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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
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Alain: Que la raison jamais ne s'endort en l'Homme !

Dès que l'on a éveillé sa Raison, par la géométrie et autres choses du même genre, on ne peut plus vivre ni penser comme si on ne l'avait pas éveillée. On doit des égards à sa raison, tout comme à son ventre. Et ce n'est pas parce que le ventre exige le pain du voisin, le mange, et dort content, que la raison doit être satisfaite. Même, chose remarquable, quand le ventre a mangé, la Raison ne s'endort point pour cela ; tout au contraire, la voilà plus lucide que jamais, pendant que les désirs donnent les uns sur les autres comme une meute fatiguée. La voilà qui s'applique à comprendre ce que c'est qu'un homme et une société d'hommes, des échanges justes ou injustes, et ainsi de suite ; et aussi ce que c'est que sagesse et paix avec soi-même, et si cela peut être autre chose qu'une certaine modération des désirs par la raison gouvernante. A la suite de quoi elle se représente volontiers des échanges convenables et des désirs équilibrés, un idéal enfin, qui n'est autre que le droit et le juste. Par où il est inévitable que la raison des riches vienne à pousser dans le même sens que le désir des pauvres. C'est là le plus grand fait humain peut-être. Alain.

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Platon et le Tyran

... A mon avis, il faut se faire une idée de la situation du tyran... d'après la situation de ces riches particuliers qui, dans certaines cités, possèdent beaucoup d'esclaves... Tu sais donc que ces particuliers vivent en sécurité et qu'ils ne craignent point leurs serviteurs. — Qu'en auraient-ils à craindre ? — Rien. Mais en vois-tu la raison ? — Oui, c'est que la cité tout entière prête assistance à chacun de ces particuliers. — Bien dit. Mais quoi ! si quelque dieu, enlevant de la cité un de ces hommes qui ont cinquante esclaves et davantage, le transportait, avec sa femme, ses enfants, ses biens, ses serviteurs, dans un désert, où il n'aurait de secours à attendre d'aucun homme libre, ne crois-tu pas qu'il vivrait dans une extême et continuelle appréhension de périr de la main de ses esclaves, lui, ses enfants et sa femme ? — Oui, son appréhension serait extrême. — Ne serait-il pas réduit à faire sa cour à certains d'entre eux, à les gagner par des promesses, à les affranchir sans nécessité, enfin à devenir le flatteur de ces esclaves ? — Il serait bien forcé d'en passer par là, dit-il, ou de périr. ... Ainsi en vérité, et quoi qu'en pensent certaines gens, le véritable tyran est un véritable esclave, condamné à une bassesse et à une servitude extrêmes, et le flatteur des hommes les plus pervers ; ne pouvant d'aucune façon, satisfaire ses désirs, il apparaît dépourvu d'une foule de choses, et pauvre, en vérité, à celui qui sait voir le fond de son âme. » PLATON

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ROUSSEAU: Souveraineté et représentation

Sitôt que quelqu'un dit des affaires de l'Etat : que m'importe? on doit compter que l'Etat est perdu. L'attiédissement de l'amour de la patrie, l'activité de l'intérêt privé, l'immensité des Etats, les conquêtes, l'abus du gouvernement, ont fait imaginer la voie des députés ou représentants du peuple dans les assemblées de la nation... La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point ; elle est la même ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle ; ce n'est point une loi. Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement ; sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde. » J.-J. ROUSSEAU

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Kant: connaissance, philosophie et intelligence

...Sans connaissances on ne deviendra jamais philosophe, mais jamais non plus les connaissances ne suffiront à faire un philosophe, si ne vient s'y ajouter une harmonisation convenable de tous les savoirs et de toutes les habiletés jointes à l'intelligence de leur accord avec les buts les plus élevés de la raison humaine. D'une façon générale, nul ne peut se nommer philosophe s'il ne peut philosopher. Mais on n'apprend à philosopher que par l'exercice et par l'usage qu'on fait soi-même de sa propre raison. Comment la philosophie se pourrait-elle, même à proprement parler, apprendre ? En philosophie, chaque penseur bâtit son oeuvre pour ainsi dire sur les ruines d'une autre ; mais jamais aucune n'est parvenue à devenir inébranlable en toutes ses parties. De là vient qu'on ne peut apprendre à fond la philosophie, puisqu'elle n'existe pas encore. Mais à supposer même qu'il en existât une effectivement, nul de ceux qui l'apprendraient, ne pourrait se dire philosophe, car la connaissance qu'il en aurait demeurerait subjectivement historique. (...). Le vrai philosophe doit donc faire, en pensant par lui-même, un usage libre et personnel de sa raison et non imiter servilement. Mais il doit se garder également d'en faire un usage (...) qui n'a d'autre fin que de donner à sa connaissance une apparence de vérité et de sagesse. C'est là procédé de simple sophiste, mais tout à fait incompatible avec la dignité du philosophe qui connaît et enseigne la sagesse. KANT

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Alain: apprentissage et enseignement

L'apprentissage est l'opposé de l'enseignement. Cela vient de ce que le travail viril craint l'invention. L'invention se trompe, gâte les matériaux, fausse l'outil. L'apprenti subit cette dure loi; ce qu'il apprend surtout, c'est qu'il ne doit jamais essayer au-dessus de ce qu'il sait; mais bien plutôt toujours au-dessous. Il y a une timidité dans l'apprenti, qui devient prudence dans l'ouvrier, et qui est marquée sur les visages. « Je ne sais pas; ce n'est pas mon métier », tel est le refus du compagnon. Le chercheur est plus modeste quand il dit : « On va bien voir. » Toutefois on devine que le chercheur libre s'occupe fort peu de ce que les essais pourront coûter. Et c'est par là que les inventeurs souvent se ruinent, dont le fameux Palissy est le symbole. Et l'on comprend que cette entreprenante pensée ne soit pas reçue à l'atelier, car elle menace à la fois la planche et le ciseau, sans compter le temps perdu. Autant dire que l'apprenti apprend surtout à ne point penser. Ici se montre la technique, qui est une pensée sans paroles, une pensée des mains et de l'outil. On voudrait presque dire que c'est une pensée qui craint la pensée. ALAIN

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MALEBRANCHE, De la recherche de la vérité, Livre I, chap. I.

« Une personne se représente une dignité comme un bien qu'elle peut espérer ; aussitôt sa volonté veut ce bien, c'est-à-dire que l'impression que l'esprit reçoit sans cesse vers le bien indéterminé et universel, le porte vers cette dignité. Mais comme cette dignité n'est pas le bien universel, et qu'elle n'est point considérée, par une vue claire et distincte, comme le bien universel (car l'esprit ne voit jamais clairement ce qui n'est pas), l'impression que nous avons vers le bien universel n'est point entièrement arrêtée par ce bien particulier. L'esprit a du mouvement pour aller plus loin ; il n'aime point nécessairement ni invinciblement cette dignité, et il est libre à son égard. Or sa liberté consiste en ce que, n'étant point pleinement convaincu que cette dignité renferme tout le bien qu'il est capable d'aimer, il peut suspendre son jugement et son amour ; et ensuite (...) il peut, par l'union qu'il a avec l'être universel ou celui qui renferme tout bien, penser à d'autres choses et par conséquent aimer d'autres biens. Enfin, il peut comparer tous les biens, les aimer selon l'ordre, à proportion qu'ils sont aimables, et les rapporter tous à celui qui les renferme tous et qui est seul digne de borner notre amour, comme étant seul capable de remplir toute la capacité que nous avons d'aimer. » MALEBRANCHE, De la recherche de la vérité, Livre I, chap. I.

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Platon: Injustice et Etat

Socrate dialogue avec un sophiste : — Socrate : A ton avis, un État, une armée, une bande de brigands, une association de malfaiteurs, ou telle autre gent, bref toute sorte de groupement destiné à atteindre en commun ses fins par l'injustice, serait-il capable d'y réussir en rien, si ses membres commettaient l'injustice les uns avec les autres ? — Thrasymaque : Non bien sûr. — Socrate : Mais, s'ils ne la commettaient pas, ne seraient-ils pas davantage capables de réussir ? — Thrasymaque : Eh, absolument ! — Socrate : Sans doute, en effet, sont-ce des dissensions, Thrasymaque, que l'injustice, oui, elle, suscite dans les rapports mutuels des hommes, et des haines, et des batailles, tandis que l'effet de la justice, c'est la concorde et l'amitié. N'en est-il pas réellement ainsi ? — Thrasymaque : Soit, fit-il, je ne tiens pas à te contrarier. — Socrate : Ah, tu es bien gentil, mon excellent ami ! Mais voici ce qu'il faut que tu me dises : si c'est l'oeuvre de l'injustice, partout où elle s'est installée, d'y faire naître la haine, est-ce que, une fois née au sein d'une société d'hommes libres aussi bien que d'esclaves, elle ne les fera pas se haïr les uns les autres, et, par leurs dissensions, devenir incapables d'agir en commun, avec le concours les uns des autres ? — Thrasymaque : Eh ! Absolument. — Socrate : Et si c'est au sein d'un groupe de deux personnes qu'elle est née ? Ne se contrarieront-elles pas ? Ne se haïront-elles pas ? Ne seront-elles pas ennemies l'une de l'autre, en même temps que des justes ? — Thrasymaque : Elles le seront, dit-il. — Socrate : Mais alors, homme admirable, si c'est au sein d'une seule personne que l'injustice est née, perdra-t-elle pour cela sa propriété, ou la conservera-t-elle sans aucun affaiblissement ? PLATON

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Hegel: ignorance et liberté

L'ignorant n'est pas libre parce qu'il se trouve en présence d'un monde qui est au-dessus et en-dehors de lui, dont il dépend, sans que ce monde étranger soit son oeuvre et qu'il s'y sente comme chez lui. La recherche du savoir, l'aspiration à la connaissance, depuis le degré le plus bas jusqu'au niveau le plus élevé, n'ont pour source que le besoin irrésistible de sortir de cet état de non-liberté pour s'approprier le monde par la représentation et la pensée. D'autre part, la liberté dans l'action consiste à se conformer à la raison qui exige que la volonté devienne réalité. Cette réalisation de la volonté, conformément aux exigences de la raison, s'effectue dans l'État. Dans un État organisé conformément aux exigences de la raison, toutes les lois et institutions ne sont que des réalisations de la volonté, d'après ses déterminations les plus essentielles. HEGEL

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Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs

Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs : "On ne pourrait non plus rendre un plus mauvais service à la moralité que de vouloir la faire dériver d'exemples. Car tout exemple qui m'en est proposé doit lui-même être jugé auparavant selon des principes de la moralité pour qu'on sache s'il est bien digne de servir d'exemple originel, c'est-à-dire de modèle; mais il ne peut nullement fournir en tout premier lieu le concept de moralité. Même le Saint de l'Evangile doit être d'abord comparé avec notre idéal de perfection morale avant qu'on le reconnaisse comme tel; aussi dit-il de lui-même : Pourquoi m'appelez-vous bon, moi (que vous voyez)? Nul n'est bon (le type du bien) que Dieu seul (que vous ne voyez pas). Mais d'où possédons-nous le concept de Dieu comme souverain bien? Uniquement de l'idée que la raison trace a priori de la perfection morale et qu'elle lie indissolublement au concept d'une libre volonté. En matière morale l'imitation n'a aucune place; des exemples ne servent qu'à encourager, c'est-à-dire qu'ils mettent hors de doute la possibilité d'exécuter ce que la loi ordonne; ils font tomber sous l'intuition ce que la règle pratique exprime d'une manière plus générale; mais ils ne peuvent jamais donner le droit de mettre de côté leur véritable original, qui réside dans la raison, et de se régler sur eux."

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Baudrillard: Le loisir aliéné

Baudrillard Le loisir aliéné Le repos, la détente, l'évasion, la distraction sont peut-être des « besoins » : mais ils ne définissent pas en eux-mêmes l'exigence propre du loisir, qui est la consommation du temps. Le temps libre, c'est peut-être toute l'activité ludique dont on le remplit, mais c'est d'abord la liberté de perdre son temps, de le « tuer » éventuellement, de le dépenser en pure perte. (C'est pourquoi dire que le loisir est « aliéné » parce qu'il n'est que le temps nécessaire à la reconstitution de la force de travail est insuffisant. L ' « aliénation » du loisir est plus profonde : elle ne tient pas à sa subordination directe au temps de travail, elle est liée à L'IMPOSSIBILITÉ MÊME DE PERDRE SON TEMPS). La véritable valeur d'usage du temps, celle qu'essaie désespérément de restituer le loisir, c'est d'être perdu. Les vacances sont cette quête d'un temps qu'on puisse perdre au sens plein du terme, sans que cette perte n'entre à son tour dans un processus de calcul, sans que ce temps ne soit (en même temps) de quelque façon « gagné ». Dans notre système de production et de forces productives, on ne peut que gagner son temps : cette fatalité pèse sur le loisir comme sur le travail. On ne peut que « faire valoir » son temps, fût-ce en en faisant un usage spectaculairement vide. Le temps libre des vacances reste la propriété privée du vacancier, un objet, un bien gagné par lui à la sueur de l'année, possédé par lui, dont il jouit comme de ses autres objets - et dont il ne saurait se dessaisir pour le donner, le sacrifier (comme on fait de l'objet dans le cadeau), pour le rendre à une disponibilité totale, à l'absence de temps qui serait la véritable liberté. Baudrillard, La société de consommation, 1970. Baudrillard, La société de consommation, 1970

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ROUSSEAU Considérations sur le gouvernement de la Pologne, Oeuvres complètes, Gallimard, Pléiade, t. 3, p. 1005.

"Pour vous maintenir heureux et libres, ce sont des têtes, des coeurs, et des bras qu'il vous faut ; c'est là ce qui fait la force d'un Etat et la prospérité d'un peuple. Les systèmes de finances sont des armes vénales, et dès qu'on ne veut que gagner, on gagne toujours plus à être fripon qu'honnête homme. L'emploi de l'argent se dévoye et se cache; il est destiné à une chose et employé à une autre. Ceux qui le manient apprennent bientôt à le détourner, et que sont tous les surveillants qu'on leur donne, sinon d'autres fripons qu'on envoie partager avec eux. S'il n'y avait que des richesses publiques et manifestes ; si la marche de l'or laissait une marque ostensible et ne pouvait se cacher, il n'y aurait point d'expédient plus commode pour acheter des services, du courage, de la fidélité, des vertus ; mais vu sa circulation secrète, il est plus commode encore pour faire des pillards et des traîtres, pour mettre à l'enchère le bien public et la liberté. En un mot, l'argent est à la fois le ressort le plus faible et le plus vain que je connaisse pour faire marcher à son but la machine politique, le plus fort et le plus sûr pour l'en détourner." -- ROUSSEAU Considérations sur le gouvernement de la Pologne, Oeuvres complètes, Gallimard, Pléiade, t. 3, p. 1005.

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Miserrimam servitutem pacem appellant

«Comme un coursier indompté hérisse ses crins, frappe la terre du pied et se débat impétueusement à la seule approche du mors, tandis qu'un cheval dressé souffre patiemment la verge et l'éperon, l'homme barbare ne plie point sa tête au joug que l'homme civilisé porte sans murmure, et il préfère la plus orageuse liberté à un assujettissement tranquille. Ce n'est donc pas par l'avilissement des peuples asservis qu'il faut juger des dispositions naturelles de l'homme pour ou contre la servitude, mais par les prodiges qu'ont faits tous les peuples libres pour se garantir de l'oppression. Je sais que les premiers ne font que vanter sans cesse la paix et le repos dont ils jouissent dans leurs fers, et que miserrimam servitutem pacem appellant mais quand je vois les autres sacrifier les plaisirs, le repos, la richesse, la puissance et la vie même à la conservation de ce seul bien si dédaigné de ceux qui l'ont perdu ; quand je vois des animaux nés libres et abhorrant la captivité se briser la tête contre les barreaux de leur prison, quand je vois des multitudes de sauvages tout nus mépriser les voluptés européennes et braver la faim, le feu, le fer et la mort pour ne conserver que leur indépendance, je sens que ce n'est pas à des esclaves qu'il appartient de raisonner de liberté. » ROUSSEAU. (1) «La servitude la plus misérable, ils l'appellent paix», Tacite, Histoires, IV, 17.

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Texte de Spinoza

« Même la faculté de juger peut tomber sous la dépendance d'autrui, dans la mesure où l'esprit peut être dupé par un autre. Il en résulte que l'esprit n'est complètement maître de lui-même que dans la mesure où il peut faire un droit d'usage de la raison. Bien plus, comme la puissance humaine ne doit être estimée non pas tant d'après la force physique que d'après la force de l'esprit, il s'ensuit que les hommes les plus indépendants sont ceux qui l'emportent par la raison et se laissent guider par elle. Je dis donc qu'un homme est pleinement libre dans la mesure ou il est dirigé par la raison ; car c'est dans cette mesure qu'il est déterminé à agir par des causes, qui peuvent être adéquatement comprises à partir de sa seule nature. En effet, la liberté n'exclut pas la nécessité d'agir ; bien au contraire, elle la pose. » SPINOZA.

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ROUSSEAU

« Comment forcer des hommes à défendre la liberté de l'un d'entre eux sans porter atteinte à celle des autres ? Et comment pourvoir aux besoins publics sans altérer la propriété particulière de ceux qu'on force d'y contribuer ? De quelques sophismes qu'on puisse colorer tout cela, il est certain que si l'on peut contraindre ma volonté, je ne suis plus libre, et que je ne suis plus maître de mon bien, si quelqu'autre peut y toucher. Cette difficulté, qui devait sembler insurmontable, a été levée (...) par la plus sublime de toutes les institutions humaines... Par quel art inconcevable a-t-on pu trouver le moyen d'assujettir les hommes pour les rendre libres ? D'employer au service de l'État les biens, les bras et même la vie de tous ses membres sans les contraindre et sans les consulter ? D'enchaîner leur volonté de leur propre aveu ? De faire valoir leur consentement contre leur refus et de les forcer à se punir eux-mêmes quand ils font ce qu'ils n'ont pas voulu ? Comment se peut-il faire qu'ils obéissent et que personne ne commande, qu'ils servent et n'aient point de maître ; d'autant plus libres en effet que sous une apparente sujétion, nul ne perd de sa liberté que ce qui peut nuire à celle d'un autre ? Ces prodiges sont l'ouvrage de la loi. » ROUSSEAU.

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