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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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Alain et l'apprentissage des sciences

« Il est bien sûr que les faits de nature intéressent tout homme; encore mieux, l'homme s'approche des mécaniques armé d'une merveilleuse attention. Les enfants sont de même; et je comprends qu'on veuille leur voir toujours en main un objet qu'ils défont et refont, qu'ils essaient, qu'ils explorent, qu'ils comprennent enfin comme on comprend le mécanisme d'une horloge. Seulement je suis assuré que si l'on espère éveiller l'esprit par ces moyens-là, on se trompe. Ce qui intéresse n'instruit jamais. L'homme est naturellement ingénieux, observateur, inventeur. Vous n'apprendrez rien à un chasseur qu'il ne sache mieux que vous. Et ce n'est pas d'hier qu'on nous invite à admirer le sauvage suivant une piste. Est-ce savoir? N'y a-t-il pas autre chose à savoir? Platon voulait écrire au fronton de son école : « Nul n'entre ici s'il n'est géomètre. » Par exemple, dans une horloge, c'est le mouvement régulier du pendule qu'il faut comprendre; on ne le peut sans la loi de la chute; on ne peut comprendre la loi de chute si l'on n'est géomètre. » ALAIN

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LÉVI-STRAUSS: [Relativité du progrès]

[Relativité du progrès] Dans une très large mesure, la distinction entre les « cultures qui bougent » et les « cultures qui ne bougent pas » s'explique par la même différence de position qui fait, que, pour un voyageur, un train en mouvement bouge ou ne bouge pas. Avec, il est vrai, une différence... A l'observateur du monde physique (comme le montre l'exemple du voyageur), ce sont les systèmes évoluant dans le même sens que le sien qui paraissent immobiles, tandis que les plus rapides sont ceux qui évoluent dans des sens différents. C'est le contraire pour les cultures, puisqu'elles nous paraissent d'autant plus actives qu'elles se déplacent dans le sens de la nôtre, et stationnaires quand leur orientation diverge... Chaque fois que nous sommes portés à qualifier une culture humaine d'inerte ou de stationnaire, nous devons donc nous demander si cet immobilisme apparent ne résulte pas de l'ignorance où nous sommes de ses intérêts véritables, conscients ou inconscients, et si, ayant des critères différents des nôtres, cette culture n'est pas, à notre égard, victime de la même illusion. Autrement dit, nous nous apparaîtrions l'un à l'autre comme dépourvus d'intérêt, tout simplement parce que nous ne nous ressemblons pas. LÉVI-STRAUSS, Race et Histoire

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Rousseau: Citoyens et Argent

Dans un État vraiment libre, les citoyens font tout avec leurs bras, et rien avec de l'argent ; loin de payer pour s'exempter de leurs devoirs, ils payeraient pour les remplir eux-mêmes. Je suis bien loin des idées communes ; je crois les corvées moins contraires à la liberté que les taxes. Mieux l'État est constitué, plus les affaires publiques l'emportent sur les privées, dans l'esprit des citoyens. Il y a même beaucoup moins d'affaires privées, parce que la somme du bonheur commun fournissant une portion plus considérable à celui de chaque individu, il lui en reste moins à chercher dans les soins* particuliers. Dans une cité bien conduite, chacun vole aux assemblées ; sous un mauvais gouvernement, nul n'aime à faire un pas pour s'y rendre, parce que nul ne prend intérêt à ce qui s'y fait, qu'on prévoit que la volonté générale n'y dominera pas, et qu'enfin les soins* domestiques absorbent tout. Les bonnes lois en font faire de meilleures, les mauvaises en amènent de pires. Sitôt que quelqu'un dit des affaires de l'État : Que m'importe ? on doit compter que l'Etat est perdu. Jean-Jacques ROUSSEAU, Du Contrat Social

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ALAIN: La mémoire supérieure est représentation d'un ordre.

ALAIN: La mémoire supérieure est représentation d'un ordre. «Supposons qu'un ignorant parcoure un traité de géométrie sans y rien comprendre ; quel souvenir gardera-t-il de cette lecture ? Peut-être la représentation de quelques figures ou fragments de figures, de quelques mots, de quelques constructions de phrases qui l'auront frappe, sans qu'il puisse mettre dans tous ces souvenirs un ordre certain et déterminé autre que celui selon lequel ils s'évoquent les uns les autres, une figure faisant penser à une autre figure et un mol à un autre mot. Comparons à ce souvenir embryonnaire et irréfléchi, qui mérite à peine le nom de souvenir, le souvenir rationnel que possède le mathématicien après avoir lu et compris les mêmes chapitres : ici non seulement l'ordre de succession des mots, des propositions, des démonstrations est conservé, mais encore il est le principal élément du souvenir, aucun détail n'étant alors conservé pour lui-même, et chacun d'eux n'ayant d'intérêt que par sa place après certain autres dont il dépend, et avant certains autres qui dépendent de lui. Comme tout le monde accordera que ce souvenir est certainement plutôt un souvenir que le souvenir de l'ignorant, nous avons le droit de dire que la perfection de la mémoire semble consister dans la représentation exacte d'un certain ordre de succession irréversible.» Alain

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Alain: Mémoire et Souverain

« Quand je récite, on peut bien dire que je reconnais le texte, et par conséquent que je me reconnais moi-même. Mais ma pensée ne se dirige pas par là. L'intérêt n'est pas de savoir si c'est bien moi qui ai appris cela et à quelle époque... Un chimiste ne se reconnaît pas lui-même, même explicitement en ses « souvenirs » de chimie, pour autant qu'il les utilise; toutefois il se reconnaîtra en un procédé qu'il a inventé; mais alors, par ce mouvement, il s'éloigne de la science, il revient à lui et à cette sorte de rêverie biographique qui plaît à tous. Tous nos souvenirs ont deux faces. Par un côté, ils s'accordent à nous-mêmes et nous restituent un moment de notre vie. Jean-Christophe sait la musique ; mais il peut penser aussi à ses premières admirations, à ses désespoirs. On remarquera à ce sujet que les souvenirs explicitement reconnus ne consistent jamais dans un acte de mémoire limité, mais se rapportent à une vue du monde, à un moment de l'histoire du monde. Notre rêverie biographique cherche toujours à étendre chaque souvenir et c'est par ce moyen qu'il prend le sens de quelque chose de passé, qui ne fut qu'une fois. La sonate est toujours la même sonate, mais les lieux, les personnes, non. Et nos sentiments non plus. Je ne suis plus celui qui croyait..., qui pensait..., qui espérait. » Alain

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Heidegger: Ecoute et attention

Personne ne voudra contester qu'il existe aujourd'hui un intérêt pour la philosophie. Mais reste-t-il encore quelque chose aujourd'hui à quoi l'homme ne s'intéresse pas — au sens où il comprend ce mot ? Inter-esse* veut dire : être parmi et entre les choses, se tenir au coeur d'une chose et demeurer auprès d'elle. Mais pour l'inter-esse moderne ne compte que ce qui est « intéressant ». La caractéristique de ce qui est « intéressant », c'est que cela peut dès l'instant suivant nous être déjà devenu indifférent et être remplacé par autre chose, qui nous concerne alors tout aussi peu que la précédente. Il est fréquent de nos jours que l'on croie particulièrement honorer quelque chose du fait qu'on le trouve intéressant. En vérité, un tel jugement fait de ce qui est intéressant quelque chose d'indifférent, et bientôt d'ennuyeux. Heidegger. * En latin inter : entre, esse : être.

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ROUSSEAU: Souveraineté et représentation

Sitôt que quelqu'un dit des affaires de l'Etat : que m'importe? on doit compter que l'Etat est perdu. L'attiédissement de l'amour de la patrie, l'activité de l'intérêt privé, l'immensité des Etats, les conquêtes, l'abus du gouvernement, ont fait imaginer la voie des députés ou représentants du peuple dans les assemblées de la nation... La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point ; elle est la même ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle ; ce n'est point une loi. Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement ; sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde. » J.-J. ROUSSEAU

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Kant: valeur des exemples en morale

« Il n'est pas interdit de proposer aux enfants pour leur éducation morale, des exemples d'actions nobles, magnanimes, méritoires : c'est même d'une excellente pédagogie. Mais le tout est dans le commentaire qu'on en fait. Rien ne serait plus pernicieux, pour deux raisons, que de donner à l'admiration des enfants le mérite des héros. La première est que la valeur morale ne réside pas dans l'individu, mais dans la loi morale dont il est porteur et qu'il s'efforce d'accomplir. Il ne faut pas vanter le mérite des héros, parce qu'il n'y a pas de héros, parce que nul ne fait plus que son devoir. Il ne faut pas inviter à l'imitation des saints, parce qu'il n'y a pas de saints, parce que ceux qu'on appelle des saints tirent leur sainteté de la loi morale, à laquelle ils sont comme tout homme soumis. La seconde raison est que le sentiment du mérite amollit et flétrit le coeur ; il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît. Dès que l'attention se tourne vers le mérite elle se détourne de la loi morale qui l'engendre par l'effort qu'elle requiert, dès que le mérite inspire l'enthousiasme, il pervertit, par retour sur le moi, le zèle qui n'était pur que parce qu'il visait seulement le devoir. Voulez-vous faire des histrions et des songe-creux ? Présentez-leur le héros en quête de bravos, au lieu du courage de faire simplement son devoir. Le vrai mérite est celui qui s'ignore, parce qu'il n'est de vrai mérite que celui du pur désintéressement, qui ne peut être pur, si c'est possible, que si je ne me vante pas qu'il l'est ; autrement, la grandeur de l'action disparaît dans la petitesse de la vanité. » KANT

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Bergson! Ordre et Univers

Pourquoi l'univers est-il ordonné ? (...) D'où vient que notre pensée se retrouve dans les choses ? Ce problème, qui est devenu chez les modernes le problème de la connaissance après avoir été, chez les anciens, le problème de l'être, est né d'une illusion (...). II s'évanouit si l'on considère que l'idée de désordre a un sens défini dans le domaine de l'industrie humaine ou, comme nous disons, de la fabrication, mais non pas dans celui de la création. Le désordre est simplement l'ordre que nous ne cherchons pas. Vous ne pouvez pas supprimer un ordre, même par la pensée, sans en faire surgir un autre. S'il n'y a pas fmalité ou volonté, c'est qu'il y a mécanisme ; si le mécanisme fléchit, c'est au profit de la volonté, du caprice, de la finalité. Mais lorsque vous vous attendez à l'un de ces deux ordres et que vous trouvez l'autre, vous dites qu'il y a désordre, formulant ce qui est en termes de ce qui pourrait ou devrait être, et objectivant votre regret. Tout désordre comprend ainsi deux choses : en dehors de nous, un ordre ; en nous, la représentation d'un ordre différent qui est seul à nous intéresser. BERGSON, La pensée et le mouvant

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MERLEAU-PONTY : l'homme d'action

« Il y a beaucoup de convention dans le portrait de l'homme d'action que l'on oppose au philosophe : l'homme d'action n'est pas tout d'une pièce. La haine est une vertu de l'arrière. Obéir les yeux fermés est le commencement de la panique, et choisir contre ce que l'on comprend le commencement du scepticisme. II faut être capable de prendre recul pour être capable d'un engagement vrai, qui est toujours aussi un engagement dans la vérité. (...) Nul n'est manichéen (1) devant soi-même. C'est un air qu'ont les hommes d'action vus du dehors, et qu'ils gardent rarement dans leurs Mémoires. Si le philosophe laisse entendre dès maintenant quelque chose de ce que le grand homme dit à part soi, il sauve la vérité pour tous, il la sauve même pour l'homme d'action, qui en a besoin, nul conducteur de peuples n'ayant jamais accepté de dire qu'il se désintéresse de la vérité. Plus tard, que dis-je, demain, l'homme d'action réhabilitera le philosophe. Quant aux hommes simplement hommes, qui ne sont pas des professionnels de l'action, ils sont encore bien plus loin de classer les autres en bons et en méchants, pourvu qu'ils parlent de ce qu'ils ont vu et qu'ils jugent de près, et on les trouve, quand on essaie, étonnamment sensibles à l'ironie philosophique, comme si leur silence et leur réserve se reconnaissaient en elle, parce que, pour une fois, la parole sert ici à délivrer. » MERLEAU-PONTY

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COURNOT: Histoire et curiosité anecdotique

« En histoire (...), la curiosité anecdotique s'adonne à la recherche des causes, surtout pour montrer combien il y a de disproportion entre la petitesse des causes et la grandeur des effets. C'est (par exemple) le grain de sable dans l'uretère de Cromwell (...). Mais l'histoire philosophique, la grande histoire s'arrête peu à ces causes microscopiques. Elle cherche une raison suffisante des grands événements, c'est-à-dire une raison qui se mesure à l'importance des événements; et sans qu'elle ait la prétention d'y atteindre toujours, puisque cette raison peut se trouver hors de la sphère de ses investigations, il ' arrive souvent qu'elle la trouve. Une configuration géographique, un relief orographique (1) ne sont pas des causes au sens propre du mot : cependant personne ne s'étonnera d'y trouver la clef, l'explication ou la raison de l'histoire d'un pays réduite à ses grands traits, à ceux qui méritent de rester gravés dans la mémoire des hommes. Le succès d'une conspiration, d'une émeute, d'un scrutin décidera d'une révolution dont il faut chercher la raison dans la caducité des vieilles institutions, dans le changement des moeurs et des croyances, ou, à l'inverse, dans le besoin de sortir du désordre et des intérêts alarmés. Voilà ce que l'historien philosophe sera chargé de faire ressortir, en laissant pour pâture à une curiosité frivole tels faits en eux-mêmes insignifiants, qui pourtant figurent dans la chaîne des causes, mais qu'on est fondé à mettre sur le compte du hasard. » COURNOT

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Pascal et l'amour d'autrui

Il arrive de là que, si l'on a quelque intérêt d'être aimé de nous, on s'éloigne de nous rendre un office qu'on sait nous être désagréable. On nous traite comme nous voulons être traités : nous haïssons la vérité, on nous la cache ; nous voulons être flattés, on nous flatte ; nous aimons à être trompés, on nous trompe. C'est ce qui fait que chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité, parce qu'on appréhende plus de blesser ceux dont l'affection est plus utile et l'aversion plus dangereuse. Un prince sera la fable de toute l'Europe, et lui seul n'en saura rien. Je ne m'en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu'ils se font haïr. Or ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu'ils servent ; et ainsi ils n'ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes. Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes ; mais les moindres n'en sont pas exemptes, parce qu'il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n'est qu'une illusion perpétuelle ; on ne fait que s'entre-tromper et s'entre-flatter. PASCAL

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ROUSSEAU: Droit d'obéissance

« En essayant de persuader à vos élèves le devoir de l'obéissance, vous joignez à cette prétendue persuasion la force et les menaces, ou, qui pis est, la flatterie et les promesses. Ainsi donc, amorcés par l'intérêt ou contraints par la force, ils font semblant d'être convaincus par la raison. Ils voient très bien que l'obéissance leur est avantageuse, et la rébellion nuisible, aussitôt que vous vous apercevez de l'une ou de l'autre... La raison du devoir n'étant pas de leur âge, il n'y a homme au monde qui vînt à bout de la leur rendre vraiment sensible ; mais la crainte du châtiment, l'espoir du pardon, l'importunité, l'embarras de répondre leur arrachent tous les aveux qu'on exige ; et l'on croit les avoir convaincus, quand on ne les a qu'ennuyés ou intimidés. Les lois, direz-vous, quoique obligatoires pour la conscience, usent de même de contrainte avec les hommes faits. J'en conviens. Mais que sont ces hommes, sinon des enfants gâtés par l'éducation ? Voilà précisément ce qu'il faut prévenir. Employez la force avec les enfants et la raison avec les hommes ; tel est l'ordre naturel ; le sage n'a pas besoin de lois. » ROUSSEAU

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Hume: punition et obligation

« Quand un homme dit qu'il promet quelque chose, il exprime effectivement la résolution d'accomplir cette chose ; et, en même temps, par l'emploi de cette formule verbale, il se soumet à la punition qu'on ne se fie plus jamais à lui, s'il fait défaut. Une résolution est l'acte naturel de l'esprit qu'expriment les promesses ; mais si, dans l'affaire, il n'y avait rien de plus qu'une résolution, les promesses n'annonceraient jamais que nos premiers motifs et ne créeraient jamais de nouveau motif, ni une nouvelle obligation. Ce sont les conventions humaines qui créent un nouveau motif, quand l'expérience nous a appris que les affaires humaines seraient conduites beaucoup mieux à notre avantage mutuel, si nous instituions certains symboles ou signes, qui nous permettraient de nous garantir l'un l'autre notre conduite dans une situation particulière. Une fois ces signes institués, quiconque en use est immédiatement lié par son intérêt à exécuter ses engagements et il ne doit plus jamais s'attendre à ce qu'on se fie encore à lui s'il refuse d'accomplir sa promesse. » D. HUME

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Nietzsche: le bon et le méchant

« Celui qui apprendra à interroger, il lui en adviendra comme il m'en est advenu : la foi en la morale, en toute morale, chancellera, — enfin une exigence nouvelle élèvera la voix. Enonçons-là, cette exigence nouvelle : nous avons besoin d'une critique des valeurs morales, et la valeur de ces valeurs doit tout d'abord être mise en question... On tenait la valeur de ces valeurs pour donnée, réelle, au-delà de toute mise en question ; et c'est sans le moindre doute et la moindre hésitation que l'on a, jusqu'à présent, attribué au « bon » une valeur supérieure à celle du « méchant », supérieure au sens du progrès, de l'utilité, de l'influence féconde pour ce qui regarde le développement de l'homme en général... Comment ? que serait-ce si le contraire était vrai ? Si, dans l'homme « bon », il y avait un symptôme de recul, quelque chose comme mi danger ?... En sorte que, si le plus haut degré de puissance et de splendeur du type humain, possible en lui-même, n'a jamais été atteint, la faute en serait précisément à la morale ! » NIETZSCHE

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Alain Finkielkraut

« Certes, les individus ne sont pas privés de connaissances ; on peut dire, à l'inverse, qu'en Occident et pour la première fois dans l'histoire, le patrimoine spirituel de l'humanité est intégralement et immédiatement disponible. L'entreprise artisanale des Encyclopédistes (1) ayant été relayée par les livres de poche, les vidéocassettes et les banques de données, il n'existe plus d'obstacles matériels à la diffusion des Lumières (2). Or, au moment où la technique , par télévision et par les ordinateurs interposés ; semble pouvoir faire entrer tous les savoirs dans tous les foyers, la logique de la consommation détruit la culture. Le mot demeure mais vidé de toute idée de formation, d'ouverture au monde, de soin de l'âme. C'est désormais le principe de plaisir (3) - forme contemporaine de l'intérêt particulier- qui régit la vie spirituelle. Il ne s'agit plus de constituer les hommes en sujet autonomes, il s'agit de satisfaire leurs envies immédiates de les divertir au moindre coût . Conglomérat (4) désinvolte de besoins passagers et aléatoires, l'individu contemporain a oublié que la liberté était autre chose que le pouvoir de changer de chaîne, et la culture elle-même davantage qu'une pulsion inassouvie. » Alain Finkielkraut (1) auteurs de l'encyclopédie (diderot,...) soit un dictionnaire des sciences et des arts, au 18ème siècle. (2) Le savoir issu de la raison (3) Principe selon lequel le psychisme évite le déplaisir et recherche le plaisir (4) Agrégaion de différentes substances.

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Platon: Les devoirs du chef !

« Serait-ce, peut-être, que la violence est juste si son auteur est riche, injuste s'il est pauvre? Ou ne faut-il pas dire plutôt qu'un chef peut user ou non de la persuasion, être riche ou pauvre, s'attacher aux lois écrites ou s'en libérer ; du moment qu'il gouverne utilement, c'est là qu'il faut trouver la véritable formule d'une droite administration de la cité, formule suivant laquelle l'homme sage et bon administrera les intérêts denses sujets? De même que c'est en ayant toujours son attention fixée sur le bien du navire et de ceux qu'il porte et, loin d'écrire un code, en posant, au contraire, sa propre science comme loi, qu'un capitaine sauve tout ce qui navigue avec lui, n'est-ce pas ainsi et par même façon que les chefs capables de pratiquer cette méthode réaliseront la droite constitution, faisant, de leur art même, une force plus puissante que ne serait celle des lois ? Et n'est-il pas vrai que des chefs sensés peuvent tout faire sans risque d'erreur, tant qu'ils observeront cette seule et grande règle : distribuer en toute occasion entre les citoyens une justice parfaite, pénétrée de raison et de science, et réussir ainsi non seulement à les préserver, mais encore, autant que possible, à les rendre meilleurs ? » PLATON.

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ARISTOTE: La justice, vertu complète.

«L'homme injuste est, semble-t-il, aussi bien celui qui agit contre la loi que celui qui veut posséder plus qu'il ne lui est dû, et même aux dépens d'autrui. Aussi est-il évident que le juste sera celui qui se conforme aux lois et qui observe l'égalité (...). Puisque l'injuste agit, comme nous avons dit, contre les lois et que celui qui se conforme à celles-ci est juste, il est évident que tous les actes conformes aux lois sont de quelque façon justes. (...) Les lois se prononcent sur toutes choses et ont pour but soit l'intérêt commun, soit celui des chefs — cela conformément à la vertu ou de quelque manière analogue. Aussi appelons-nous d'une seule expression : le juste, ce qui est susceptible de créer ou de sauvegarder, en totalité ou en partie, le bonheur de la communauté politique. (...) La justice ainsi entendue est une vertu complète, non en soi, mais par rapport à autrui. Aussi, souvent la justice semble-t-elle la plus importante des vertus et plus admirable même que l'étoile du soir et que celle du matin. C'est ce qui fait que nous employons couramment ce proverbe: "La justice contient toutes les autres vertus". ARISTOTE

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Kant et la mathématique

« La mathématique, la science de la nature, les lois, les arts, la morale même, etc., ne remplissent pas encore entièrement l'âme, il y reste toujours un espace jalonné par la seule raison pure et spéculative ; le vide qui y règne nous oblige à rechercher dans des sornettes, des futilités, des rêveries mystiques, en apparence une occupation et de l'entretien, mais en réalité seu¬lement de la distraction pour étouffer l'appel importun de la raison, qui, fidèle à sa destination, réclame quelque chose qui la satisfasse en elle-même, sans la mettre en mouvement pour servir d'autres vues ou dans l'intérêt des inclinations. C'est pourquoi des considérations qui ne portent que sur ce domaine de la raison prise en elle-même ont (...) un attrait plus grand que tout autre savoir théorique qu'on n'échangerait pas facile-ment contre celui-là. » KANT.

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