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J'appelle donc République tout État régi par des lois, sous quelque forme d'administration que ce puisse être : car alors seulement l'intérêt public gouverne, et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain. Les lois ne sont proprement que les conditions de l'association civile. Le Peuple soumis aux lois en doit être l'auteur; il n'appartient qu'à ceux qui s'associent de régler les conditions de la société : mais comment les régleront-ils ? Sera-ce d'un commun accord, par une inspiration subite ? Le corps politique a-t-il un organe pour énoncer ces volontés ? Qui lui donnera la prévoyance nécessaire pour en former les actes et les publier d'avance, ou comment les prononcera-t-il au moment du besoin ? Comment une multitude aveugle qui souvent ne sait ce qu'elle veut, parce qu'elle sait rarement ce qui lui est bon, exécuterait-elle d'elle-même une entreprise aussi grande, aussi difficile qu'un système de législation ? De lui-même, le peuple veut toujours le bien, mais de lui-même il ne le voit pas toujours. ROUSSEAU

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Quoique les fonctions du père de famille et du premier magistrat (1) doivent tendre au même but, c'est par des voies si différentes, leur devoir et leurs droits sont tellement distingués, qu'on ne peut les confondre sans se former de fausses idées des lois fondamentales de la société, et sans tomber dans des erreurs fatales au genre humain. En effet, si la voix de la nature est le meilleur conseil que doive écouter un bon père pour bien remplir ses devoirs, elle n'est pour le magistrat qu'un faux guide qui travaille à l'écarter des siens, et qui l'entraîne tôt ou tard à sa perte et à celle de l'État, s'il n'est retenu par la plus sublime vertu. La seule précaution nécessaire au père de famille est de se garantir de la dépravation, et d'empêcher que les inclinations naturelles ne se corrompent en lui ; mais ce sont elles qui corrompent le magistrat. Pour bien faire, le premier n'a qu'à consulter son coeur ; l'autre devient un traître au moment qu'il écoute le sien : sa raison même lui doit être suspecte, et il ne doit suivre d'autre règle que la raison publique qui est la loi. Aussi la nature a-t-elle fait une multitude de bons pères de famille ; mais il est douteux que depuis l'existence du monde, la sagesse humaine ait jamais fait dix hommes capables de gouverner leurs semblables. ROUSSEAU (1) le Chef de l'État.

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LE POUVOIR ET LA FORCE "Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir. Celui qui ne s'est établi que par la force ne peut subsister que par la force." Diderot, Encyclopédie, 1 75 1 -1765

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LA SOCIÉTÉ ET LA NATURE "Les sociétés humaines sont tout à la fois des organismes et des mécanismes." Cournot, Traité de l'enchaînement des idées fondamentales, 1861.

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LA SOCIÉTÉ ET LA VIOLENCE "L'homme est un animal sociable qui déteste ses semblables." Delacroix, Journal, 17 nov. 1852.

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« L'appareil de notre être social peut être défait et refait par le voyage, comme nous pouvons apprendre à parler d'autres langues. (...) L'ethnologie n'est pas une spécialité définie par un objet particulier, les sociétés « primitives »; c'est une manière de penser, celle qui s'impose quand l'objet est « autre », et exige que nous nous transformions nous-mêmes. Aussi devenons-nous les ethnologues de notre propre société, si nous prenons distance envers elle. (...) Il s'agit d'apprendre à voir comme étranger ce qui est nôtre et comme nôtre ce qui nous était étranger. (Pourtant) nous ne pouvons pas nous fier à notre vision de dépaysés : la volonté de partir a elle-même ses motifs personnels, qui peuvent altérer le témoignage. Ces motifs, il faudra donc les dire aussi, justement si l'on veut être vrai (...). Vérité et erreur habitent ensemble à l'intersection de deux cultures : soit que notre formation nous cache ce qu'il y a à connaître, soit que au contraire elle devienne (...) un moyen de cerner les différences de l'autre. Il ne s'agit pas (...) d'avoir raison du primitif ou de lui donner raison contre nous, il s'agit de s'installer sur un terrain où nous soyons l'un et l'autre intelligibles sans réduction ni transposition téméraire. » MERLEAU-PONTY

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« L'engagement du corps de la nation n'est-il pas de pourvoir à la conservation du dernier de ses membres avec autant de soin qu'à celle de tous les autres ? Et le salut d'un citoyen est-il moins la cause commune que celui de tout l'État ? Qu'on nous dise qu'il est bon qu'un seul périsse pour tous; j'admirerai cette sentence dans la bouche d'un digne et vertueux patriote qui se consacre volontairement et par devoir à la mort pour le salut de son pays. Mais si l'on entend qu'il soit permis au Gouvernement de sacrifier un innocent au salut de la multitude, je tiens cette maxime pour une des plus exécrables que jamais la tyrannie ait inventées, la plus fausse qu'on puisse avancer, la plus dangereuse qu'on puisse admettre, et la plus directement opposée aux lois fondamentales de la société. Loin qu'un seul doive périr pour tous, tous ont engagé leurs biens et leurs vies à la défense de chacun d'eux, afin que la faiblesse particulière fût toujours protégée par la force publique, et chaque membre par tout l'État. Après avoir par supposition retranché du peuple un individu après l'autre, pressez les partisans de cette maxime à mieux appliquer ce qu'ils entendent par le Corps de l'État; et vous verrez qu'ils le réduiront, à la fin à un petit nombre d'hommes qui ne sont pas le peuple, mais les officiers du peuple; et qui, s'étant obligés par un serment particulier à périr eux-mêmes pour son salut, prétendent prouver par là que c'est à lui de périr pour le leur. » J.-J. ROUSSEAU

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« Ce qui conserve l'espèce. Ce sont les esprits forts et les esprits malins, les plus forts et les plus malins qui ont fait faire jusqu'ici le plus de progrès à l'humanité : ils ont rallumé constamment les passions qui allaient s'endormir — toute société policée les endort —, ils ont réveillé constamment l'esprit de comparaison et de contradiction, le goût du neuf, du risqué, de l'inessayé ; ils ont obligé l'homme à opposer sans cesse les opinions aux opinions, les idéals aux idéals. Par les armes le plus souvent, en renversant les bornes-frontières, en violant les piétés, mais aussi en fondant de nouvelles religions, en créant de nouvelles morales ! Cette « méchanceté » qu 'on retrouve dans tout professeur de nouveau, dans tout prédicateur de choses neuves, c'est la même méchanceté qui discrédite le conquérant, bien qu'elle s'exprime plus subtilement et ne mobilise pas immédiatement le muscle ; — ce qui fait d'ailleurs qu'elle discrédite moins fort ! —. Le neuf, de toute façon, c'est le mal, puisque c'est ce qui veut conquérir, renverser les bornes-\ frontières, abattre les anciennes piétés : seul l'ancien est le bien ! Les hommes de bien, à toute époque, sont ceux qui plantent profondément les vieilles Idées pour leur faire porter fruit, ce sont les cultivateurs de l'esprit. Mais tout terrain finit par s'épuiser, il faut toujours que la charrue du mal y revienne... ». NIETZSCHE.

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« Non seulement la division du travail présente le caractère par lequel nous définissons la moralité ; mais elle tend de plus en plus à devenir la condition essentielle de la solidarité sociale. Voilà ce qui fait la valeur morale de la division du travail. C'est que, par elle, l'individu reprend conscience de son état de dépendance vis-à-vis de la société... On peut donc dire que dans les sociétés supérieures, le devoir n'est pas d'étendre notre activité en surface, mais de la concentrer et de la spécialiser. Nous devons borner notre horizon, choisir une tâche définie et nous y engager tout entier, au lieu de faire de notre être une sorte d'oeuvre d'art achevée, complète, qui tire sa valeur d'elle-même et non des services qu'elle rend... Ce n 'est pas sans raison que le sentiment public éprouve un éloignement toujours plus prononcé pour le dilettante et pour ces hommes qui, trop épris d'une culture exclusivement générale, refusent de se laisser prendre tout entiers dans les mailles de l'organisation professionnelle. » E. DURKHEIM.

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« Pour que la science naisse et se développe, il faut, ainsi que nous l'a expliqué Aristote, qu'il y ait des hommes disposant de loisirs ; mais cela ne suffit pas ; il faut aussi que, parmi eux les membres des « leisured classes » (1) apparaissent des hommes trouvant leur satisfaction dans la compréhension, la « théoria ». Il faut encore que cet exercice de la théorie, l'activité scientifique, ait une valeur aux yeux de la société. Or, ce sont là choses nullement nécessaires ; ce sont même choses très rares... Or, n'en déplaise à Aristote, l'homme n'est pas animé naturellement du désir de comprendre... Et les sociétés... n'apprécient généralement que fort peu l'activité purement gratuite, à ses débuts du moins, parfaitement inutile, du théoricien. Car, il faut bien le reconnaître, la théorie ne conduit pas, au moins pas immédiatement, à la pratique ; et la pratique n'engendre pas, du moins pas directement, la théorie. Ainsi, ce ne sont pas les arpenteurs égyptiens qui avaient à mesurer les champs de la vallée du 'Nil, qui ont inventé la géométrie ; ce sont les Grecs, qui n'avaient à mesurer rien qui vaille ; les arpenteurs se sont contentés de recettes. De même, ce ne sont pas les Babyloniens qui croyaient à l'astrologie, et, de ce fait, avaient besoin de pouvoir calculer et prévoir les positions des planètes dans le ciel... qui ont élaboré un système de mouvements planétaires. Ce sont, encore une fois, les Grecs qui n'y croyaient pas. » A. KOYRÉ.

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Comte: Travail et salaire

« Depuis que l'action réelle de l'Humanité sur le monde extérieur a commencé, chez les modernes, à s'organiser spontanément, elle exige la combinaison continue de deux classes distinctes, très inégales en nombre, mais également indispensables : d'une part, les entrepreneurs proprement dits, toujours peu nombreux, qui, possédant les divers matériaux convenables, y compris l'argent et le crédit, dirigent l'ensemble de chaque opération, en assumant dès lors la principale responsabilité des résultats quelconques; d'une autre part, les opérateurs directs, vivant d'un salaire périodique et formant l'immense majorité des travailleurs, qui exécutent, dans une sorte d'intention abstraite, chacun des actes élémentaires, sans se préoccuper spécialement de leur concours final. Ces derniers sont seuls immédiatement aux prises avec la nature, tandis que les premiers ont surtout affaire à la société. » A. COMTE

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Montesquieu: Démocratie et liberté politique

« Il est vrai que dans les démocraties le peuple paraît faire ce qu'il veut; mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir. Il faut se mettre dans l'esprit ce que c'est que l'indépendance, et ce que c'est que la liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent; et si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir. » MONTESQUIEU

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MARX et l'art grec

« ... la difficulté n'est pas de comprendre que l'art grec et l'épopée sont liés à certaines formes du développement social. La difficulté réside dans le fait qu'ils nous procurent encore une jouissance esthétique et qu'ils ont encore pour nous, à certains égards, la valeur de normes et de modèles inaccessibles. Un homme ne peut redevenir enfant, sous peine de tomber dans la puérilité. Mais ne prend-il pas plaisir à la naïveté de l'enfant et, ayant accédé à un niveau supérieur, ne doit-il pas aspirer lui-même à reproduire sa vérité ? Dans la nature enfantine, chaque époque ne voit-elle pas revivre son propre caractère dans sa vérité naturelle? Pourquoi l'enfance historique de l'humanité, là où elle a atteint son plus bel épanouissement, pourquoi ce stade de développement révolu à jamais n'exercerait-il pas un charme éternel ? Il est des enfants mal élevés et des enfants qui prennent des airs de grandes personnes. Nombre de peuples de l'antiquité appartiennent à cette catégorie. Les Grecs étaient des enfants normaux. Le charme qu'exerce sur nous leur art n'est pas en contradiction avec le caractère primitif de la société où il a grandi. Il en est bien plutôt le produit et il est au contraire indissolublement lié au fait que les conditions sociales insuffisamment mûres où cet art est né, et où seulement il pouvait naître, ne pourront jamais revenir. » MARX

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[Différence entre sociétés animales et humaines] - DURKHEIM

[Différence entre sociétés animales et humaines] La grande différence entre les sociétés animales et les sociétés humaines est que, dans les premières, l'individu est gouverné exclusivement du dedans, par les instincts (sauf une faible part d'éducation individuelle, qui dépend elle-même de l'instinct) ; tandis que les sociétés humaines présentent un phénomène nouveau, d'une nature spéciale, qui consiste en ce que certaines manières d'agir sont imposées ou du moins proposées du dehors à l'individu et se surajoutent à sa nature propre : tel est le caractère des « institutions » (au sens large du mot), que rend possible l'existence du langage, et dont le langage est lui-même un exemple. Elles prennent corps dans les individus successifs sans que cette succession en détruise la continuité ; leur présence est le caractère distinctif des sociétés humaines, et l'objet propre de la sociologie. DURKHEIM QUESTIONS : 1) Dégagez l'idée générale et les étapes logiques du texte. 2) Définissez de façon précise le sens qu'ont dans ce texte les termes « instinct » et « institution ». 3) Lorsque Durkheim parle du rôle des institutions, quel sens faut-il donner à la nuance : « ... imposées OU DU MOINS proposées... à l'individu » ? 4) Essai personnel : Peut-on, selon vous, concevoir l'existence de l'homme sans les institutions ? Pourquoi ?

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Marx: Monde sensible et Activité humaine.

Le monde sensible n'est pas un objet donné directement de toute éternité et sans cesse semblable à lui-même, mais le produit de l'industrie et de l'état de la société, et cela en ce sens qu'il est un produit historique, le résultat de l'activité de toute une série de générations dont chacune se hissait sur les épaules de la précédente, perfectionnait son industrie et son commerce et modifiait son régime social en fonction de la transformation des besoins. Les objets de la certitude sensible la plus simple ne sont eux-mêmes donnés que par le développement social, l'industrie et les échanges commerciaux. On sait que le cerisier, comme presque tous les arbres fruitiers, a été transplanté sous nos latitudes par le commerce, il y a peu de siècles seulement, et ce n'est donc que grâce à cette action d'une société déterminée à une époque déterminée qu'il fut donné à la certitude sensible. Marx.

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Alain: Religion et Eprit absolu

La religion consiste à croire par volonté, sans preuves et même contre les preuves, que l'esprit, valeur suprême et juge des valeurs, existe sous les apparences et même se révèle sous les apparences pour qui sait l'histoire. Il y a des degrés dans la religion. La religion de l'espérance veut croire que la nature est bonne au fond (panthéisme). La religion de la charité veut croire que la nature humaine est bonne au fond (culte des héros). La religion de la foi veut croire à l'esprit libre et s'ordonne d'espérer en tout homme (égalité) et aussi de ne point croire que la nature ait des projets contre nous (..). La religion n'est pas une philosophie, c'est une histoire. Tous les évènements manifestent l'esprit ; mais il en est de plus évidemment miraculeux ; les uns comme les autres n'ont lieu qu'une fois. Le culte consiste à commémorer les principaux de ces événements, de façon à entretenir une société à la fois publique et intime entre l'homme et l'esprit absolu, c'est-à-dire entre l'homme et son esprit. ALAIN

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Alain: Que la raison jamais ne s'endort en l'Homme !

Dès que l'on a éveillé sa Raison, par la géométrie et autres choses du même genre, on ne peut plus vivre ni penser comme si on ne l'avait pas éveillée. On doit des égards à sa raison, tout comme à son ventre. Et ce n'est pas parce que le ventre exige le pain du voisin, le mange, et dort content, que la raison doit être satisfaite. Même, chose remarquable, quand le ventre a mangé, la Raison ne s'endort point pour cela ; tout au contraire, la voilà plus lucide que jamais, pendant que les désirs donnent les uns sur les autres comme une meute fatiguée. La voilà qui s'applique à comprendre ce que c'est qu'un homme et une société d'hommes, des échanges justes ou injustes, et ainsi de suite ; et aussi ce que c'est que sagesse et paix avec soi-même, et si cela peut être autre chose qu'une certaine modération des désirs par la raison gouvernante. A la suite de quoi elle se représente volontiers des échanges convenables et des désirs équilibrés, un idéal enfin, qui n'est autre que le droit et le juste. Par où il est inévitable que la raison des riches vienne à pousser dans le même sens que le désir des pauvres. C'est là le plus grand fait humain peut-être. Alain.

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Rousseau et les caprices de la fortune

« Quelque couleur qu'ils pussent donner à leurs usurpations, les riches sentaient qu'elles n'étaient établies que sur un droit précaire et abusif et que, n'ayant été acquises que par la force, la force pouvait les leur ôter (...) « Unissons-nous, dirent-ils à leurs voisins pour nous garantir de l'oppression des faibles, contenir les ambitieux et assurer à chacun la possession de ce qui leur appartient. Instituons des règlements de Justice auxquels tous soient obligés de se conformer et qui réparent en quelque sorte les caprices de la fortune en soumettant également le puissant et le faible à des devoirs mutuels ». Telle fut ou dut être l'origine de la Société et des Lois, qui donnèrent de nouvelles entraves au faible et de nouvelles forces au riche, fixèrent pour jamais la Loi de la propriété et de l'Inégalité, d'une adroite usurpation firent un droit irrévocable, et, pour le profit de quelques ambitieux, assujettirent désormais tout le Genre humain au travail, à la servitude et à la misère. » J.-J. ROUSSEAU

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Aristote et la meilleure constitution politique

« Qu'ainsi donc la meilleure constitution soit nécessairement cette organisation sous laquelle tout homme quel qu'il soit, peut accomplir les meilleures actions et vivre dans la félicité, c'est là une chose manifeste. Mais une contestation s'élève, même de la part de ceux qui reconnaissent que la vie accompagnée de vertu est la plus désirable de toutes : est-ce la vie de citoyen et la vie tournée vers l'action qui est désirable, ou n'est-ce pas plutôt la vie affranchie de toutes les contraintes extérieures, par exemple la vie contemplative, laquelle, au dire de certains, est la seule vie philosophique ? Il n'y a guère que deux genres de vie, en effet, qui paraissent avoir fixé le choix des hommes les plus désireux de se distinguer par la vertu, aussi bien ceux du passé que ceux d'à présent : je veux parler de la vie de l'homme d'Etat et de celle du philosophe. Et la question de savoir laquelle des deux voies est la véritable n'est pas d'une importance négligeable : car l'homme sensé du moins réglera toute son existence sur le but qui sera le meilleur, et ceci est vrai aussi bien de l'homme individuel que de la société politique. Or certains estiment que si l'autorité qui s'exerce sur autrui d'une façon despotique s'accompagne d'une forme d'injustice particulièrement grave, celle qui s'exerce par les voies légales, tout en ne comportant aucune injustice, n'en est pas moins un obstacle à la tranquillité personnelle de son détenteur. D'autres sont, en fait, d'une opinion presque diamétralement opposée aux déclarations précédentes : ils pensent que pour un homme la seule vie est celle qui est tournée vers l'action, la vie de citoyen... » ARISTOTE

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Comte et les utopistes

« La débile portée de notre intelligence, et la brièveté de la vie individuelle comparée à la lenteur du développement social, retiennent notre imagination, surtout à l'égard des idées politiques, vu leur complication supérieure, sous la plus étroite dépendance du milieu effectif dans lequel nous vivons actuellement. Même les plus chimériques utopistes, qui croient s'être entièrement affranchis de toute condition de réalité, subissent, à leur insu, cette insurmontable nécessité, en reflétant toujours fidèlement par leurs rêveries l'état social contemporain. A plus forte raison, la conception d'un véritable système politique, radicalement différent de celui qui nous entoure, doit-elle excéder les bornes fondamentales de notre faible intelligence (...). La plus forte tête de toute l'Antiquité, le grand Aristote, a été lui-même tellement dominé par son siècle, qu'il n'a pu seulement concevoir une société qui ne fût point nécessairement fondée sur l'esclavage, dont l'irrévocable abolition a néanmoins commencé quelques siècles après lui. » A. COMTE

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Freud et l'âge d'or

« Tandis que l'humanité a fait des progrès constants dans la conquête de la nature et est en droit d'en attendre de plus grands encore, elle ne peut prétendre à un progrès égal dans la régulation des affaires humaines et il est vraisemblable qu'à toutes les époques comme aujourd'hui, bien des hommes se sont demandé si cette partie des acquisitions de la civilisation méritait vraiment d'être défendue. On pourrait croire qu'une régulation nouvelle des relations humaines serait possible laquelle renonçant à la contrainte et à la répression des instincts, tarirait les sources du mécontentement qu'inspire la civilisation, de sorte que les hommes, n'étant plus troublés par des conflits internes, pourraient s'adonner entièrement à l'acquisition des ressources naturelles et à la jouissance de celles-ci. 'e serait l'âge d'or, mais il est douteux qu'un état pareil soit réalisable. Il semble plutôt que toute civilisation doive s'édifier sur la contrainte et le renoncement aux instincts, il ne paraît pas même certain qu'avec la cessation de la contrainte, la majorité des individus fût prête à se soumettre aux labeurs nécessaires à l'acquisition de nouvelles ressources vitales. Il faut, je pense, compter avec le fait que chez tout homme existent des tendances destructives, donc antisociales et anticulturelles, et que, chez un grand nombre de personnes, ces tendances sont assez fortes pour déterminer leur comportement dans la société humaine. » FREUD

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Platon: Injustice et Etat

Socrate dialogue avec un sophiste : — Socrate : A ton avis, un État, une armée, une bande de brigands, une association de malfaiteurs, ou telle autre gent, bref toute sorte de groupement destiné à atteindre en commun ses fins par l'injustice, serait-il capable d'y réussir en rien, si ses membres commettaient l'injustice les uns avec les autres ? — Thrasymaque : Non bien sûr. — Socrate : Mais, s'ils ne la commettaient pas, ne seraient-ils pas davantage capables de réussir ? — Thrasymaque : Eh, absolument ! — Socrate : Sans doute, en effet, sont-ce des dissensions, Thrasymaque, que l'injustice, oui, elle, suscite dans les rapports mutuels des hommes, et des haines, et des batailles, tandis que l'effet de la justice, c'est la concorde et l'amitié. N'en est-il pas réellement ainsi ? — Thrasymaque : Soit, fit-il, je ne tiens pas à te contrarier. — Socrate : Ah, tu es bien gentil, mon excellent ami ! Mais voici ce qu'il faut que tu me dises : si c'est l'oeuvre de l'injustice, partout où elle s'est installée, d'y faire naître la haine, est-ce que, une fois née au sein d'une société d'hommes libres aussi bien que d'esclaves, elle ne les fera pas se haïr les uns les autres, et, par leurs dissensions, devenir incapables d'agir en commun, avec le concours les uns des autres ? — Thrasymaque : Eh ! Absolument. — Socrate : Et si c'est au sein d'un groupe de deux personnes qu'elle est née ? Ne se contrarieront-elles pas ? Ne se haïront-elles pas ? Ne seront-elles pas ennemies l'une de l'autre, en même temps que des justes ? — Thrasymaque : Elles le seront, dit-il. — Socrate : Mais alors, homme admirable, si c'est au sein d'une seule personne que l'injustice est née, perdra-t-elle pour cela sa propriété, ou la conservera-t-elle sans aucun affaiblissement ? PLATON

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MARX in Travail salarié et capital

"Qu'une maison soit grande ou petite, tant que les maisons d'alentour ont la même taille, elle satisfait à tout ce que, socialement, on demande à un lieu d'habitation. Mais qu'un palais vienne s'élever à côté d'elle, et voilà que la petite maison se recroqueville pour n'être plus qu'une hutte. C'est une preuve que le propriétaire de la petite maison ne peut désormais prétendre à rien, ou à si peu que rien ; elle aura beau se dresser vers le ciel tandis que la civilisation progresse, ses habitants se sentiront toujours plus mal à l'aise, plus insatisfaits, plus à l'étroit entre leurs quatre murs, car elle restera toujours petite, si le palais voisin grandit dans les mêmes proportions ou dans des proportions plus grandes. Une augmentation sensible du salaire suppose un accroissement rapide du capital productif, lequel provoque un accroissement tout aussi rapide de la richesse, du luxe, des besoins et des jouissances sociaux. Aussi, bien que les jouissances du travailleur aient augmenté, la satisfaction sociale qu'elles procurent à diminuer à mesure que s'accroissent les jouissances du capitaliste, qui sont inaccessibles au travailleur, comparativement au développement atteint par la société en général. Nos besoins et nos jouissances ont leur source dans la société ; la mesure s'en trouve donc dans la société, et non dans les objets de leur satisfaction. Etant d'origine sociale, nos besoins sont relatifs par nature." MARX in Travail salarié et capital

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