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Saint-Augustin: son et signe

« Supposons encore que quelqu'un entende un signe qui lui est inconnu : le son d'un mot dont il ignore le sens. Il désire savoir ce que ce mot veut dire, quelle idée évoque ce son. Par exemple, il entend prononcer le mot temetum; comme c'est un mot qu'il ignore, il en cherche le sens. Il faut au moins qu'il sache que ce mot est un signe, c'est-à-dire que ce mot n'est pas un son vide, mais un son qui signifie quelque chose. Autrement, une fois que ce mot de trois syllabes lui serait connu, une fois que se serait Imprimée en lui, par le sens de l'ouïe, la manière de l'articuler, qu'aurait-il d'autre à chercher pour le mieux connaître (puisque toutes les lettres, la quantité de chaque syllabe lui sont déjà connues), s'il n'avait en même temps l'évidence que ce mot est un signe et si cette évidence ne déclenchait en lui le désir de savoir ce que ce mot signifie? Plus le mot est connu sans toutefois l'être pleinement, plus l'esprit désire connaître ce qu'il lui en reste à connaître. Si en effet il ne connaissait que le son et ignorait que ce son signifie quelque chose, il ne chercherait plus rien, une fois perçue, autant qu'il était en son pouvoir, la réalité sensible. Parce qu'il sait au contraire que ce mot n'est pas seulement un son, mais encore un signe, Il veut en avoir la pleine connaissance. Or nul signe n'est parfaitement connu, si l'on ne sait ce dont il est le signe. » SAINT AUGUSTIN

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COURNOT: Histoire et curiosité anecdotique

« En histoire (...), la curiosité anecdotique s'adonne à la recherche des causes, surtout pour montrer combien il y a de disproportion entre la petitesse des causes et la grandeur des effets. C'est (par exemple) le grain de sable dans l'uretère de Cromwell (...). Mais l'histoire philosophique, la grande histoire s'arrête peu à ces causes microscopiques. Elle cherche une raison suffisante des grands événements, c'est-à-dire une raison qui se mesure à l'importance des événements; et sans qu'elle ait la prétention d'y atteindre toujours, puisque cette raison peut se trouver hors de la sphère de ses investigations, il ' arrive souvent qu'elle la trouve. Une configuration géographique, un relief orographique (1) ne sont pas des causes au sens propre du mot : cependant personne ne s'étonnera d'y trouver la clef, l'explication ou la raison de l'histoire d'un pays réduite à ses grands traits, à ceux qui méritent de rester gravés dans la mémoire des hommes. Le succès d'une conspiration, d'une émeute, d'un scrutin décidera d'une révolution dont il faut chercher la raison dans la caducité des vieilles institutions, dans le changement des moeurs et des croyances, ou, à l'inverse, dans le besoin de sortir du désordre et des intérêts alarmés. Voilà ce que l'historien philosophe sera chargé de faire ressortir, en laissant pour pâture à une curiosité frivole tels faits en eux-mêmes insignifiants, qui pourtant figurent dans la chaîne des causes, mais qu'on est fondé à mettre sur le compte du hasard. » COURNOT

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Hegel: les grans hommes et l'Histoire

« Les grands hommes de l'histoire ne tirent pas leur fin et leur vocation de l'ordre établi, paisible et rangé, du cours consacré des événements. Leur justification ne réside pas dans l'état actuel des choses; c'est à une autre source qu'ils puisent. C'est l'Esprit caché qui frappe à la porte du présent : il est encore sous terre, n'est pas encore assez puissant pour passer à l'existence et veut se frayer une issue; le monde présent est pour lui une enveloppe qui renferme un autre noyau que celui qui s'adaptait à elle. Sans doute tout ce qui s'écarte de l'ordre existant, — intentions, fins, opinions, idéaux, comme on dit —, diffère également de la réalité présente. Des aventuriers de tout genre ont de tels idéaux et leur activité s'oriente vers des conceptions contraires à l'ordre établi. Mais le fait que ces conceptions, ces bons motifs, ces principes généraux diffèrent de ce qui existe ne suffit pas à leur conférer des droits. Les fins vraies sont seulement ce contenu auquel l'Esprit (*) immanent s'est élevé lui-même par sa puissance absolue; et les grands hommes de l'histoire sont justement ceux qui ont voulu et réalisé, non pas un but imaginaire et illusoire, mais la solution exacte qui s'imposait, ceux qui ont su ce qu'il fallait, en qui s'est révélé ce qu'exigeaient les circonstances, ce qui était nécessaire. » HEGEL

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Hume: punition et obligation

« Quand un homme dit qu'il promet quelque chose, il exprime effectivement la résolution d'accomplir cette chose ; et, en même temps, par l'emploi de cette formule verbale, il se soumet à la punition qu'on ne se fie plus jamais à lui, s'il fait défaut. Une résolution est l'acte naturel de l'esprit qu'expriment les promesses ; mais si, dans l'affaire, il n'y avait rien de plus qu'une résolution, les promesses n'annonceraient jamais que nos premiers motifs et ne créeraient jamais de nouveau motif, ni une nouvelle obligation. Ce sont les conventions humaines qui créent un nouveau motif, quand l'expérience nous a appris que les affaires humaines seraient conduites beaucoup mieux à notre avantage mutuel, si nous instituions certains symboles ou signes, qui nous permettraient de nous garantir l'un l'autre notre conduite dans une situation particulière. Une fois ces signes institués, quiconque en use est immédiatement lié par son intérêt à exécuter ses engagements et il ne doit plus jamais s'attendre à ce qu'on se fie encore à lui s'il refuse d'accomplir sa promesse. » D. HUME

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Rousseau et l'égalité

« Si l'on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout système de législation, on trouvera qu'il se réduit à deux objets principaux, la liberté et l'égalité : la liberté, parce que toute dépendance particulière est autant de force ôtée au corps de l'État ; l'égalité, parce que la liberté ne peut subsister sans elle. J'ai déjà dit ce que c'est que la liberté civile : à l'égard de l'égalité, il ne faut pas entendre par ce mot que les degrés de puissance et de richesse soient absolu-ment les mêmes ; mais que, quant à la puissance, elle soit au-dessus de toute violence, et ne s'exerce jamais qu'en vertu du rang et des lois, et, quant à la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un au-tre, et nul assez pauvre, pour être contraint de se vendre : ce qui suppose, du côté des grands, modération de biens et de crédit, et, du côté des petits, modé-ration d'avarice et de convoitise. Cette égalité, disent-ils, est une chimère de spéculation qui ne peut exister dans la pratique. Mais si l'abus est inévitable, s'ensuit-il qu'il ne faille pas au moins le régler ? C'est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l'égalité, que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir. » ROUSSEAU

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Hoobbes: sources de la religion

Étant assuré que toutes les choses qui se sont produites jusqu'ici, ou se produiront dorénavant, ont une cause, il est impossible à un homme qui s'efforce continuellement de s'abriter des maux qu'il redoute et de se procurer le bien qu'il désire, de ne pas être dans un souci perpétuel de l'avenir... Ainsi, l'homme qui regarde trop loin devant lui par souci de l'avenir, a le coeur rongé tout le jour par crainte de la mort, de la pauvreté ou de quelque autre malheur : et son anxiété ne connaît ni apaisement ni trêve, si ce n'est dans le sommeil. Cette crainte perpétuelle qui accompagne sans cesse l'humanité plongée dans l'ignorance des causes et pour ainsi dire, dans les ténèbres, doit nécessairement prendre quelque chose pour objet. Et là donc où il n'y a rien à voir, il n'y a rien à quoi l'on puisse imputer la bonne ou la mauvaise fortune en dehors de quelque pouvoir ou agent invisibles... Mais le fait de reconnaî¬tre un Dieu éternel infini et tout-puissant peut découler plus facilement du désir qu'ont les hommes de connaître les causes des corps naturels, leurs différentes propriétés et leurs actions, que de la crainte de ce qui leur arriverait dans l'avenir. En effet, celui qui, de quelque effet qu'il voit se produire, passerait par le raisonnement à la cause prochaine et immédiate de celui-ci, et de là à la cause de cette cause, et se plongerait ensuite à fond dans la poursuite des causes, celui-là arriverait enfin à ceci : qu'il doit y avoir... un premier moteur unique, c'est-à-dire une cause première et éternelle de toutes choses, qui est ce que l'on entend par le mot Dieu. HOBBES

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Alain Finkielkraut

« Certes, les individus ne sont pas privés de connaissances ; on peut dire, à l'inverse, qu'en Occident et pour la première fois dans l'histoire, le patrimoine spirituel de l'humanité est intégralement et immédiatement disponible. L'entreprise artisanale des Encyclopédistes (1) ayant été relayée par les livres de poche, les vidéocassettes et les banques de données, il n'existe plus d'obstacles matériels à la diffusion des Lumières (2). Or, au moment où la technique , par télévision et par les ordinateurs interposés ; semble pouvoir faire entrer tous les savoirs dans tous les foyers, la logique de la consommation détruit la culture. Le mot demeure mais vidé de toute idée de formation, d'ouverture au monde, de soin de l'âme. C'est désormais le principe de plaisir (3) - forme contemporaine de l'intérêt particulier- qui régit la vie spirituelle. Il ne s'agit plus de constituer les hommes en sujet autonomes, il s'agit de satisfaire leurs envies immédiates de les divertir au moindre coût . Conglomérat (4) désinvolte de besoins passagers et aléatoires, l'individu contemporain a oublié que la liberté était autre chose que le pouvoir de changer de chaîne, et la culture elle-même davantage qu'une pulsion inassouvie. » Alain Finkielkraut (1) auteurs de l'encyclopédie (diderot,...) soit un dictionnaire des sciences et des arts, au 18ème siècle. (2) Le savoir issu de la raison (3) Principe selon lequel le psychisme évite le déplaisir et recherche le plaisir (4) Agrégaion de différentes substances.

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Hume: Louange et blâme

"Il est évident que, lorsque nous louons des actions, nous ne considérons que les motifs qui les engendrent et nous tenons ces actions pour des signes ou des indices de certains principe présents dans l'esprit ou dans le tempérament. L'accomplissement de l'action n'a aucun mérite. C'est au-dedans qu'il faut chercher pour découvrir la qualité morale. Cela, nous ne pouvons le faire directement et, par conséquent, nous fixons notre attention sur les actions comme sur des signes extérieurs. Mais ces actions sont encore considérées comme des signes, et l'objet ultime de notre éloge et de notre approbation est le motif qui les a engendrées. De la même manière, quand nous exigeons un acte ou quand nous blâmons une personne de ne pas l'avoir accompli, nous supposons toujours quand une telle situation, un homme devrait être influencé par le motif correspondant à cet acte et nous considérons qu'il est vicieux de sa part d'être indifférent à ce motif. Si, à l'examen, nous découvrons que le motif vertueux était encore puissant en son coeur, bien qu'entravé dans son exécution à cause de circonstances inconnues de nous, nous retirons notre blâme et nous l'estimons tout autant que s'il avait réellement accompli l'acte que nous exigions de lui." HUME

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Merleau-Ponty: Tout est fabriqué et tout est naturel chez l'homme

"le japonais en colère sourit, l'occidental rougit et frappe du pied ou bien pâlit et parle d'une voix sifflante. il ne suffit pas que deux sujets conscients aient les mêmes organes et le même systhème nerveux pour que les mêmes émotions se donnent chez tous deux les mêmes signes. Ce qui importe c'est la manière dont ils font usage de leur corps, c'est la mise en forme simultanée de leu corps et de leur monde dans l'émotion. l'équipement psychophysiologique laisse ouvertes quantité de possibilités et il n'y a pas plus ice que dans le domaine des instincts une nature humaine donnée une fois pour toutes. l'usage q'un homme fera de son corps est transcendant à l'égard de ce corps comme être simplement biologique. Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de cirer dans la colère ou d'embrasser dans l'amour que d'appeler table une table. les sentiments et les conduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions. Il est impossible de superposer chez l'homme une première couche de comportements que l'on appellerait" naturels" et un monde culturel ou spirituel fabriqué. tout est fabriqué et tout est naturel chez l'homme." Merleau-Ponty

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Bergson: Le langage et l'ineffable

Bergson Le langage et l'ineffable Entre la nature et nous, que dis-je ? entre nous et notre propre conscience, un voile s'interpose, voile épais pour le commun des hommes, voile léger, presque transparent, pour l'artiste et le poète. (...) Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu'elles ont à nos besoins. Vivre consiste à agir. Vivre, c'est n'accepter des objets que l'impression utile pour y répondre par des réactions appropriées : les autres impressions doivent s'obscurcir ou ne nous arriver que confusément. (...) Ce que je vois et ce que j'entends du monde extérieur, c'est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite; ce que je connais de moi-même, c'est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l'action. Mes sens et ma conscience ne me livrent donc de la réalité qu'une simplification pratique. (...) L'individualité des choses et des êtres nous échappe toutes les fois qu'il ne nous est pas matériellement utile de l'apercevoir. (...) Enfin, pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s'est encore accentuée sous l'influence du langage. Car les mots (à l'exception des noms propres) désignent des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect le plus banal, s'insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d'âme qui se dérobent à nous dans ce qu'ils ont d'intime, de personnel, d'originalement vécu. (...) Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu'il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Bergson, Le rire

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Bergson : Le langage et l'ineffable

Bergson Le langage et l'ineffable Entre la nature et nous, que dis-je ? entre nous et notre propre conscience, un voile s'interpose, voile épais pour le commun des hommes, voile léger, presque transparent, pour l'artiste et le poète. (...) Il fallait vivre, et la vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu'elles ont à nos besoins. Vivre consiste à agir. Vivre, c'est n'accepter des objets que l'impression utile pour y répondre par des réactions appropriées : les autres impressions doivent s'obscurcir ou ne nous arriver que confusément. (...) Ce que je vois et ce que j'entends du monde extérieur, c'est simplement ce que mes sens en extraient pour éclairer ma conduite; ce que je connais de moi-même, c'est ce qui affleure à la surface, ce qui prend part à l'action. Mes sens et ma conscience ne me livrent donc de la réalité qu'une simplification pratique. (...) L'individualité des choses et des êtres nous échappe toutes les fois qu'il ne nous est pas matériellement utile de l'apercevoir. (...) Enfin, pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s'est encore accentuée sous l'influence du langage. Car les mots (à l'exception des noms propres) désignent des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect le plus banal, s'insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d'âme qui se dérobent à nous dans ce qu'ils ont d'intime, de personnel, d'originalement vécu. (...) Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu'il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes.

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RUSSELL, Science et religion

La morale ne contient aucune affirmation, vraie ou fausse, mais se compose de désirs d'un certain genre, à savoir de ceux qui ont trait aux désirs de l'humanité en général. [...] Si deux personnes, sont en désaccord sur une question de valeur, ce désaccord ne porte sur aucune espèce de vérité, mais n'est qu'une différence de goûts. Si une personne dit : « J'aime les huîtres » et une autre : « Moi, je ne les aime pas », nous reconnaissons qu'il n'y a pas matière à discussion. [...] Tous les désaccords sur des questions de valeurs sont de cette sorte, bien que nous ne le pensions naturellement pas quand il s'agit de questions qui nous paraissent plus importantes que les huîtres. Le principal motif d'adopter ce point de vue est l'impossibilité complète de trouver des arguments prouvant que telle ou telle chose a une valeur intrinsèque. Si nous étions tous d'accord, nous pourrions dire que nous connaissons les valeurs par intuition. Nous ne pouvons pas démontrer à un daltonien que l'herbe est verte et non rouge. Mais il existe divers moyens de lui démontrer qu'il lui manque une faculté de discernement que la plupart des gens possèdent, tandis que, dans le cas des valeurs, il n'existe aucun moyen de ce genre, et les désaccords sont beaucoup plus fréquents que dans le cas des couleurs. Étant donné qu'on ne peut pas même imaginer un moyen de régler un différend sur une question de valeur, nous sommes forcés de conclure qu'il s'agit d'une affaire de goût, et non de vérité objective. RUSSELL, Science et religion

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ROUSSEAU Considérations sur le gouvernement de la Pologne, Oeuvres complètes, Gallimard, Pléiade, t. 3, p. 1005.

"Pour vous maintenir heureux et libres, ce sont des têtes, des coeurs, et des bras qu'il vous faut ; c'est là ce qui fait la force d'un Etat et la prospérité d'un peuple. Les systèmes de finances sont des armes vénales, et dès qu'on ne veut que gagner, on gagne toujours plus à être fripon qu'honnête homme. L'emploi de l'argent se dévoye et se cache; il est destiné à une chose et employé à une autre. Ceux qui le manient apprennent bientôt à le détourner, et que sont tous les surveillants qu'on leur donne, sinon d'autres fripons qu'on envoie partager avec eux. S'il n'y avait que des richesses publiques et manifestes ; si la marche de l'or laissait une marque ostensible et ne pouvait se cacher, il n'y aurait point d'expédient plus commode pour acheter des services, du courage, de la fidélité, des vertus ; mais vu sa circulation secrète, il est plus commode encore pour faire des pillards et des traîtres, pour mettre à l'enchère le bien public et la liberté. En un mot, l'argent est à la fois le ressort le plus faible et le plus vain que je connaisse pour faire marcher à son but la machine politique, le plus fort et le plus sûr pour l'en détourner." -- ROUSSEAU Considérations sur le gouvernement de la Pologne, Oeuvres complètes, Gallimard, Pléiade, t. 3, p. 1005.

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MACHIAVEL.

«Tous les hommes louent le passé, blâment le présent, et souvent sans raison. Voici, je pense, les principales causes de leur prévention. La première, c'est qu'on ne connaît jamais la vérité tout entière du passé. On cache, le plus souvent, celles qui déshonoreraient un siècle ; et quand à celles qui sont faites pour l'honorer, on les amplifie, on les rend en termes pompeux et emphatiques. La plupart des écrivains obéissent tellement à la fortune des vain¬queurs que, pour rendre leurs triomphes plus éclatants, non seulement ils exagè¬rent leurs succès, mais jusqu'à la défense des ennemis vaincus ; en sorte que les descendants des uns et des autres ne peuvent s'empêcher d'admirer les hommes qui ont figuré d'une manière aussi brillante, de les vanter et de s'y attacher. La seconde raison, c'est que les hommes n'éprouvent aucun sentiment de haine qui ne soit fondé ou sur la crainte naturelle ou sur l'envie. Ces deux puissants motifs n'existant plus dans le passé par rapport à nous, nous n'y trouvons ni qui nous pouvions redouter, ni qui nous devions envier. Mais il n'en est pas ainsi des événements où nous sommes nous-mêmes acteurs, ou qui se passent sous nos yeux : la connaissance que nous en avons est entière et complète ; rien ne nous en est dérobé. Ce que nous y apercevons de bien est tellement mêlé de choses qui nous déplaisent que nous sommes forcés d'en porter un jugement moins avanta¬geux que du passé, quoique souvent le présent mérite réellement plus de louanges et d'admiration. » MACHIAVEL.

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Maurice Merleau Ponty, Phénoménologie de la perception.

"Nous sommes habitués par la tradition cartésienne à nous dépendre de l'objet : l'attitude réflexive purifie simultanément la notion commune de corps et celle de l'âme en définissant le corps comme une somme de parties sans intérieur et l'âme comme un être tout présent à lui même sans distance. Ces définitions corrélatives établissent la clarté en nous et hors de nous: transparence d'un objet sans replis, transparence d'un sujet qui n'est rien que ce qu'il pense être. L'objet est l'objet de part en part et la conscience conscience de part en part. Il ya 2 sens et 2 sens seulement du mot exister : on existe comme chose ou on existe comme conscience. L'expérience du corps propre au contraire nous révèle un mode d'existence ambigu. Si j'essaye de le penser comme un faisceau de processus en troisieme personne "vision", "motricité", "sexualité" je m'aperçoit que ces "fonctions" ne peuvent être liées entre elles et au monde extérieur oar des rapports de causalité, elles sont toutes confusément reprises et impliquées dans un drame unique. Le corps n'est donc pas un objet. Pour la même raison, la conscience que j'en ai n'est pas une pensée, c'est à dire que je ne peux le décomposer et le recomposer pour en former une idée claire. Son unité est toujours sexualité en même temps que liberté, enraciné dans la nature au moment même où il se transforme par la culture, jamais fermé sur lui même et jamais dépassé. Qu'il s'agisse du corps d'autrui ou de mon propre corps, je n'ai pas d'autre moyen de connaître le corps humain que de le vivre, c'est à dire de reprendre à mon compte le drame qui le traverse et de me confondre avec lui. Je suis donc mon corps, au moins dans toute la mesure où j'ai un acquis et réciproquement mon corps est comme un sujet naturel, comme une esquisse provisoire de mon être total. Ainsi l'expérience du corps propre s'oppose au mouvement réflexif qui dégage l'objet du sujet et le sujet de l'objet, et qui ne nous donne que la pensée du corps ou le corps en idée et non pas l'expérience du corps ou le corps en réalité" Maurice Merleau Ponty, Phénoménologie de la perception.

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