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Nous avons souvent entendu formuler l'exigence suivante : une science doit être construite sur des concepts fondamentaux clairs et nettement définis. En réalité, aucune science, même la plus exacte, ne commence par de telles définitions. Le véritable commencement de toute activité scientifique consiste plutôt dans la description de phénomènes, qui sont ensuite rassemblés, ordonnés et insérés dans des relations. Dans la description, déjà, on ne peut éviter d'appliquer au matériel certaines idées abstraites que l'on puise ici .ou là et certainement pas dans la seule expérience actuelle. De telles idées - qui deviendront les concepts fondamentaux de la science - sont, dans l'élaboration ultérieure des matériaux, encore plus indispensables. Elles comportent d'abord nécessairement un certain degré d'indétermination ; il ne peut être question de cerner clairement leur contenu. Aussi longtemps qu'elles sont dans cet état, on se met d'accord sur leur signification en multipliant les références au matériel de l'expérience, auquel elles semblent être empruntées mais qui, en réalité, leur est soumis. FREUD, Pulsions et destins des pulsions (in : Métapsychologie)

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La philosophie doit nécessairement être enseignée et apprise, aussi bien que toute autre science. Le malheureux prurit (1) qui incite à éduquer en vue de l'acte de penser par soi-même et de produire en propre, a rejeté dans l'ombre cette vérité ; - comme si, quand j'apprends ce que c'est que la substance, la cause, ou quoi que ce soit, je ne pensais pas moi-même, comme si je ne produisais pas moi-même ces déterminations dans ma pensée, et si elles étaient jetées en celle-ci comme des pierres ! - comme si, une fois que je connais bien le théorème de Pythagore et sa preuve, je ne savais pas moi-même cette proposition et ne prouvais pas moi-même sa vérité ! Autant l'étude philosophique est en et pour soi une activité personnelle, tout autant est-elle un apprentissage, - l'apprentissage d'une science déjà existante, formée. HEGEL (1) démangeaison.

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L'homme est une fin, non un moyen. La civilisation entière s'adresse à l'homme, à chaque homme, à chaque moi. Ou bien quelle est cette idole, qu'elle s'appelle l'Humanité ou autrement, à laquelle ont à se sacrifier tous les hommes, chaque homme ? Car je me sacrifie pour mes proches, pour mes compatriotes, pour mes enfants, et ceux-ci à leur tour pour les leurs, et ainsi de suite, en une série sans fin de générations. Et qui recueille le fruit de ce sacrifice ? Les mêmes qui nous parlent de ce sacrifice fantastique, de ce don de soi sans objet, ont coutume également de nous parler du droit à la vie. Et qu'est-ce que le droit à la vie ? On me dit que je suis là pour réaliser je ne sais quelle fin sociale ; pourtant je sens que moi, de même que chacun de mes frères, je suis là pour me réaliser, pour vivre. Oui, oui je le vois : une énorme activité sociale, une puissante civilisation, beaucoup de science, beaucoup d'art, beaucoup d'industrie, beaucoup de morale, et puis, quand nous aurons rempli le monde de merveilles industrielles, de grandes usines, de routes, de musées, de bibliothèques, nous tomberons épuisés au pied de tout cela, et cela restera pour qui ? L'homme est-il fait pour la science, ou la science pour l'homme ? Miguel De UNAMUNO, Le sentiment tragique de la vie, coll. Idées pp. 23-24

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L'IDÉE ET L'IDÉOLOGIE "La production des idées, des représentations et de la conscience est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes, elle est le langage de la vie réelle." Marx-Engels, L'Idéologie allemande, 1846.

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L'IRRATIONNEL ET LA SCIENCE

L'IRRATIONNEL ET LA SCIENCE "L'histoire des sciences est l'histoire des défaites de l'irrationalisme." Bachelard, L'Activité rationaliste de la physique contemporaine, 1951.

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LE TRAVAIL COMME MOYEN "Le travail aliéné renverse le rapport de telle façon que l'homme, du fait qu'il est un être conscient, ne fait précisément de son activité vitale, de son essence qu'un moyen de son existence." Marx, Manuscrits de 1844.

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Note : 10/10
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Il ne faut pas interpréter cette nécessité où nous sommes de créer des concepts, des espèces, des formes, des fins, des lois (un monde de cas identiques) comme si elle devait nous mettre en mesure de fixer ce qu'est le monde vrai; il faut y voir la nécessité de nous accommoder un monde qui nous rende l'existence possible ; nous créons par là un monde qui nous paraît prévisible, simplifié, intelligible, etc. Cette même nécessité existe dans l'activité des sens, soutenue par l'entendement, qui simplifie, grossit, souligne et condense, et nous permet ainsi de "reconnaître" les choses et de nous faire entendre. Nos besoins ont déterminé nos sens à ce point que c'est un monde phénoménal identique qui reparaît toujours et qui a, de ce fait, acquis, une apparence de réalité. La nécessité subjective où nous sommes de croire à la logique exprime simplement ce fait que, longtemps avant de prendre conscience de la logique, nous n'avons fait autre chose que d'introduire ses postulats dans le devenir : à présent, nous les retrouvons dans le devenir - nous ne pouvons plus faire autrement - et nous pensons alors que cette nécessité nous est garante d'une "vérité" ! [...] Le monde nous paraît logique parce que nous avons commencé par le rendre logique. » Nietzsche

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Hegel: Opinions, fins et idéaux

« Toutes les opinions, les fins et les idéaux qui représentent une déviation par rapport aux normes établies n'appartiennent pas pour cela à la réalité à venir. Les aventuriers de toute sorte ont de tels idéaux et leur activité correspond toujours à des représentations qui vont à rencontre des conditions existantes. Mais le fait que ces représentations, ces bonnes raisons et ces principes généraux ne sont pas conformes à l'ordre existant ne les justifie pas [...]. Les individus vraiment historiques sont ceux qui ont voulu et accompli non une chose imaginée et présumée, mais une chose juste et nécessaire et qu'ils l'ont compris parce qu'ils ont reçu intérieurement la révélation de ce qui est nécessaire et appartient réellement aux possibilités du temps. » HEGEL

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« Non seulement la division du travail présente le caractère par lequel nous définissons la moralité ; mais elle tend de plus en plus à devenir la condition essentielle de la solidarité sociale. Voilà ce qui fait la valeur morale de la division du travail. C'est que, par elle, l'individu reprend conscience de son état de dépendance vis-à-vis de la société... On peut donc dire que dans les sociétés supérieures, le devoir n'est pas d'étendre notre activité en surface, mais de la concentrer et de la spécialiser. Nous devons borner notre horizon, choisir une tâche définie et nous y engager tout entier, au lieu de faire de notre être une sorte d'oeuvre d'art achevée, complète, qui tire sa valeur d'elle-même et non des services qu'elle rend... Ce n 'est pas sans raison que le sentiment public éprouve un éloignement toujours plus prononcé pour le dilettante et pour ces hommes qui, trop épris d'une culture exclusivement générale, refusent de se laisser prendre tout entiers dans les mailles de l'organisation professionnelle. » E. DURKHEIM.

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« Pour que la science naisse et se développe, il faut, ainsi que nous l'a expliqué Aristote, qu'il y ait des hommes disposant de loisirs ; mais cela ne suffit pas ; il faut aussi que, parmi eux les membres des « leisured classes » (1) apparaissent des hommes trouvant leur satisfaction dans la compréhension, la « théoria ». Il faut encore que cet exercice de la théorie, l'activité scientifique, ait une valeur aux yeux de la société. Or, ce sont là choses nullement nécessaires ; ce sont même choses très rares... Or, n'en déplaise à Aristote, l'homme n'est pas animé naturellement du désir de comprendre... Et les sociétés... n'apprécient généralement que fort peu l'activité purement gratuite, à ses débuts du moins, parfaitement inutile, du théoricien. Car, il faut bien le reconnaître, la théorie ne conduit pas, au moins pas immédiatement, à la pratique ; et la pratique n'engendre pas, du moins pas directement, la théorie. Ainsi, ce ne sont pas les arpenteurs égyptiens qui avaient à mesurer les champs de la vallée du 'Nil, qui ont inventé la géométrie ; ce sont les Grecs, qui n'avaient à mesurer rien qui vaille ; les arpenteurs se sont contentés de recettes. De même, ce ne sont pas les Babyloniens qui croyaient à l'astrologie, et, de ce fait, avaient besoin de pouvoir calculer et prévoir les positions des planètes dans le ciel... qui ont élaboré un système de mouvements planétaires. Ce sont, encore une fois, les Grecs qui n'y croyaient pas. » A. KOYRÉ.

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Bachelard: Rêve et reverie

« Dans les quarante ans de ma vie de philosophe, j'ai entendu dire que la philosophie reprenait un nouveau départ avec le Cogito ergo sum (1) de Descartes. J'ai dû aussi énoncer moi-même cette leçon initiale. Dans l'ordre des pensées, c'est une devise si claire! Mais n'en dérangerait-on pas le dogmatisme si l'on demandait au rêveur s'il est bien sûr d'être l'être qui rêve son rêve ? Une telle question ne troublait guère un Descartes. Pour lui penser, vouloir, aimer, rêver, c'est toujours une activité de son esprit. Il était sûr, l'heureux homme, que c'était lui, bien lui, lui seul qui avait passions et sagesse. Mais un rêveur, un vrai rêveur qui traverse les folies de la nuit, est-il si sûr d'être lui-même? Quant à nous, nous en doutons. Nous avons toujours reculé devant l'analyse des rêves de la nuit. Et c'est ainsi que nous sommes arrivé à cette distinction un peu sommaire qui cependant devait éclairer nos enquêtes. Le rêveur de la nuit ne peut énoncer un cogito. Le rêve de la nuit est un rêve sans rêveur. Au contraire, le rêveur de rêverie garde assez de conscience pour dire : c'est moi qui rêve la rêverie, c'est moi qui suis heureux de rêver ma rêverie, c'est moi qui suis heureux du loisir où je n'ai plus la tâche de penser. » G. BACHELARD (1) Je pense donc je suis.

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HOBBES: Absolutisme et liberté des citoyens

« Etant donné qu'il n'existe pas au monde de république où l'on ait établi suffisamment de règles pour présider à toutes les actions et paroles des hommes (car cela serait impossible), il s'ensuit nécessairement que, dans tous les domaines d'activité que les lois ont passés sous silence, les gens ont la liberté de faire ce que leur propre raison leur indique comme leur étant le plus profitable. Car si nous prenons le mot de liberté en son sens propre de liberté corporelle, c'est-à-dire de n'être ni enchaîné ni emprisonné, il serait tout à fait absurde de crier comme ils le font pour obtenir cette liberté dont ils jouissent si manifestement. D'autre part, si nous entendons par liberté le fait d'être soustrait aux lois, il n'est pas moins absurde de la part des hommes de réclamer comme ils le font cette liberté qui permettrait à tous les autres hommes de se rendre maîtres de leurs vies. Et cependant, aussi absurde que ce soit, c'est bien ce qu'ils réclament, ne sachant pas que leurs lois sont sans pouvoir pour les protéger s'il n'est pas un glaive entre les mains d'un homme (ou de plusieurs) pour faire exécuter ces lois. Par conséquent, la liberté des sujets réside seulement dans les choses qu'en réglementant leurs actions le souverain a passées sous silence, par exemple la liberté d'acheter, de vendre, et de conclure d'autres contrats les uns avec les autres, de choisir leur résidence, leur genre de nourriture, leur métier, d'éduquer leurs enfants comme ils le jugent convenable et ainsi de suite. » HOBBES (Léviathan- 1651)

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Marx: Monde sensible et Activité humaine.

Le monde sensible n'est pas un objet donné directement de toute éternité et sans cesse semblable à lui-même, mais le produit de l'industrie et de l'état de la société, et cela en ce sens qu'il est un produit historique, le résultat de l'activité de toute une série de générations dont chacune se hissait sur les épaules de la précédente, perfectionnait son industrie et son commerce et modifiait son régime social en fonction de la transformation des besoins. Les objets de la certitude sensible la plus simple ne sont eux-mêmes donnés que par le développement social, l'industrie et les échanges commerciaux. On sait que le cerisier, comme presque tous les arbres fruitiers, a été transplanté sous nos latitudes par le commerce, il y a peu de siècles seulement, et ce n'est donc que grâce à cette action d'une société déterminée à une époque déterminée qu'il fut donné à la certitude sensible. Marx.

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Cournot: Science et Philosophie

La philosophie ne peut être rapprochée de la science, en ce sens qu'elle en formerait, soit le premier, soit le dernier échelon. C'est le produit d'une autre faculté de l'intelligence, qui, dans la sphère de son activité, s'exerce et se perfectionne suivant un mode qui lui est propre. C'est aussi quelque chose de moins impersonnel que la science. La science se transmet identiquement par l'enseignement oral et dans les livres ; elle devient le patrimoine commun de tous les esprits, et dépouille bientôt le cachet du génie qui l'a créée ou agrandie. Dans l'ordre des spéculations philosophiques, les développements de la pensée sont seulement suscités par la pensée d'autrui ; ils conservent toujours un caractère de personnalité qui fait que chacun est obligé de se faire sa philosophie. La pensée philosophique est bien moins que la pensée poétique sous l'influence des formes du langage, mais elle en dépend encore, tandis que la science se transmet sans modification aucune d'un idiome 1 à l'autre. cournot

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ROUSSEAU: Souveraineté et représentation

Sitôt que quelqu'un dit des affaires de l'Etat : que m'importe? on doit compter que l'Etat est perdu. L'attiédissement de l'amour de la patrie, l'activité de l'intérêt privé, l'immensité des Etats, les conquêtes, l'abus du gouvernement, ont fait imaginer la voie des députés ou représentants du peuple dans les assemblées de la nation... La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point ; elle est la même ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle ; ce n'est point une loi. Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement ; sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde. » J.-J. ROUSSEAU

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COURNOT: le monde comme organisme

Les philosophes ont comparé le monde, dans son immensité, à un être vivant, tandis que les médecins et les physiologistes se sont plu à appeler l'homme un petit monde (microcosme), dénomination qu'ils auraient aussi bien pu appliquer à tout animal autre que l'homme. Mais une telle assimilation ne va à rien moins qu'à méconnaître la distinction profonde entre le mécanisme et l'organisme, entre la nature inanimée et la nature vivante. Le monde n'est pas un animal gigantesque, mais une grande machine dont chaque élément obéit à sa loi propre et à la force dont il est individuellement doué, de telle sorte que la raison du concours harmonique des forces élémentaires doit être cherchée ailleurs que dans l'essence même de ces forces et leur vertu productrice ; et l'animal n'est pas seulement un petit monde, c'est-à-dire une petite machine incluse dans une grande, mais un être qui porte en lui son principe d'unité et d'activité harmonique, n'attendant pour se déployer que des stimulants extérieurs et une disposition favorable des milieux ambiants. » COURNOT

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Comte: Instinct destructeur

« A mesure que l'activité matérielle devient de plus en plus collective, elle tend davantage vers le caractère altruiste, quoique l'impulsion égoïste doive toujours rester indispensable à son premier essor. Car, chacun travaillant habituellement pour autrui, cette existence développe nécessairement les affections sympathiques, quand elle est assez appréciée. Il ne manque donc à ces laborieux serviteurs de l'Humanité qu'un sentiment complet et familier de leur existence réelle. Or cela doit naturellement résulter d'une suffisante extension de l'éducation positive. Vous pourriez déjà constater cette tendance si l'activité pacifique, encore dépourvue de toute discipline systématique, était autant réglée que la vie guerrière, seule organisée jusqu'ici. Mais les grands résultats moraux obtenus jadis envers celle-ci, et qui restent même sensibles sous sa dégradation actuelle, indiquent assez ceux que comporte l'autre. Il faut même attendre de l'instinct constructeur des réactions sympathiques plus directes et plus complètes que celles de l'instinct destructeur.» A. COMTE

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Hegel: les grans hommes et l'Histoire

« Les grands hommes de l'histoire ne tirent pas leur fin et leur vocation de l'ordre établi, paisible et rangé, du cours consacré des événements. Leur justification ne réside pas dans l'état actuel des choses; c'est à une autre source qu'ils puisent. C'est l'Esprit caché qui frappe à la porte du présent : il est encore sous terre, n'est pas encore assez puissant pour passer à l'existence et veut se frayer une issue; le monde présent est pour lui une enveloppe qui renferme un autre noyau que celui qui s'adaptait à elle. Sans doute tout ce qui s'écarte de l'ordre existant, — intentions, fins, opinions, idéaux, comme on dit —, diffère également de la réalité présente. Des aventuriers de tout genre ont de tels idéaux et leur activité s'oriente vers des conceptions contraires à l'ordre établi. Mais le fait que ces conceptions, ces bons motifs, ces principes généraux diffèrent de ce qui existe ne suffit pas à leur conférer des droits. Les fins vraies sont seulement ce contenu auquel l'Esprit (*) immanent s'est élevé lui-même par sa puissance absolue; et les grands hommes de l'histoire sont justement ceux qui ont voulu et réalisé, non pas un but imaginaire et illusoire, mais la solution exacte qui s'imposait, ceux qui ont su ce qu'il fallait, en qui s'est révélé ce qu'exigeaient les circonstances, ce qui était nécessaire. » HEGEL

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Baudrillard: Le loisir aliéné

Baudrillard Le loisir aliéné Le repos, la détente, l'évasion, la distraction sont peut-être des « besoins » : mais ils ne définissent pas en eux-mêmes l'exigence propre du loisir, qui est la consommation du temps. Le temps libre, c'est peut-être toute l'activité ludique dont on le remplit, mais c'est d'abord la liberté de perdre son temps, de le « tuer » éventuellement, de le dépenser en pure perte. (C'est pourquoi dire que le loisir est « aliéné » parce qu'il n'est que le temps nécessaire à la reconstitution de la force de travail est insuffisant. L ' « aliénation » du loisir est plus profonde : elle ne tient pas à sa subordination directe au temps de travail, elle est liée à L'IMPOSSIBILITÉ MÊME DE PERDRE SON TEMPS). La véritable valeur d'usage du temps, celle qu'essaie désespérément de restituer le loisir, c'est d'être perdu. Les vacances sont cette quête d'un temps qu'on puisse perdre au sens plein du terme, sans que cette perte n'entre à son tour dans un processus de calcul, sans que ce temps ne soit (en même temps) de quelque façon « gagné ». Dans notre système de production et de forces productives, on ne peut que gagner son temps : cette fatalité pèse sur le loisir comme sur le travail. On ne peut que « faire valoir » son temps, fût-ce en en faisant un usage spectaculairement vide. Le temps libre des vacances reste la propriété privée du vacancier, un objet, un bien gagné par lui à la sueur de l'année, possédé par lui, dont il jouit comme de ses autres objets - et dont il ne saurait se dessaisir pour le donner, le sacrifier (comme on fait de l'objet dans le cadeau), pour le rendre à une disponibilité totale, à l'absence de temps qui serait la véritable liberté. Baudrillard, La société de consommation, 1970. Baudrillard, La société de consommation, 1970

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