistance, elle n\'a de réalité qu\'à panir de l\'instant où elle trouve à s\'exprimer.




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