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LE TRAVAIL PERMET-IL LA PRISE DE CONSCIENCE DE SOI ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : LE TRAVAIL PERMET-IL LA PRISE DE CONSCIENCE DE SOI ?



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Publié le : 4/1/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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LE TRAVAIL PERMET-IL LA PRISE DE CONSCIENCE DE SOI ?
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LE TRAVAIL PERMET-IL LA PRISE DE CONSCIENCE DE SOI ?



Introduction
Dans les mentalités communes, le travail est souvent perçu comme néfaste à l'homme. L'étymologie latine du mot « travail » tripalium, qui signifie instrument de torture,  souligne le caractère contraignant et rébarbatif du travail. Dans la Bible, le travail est présenté comme une malédiction de Dieu sur les hommes pour les punir du péché. Dans la Genèse, il est écrit qu'en raison de la faute originelle l'homme gagnera son pain à la sueur de son front et la femme enfantera dans la douleur. Mais le travail ne peut-il pas aussi être considéré comme une valeur positive? Qu'est-ce que peut bien apporter le travail à l'homme? Dans quel but l'humain travaille-t-il? "Le travail permet-il la prise de conscience de soi?"
Caractère paradoxal de cette question. Comment le travail, couramment reconnu comme un fardeau, pourrait-il permettre une plus grande connaissance de soi, voire une construction ou un accomplissement de soi sur un plan psychologique, intellectuel, social, moral ou politique ? La confrontation, ici, de deux notions qui semblent s'opposer demande donc une analyse plus précise. Le travail, qui désigne d'abord une activité de transformation par l'homme de la nature, prend ensuite un sens plus moderne comme activité le plus souvent socialement utile qui s’effectue contre salaire. L'esclave travaille, mais aussi l’artiste, l'intellectuel, le scientifique. Le travail peut ainsi être perçu à la fois comme une activité contraignante et dégradante ou comme une réalisation de soi permettant une reconnaissance sociale, une créativité ou une inventivité.
Problématique ou plan: (I) En un premier moment, nous analyserons la valeur formatrice du travail ou le travail comme réalisation de soi, tant sur un plan individuel que collectif. Perfectionnement de soi, projection de soi dans une activité extérieure, concrétisation de son utilité sociale, le travail comporte d’indéniables aspects positifs pour l’individu qui l’accomplit. Il se pourrait toutefois que cela ne soit pas toujours le cas. Ainsi, nous verrons, en un second moment, des aspects plus sombres du travail en nous rendant attentifs à l’organisation sociale et économique, dans laquelle il s'inscrit et où il risque d’apparaître comme une activité, abrutissante et même, dans certains cas déshumanisante, aliénante et absurde. S’il est difficile de nier la valeur du travail pour l'accomplissement de l'individu, quels moyens mettre en place pour allier organisation du travail et développement intellectuel, culturel et social de soi. C'est à cette question que nous essaierons de répondre en un dernier temps (III) ?





I-
Le travail permet la conscience de soi


A- Le travail, du fait de la diversité des activités qu’il recouvre (travail intellectuel, artistique, technique), permet pour l’individu qui l’accomplit une plus grande connaissance de lui-même, de ses compétences, de ses valeurs, de ses choix. Il favorise un développement de la conscience de soi sur un plan à la fois théorique et pratique (Voir texte de Hegel extrait des cours d’Esthétique sur la double conscience de soi). Selon Hegel, l’homme est doté d’une double existence. Il est à la fois un être en soi et un être pour soi. Il existe au même titre que tout autre objet comme une chose susceptible d’être perçue par une autre conscience. Il est un élément parmi d’autres dans le monde. Mais dans le même temps, il est un être pour soi, à savoir un sujet capable de conscience. Il peut parvenir à une représentation de son identité et se connaître lui-même. L’être humain parvient à une double conscience de soi : théorique et pratique. Il peut s’examiner en son for intérieur, analyser ses sentiments, ses émotions, évaluer la pertinence de ses jugements, comprendre ses goûts et ses valeurs (conscience de soi théorique). Mais il peut aussi prendre conscience de lui-même et de ses qualités ou compétences physiques, sociales ou morales par les actions qu’il entreprend, les objets qu’il fabrique ou les œuvres qu’il crée. Ses actions, ses inventions, ses créations constituent comme un dédoublement de lui-même, un miroir qui permettent à l'individu une prise de conscience de soi. Ainsi le révolutionnaire prend-il conscience de lui-même par ses engagements politiques et les actes qu’il accomplit pour réaliser ses valeurs. Mais sur un autre plan, il en va de même pour l’artiste qui parvient à une plus grande compréhension de lui-même à travers ses créations où il exprime son imagination, ses sentiments, ses idées ou par l’artisan qui voit dans l’objet fabriqué une projection et une concrétisation de son inventivité, de son talent ou de son savoir-faire. 
B-Dans son essence ou dans sa forme première (générique), le travail est une modification par l’humain de la nature qui permet un développement de soi et de ses compétences
Au premier stade de l'évolution humaine, le travail humain apparaît comme une activité de transformation de la nature. En effet, l'homme vivant dans la nature, répond à ses besoins vitaux en puisant dans la nature des ressources pour tâcher de survivre. Il essaie aussi de maîtriser un environnement parfois hostile par l’invention d’artifices : techniques du feu, constructions d’abris contre les intempéries, fabrication de haches pour pénétrer dans des forêts denses et sauvages ou de lances pour se défendre des animaux féroces et chasse. Le travail de l'homme, à l'état naturel, consiste en une confrontation à la nature pour répondre à une nécessité biologique. Pour faire fructifier la nature et tenter d’instaurer son pouvoir sur elle, l’homme, à ce stade premier, élabore des outils et des techniques. Avec l’évolution de l’homme, on passe de techniques simples à des techniques plus complexes : agriculture, métallurgie, etc. Les techniques animales et les techniques humaines ne différent pas beaucoup du point de vue de l’excellence du résultat. Les ruches, les fourmilières sont des constructions très complexes qui n’ont pas grand-chose d’inférieures du point de vue de leur réalisation technique aux productions de l’homme. Cependant, les techniques animales et les techniques humaines diffèrent du point de vue de leur processus. Les premières (animales) sont innées, continues. Elles dérivent de l’instinct et sont réalisées d’un seul bloc. Elles évoluent peu et sont quasiment partout semblables selon la géographie et l'histoire. Les secondes sont l’expression de la liberté humaine. Elles évoluent rapidement, sont diverses géographiquement et historiquement. On doit distinguer les techniques humaines en étapes différentes : conception (intelligence technique, inventivité), volonté (qui permet le passage à l’acte ou la concrétisation de ce que l’être humain a imaginé) et persévérance (effort pour surmonter les échecs et les obstacles rencontrés). Marx, dans les Manuscrits de 1844, évoque à ce titre le caractère formateur du travail synonyme ici de technique au niveau de l’homme générique. Il qualifie de « générique », l’homme au sens universel, à savoir l’espèce humaine dans sa forme première indépendamment de toute organisation socio-économique du travail géographiquement et historiquement située. En élaborant des techniques toujours plus complexes, l'être humain prend conscience de lui-même, de ses compétences, de ses faiblesses, de ses forces, de sa puissance physique, de son intelligence et de sa volonté par la résolution de rencontrées et d’obstacles surmontés. C’est ainsi que Marx peut affirmer que « l’animal se confond  immédiatement avec son activité vitale. Il ne se distingue pas d’elle. Il est cette activité. L’homme fait de son activité vitale elle-même l’objet de sa volonté et de sa conscience. Il a une activité vitale consciente ; elle n’est pas une détermination avec laquelle il se confond immédiatement » (ibid.). 
Mais le travail à ce stade premier ne se limite pas à une réponse à des besoins physiologiques ou à une soumission à la nécessité. Très tôt, l’être humain se montre intéressé par la beauté et les techniques revêtent un aspect artistiques : peintures rupestres, décorations des instruments de chasse, tatouages, etc. Tandis que l’animal produit en étant dépendant du besoin, l’homme produit aussi indépendamment des besoins vitaux, selon des critères seulement esthétiques, comme le reconnaît aussi Karl Marx « l’homme produit même lorsqu’il est libéré de tout besoin physique et ne produit vraiment que lorsqu’il en est vraiment libéré. […] C’est pourquoi l’homme façonne aussi d’après les lois de la beauté ». Le travail est donc une activité formatrice, libératrice au sens où il permet à l’homme, qui est encore proche d’un état de nature, de prendre conscience de soi de ses capacités ou de ses compétences et de les développer. Le travail ne saurait toutefois se limiter à ce stade naturel. Les êtres humains s’organisent rapidement dans des communau...


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