décemvirat
Publié le 01/02/2013
Extrait du document
décemvirat, dans l’Antiquité romaine, collège de dix magistrats aux attributions particulières (decem viri, « dix hommes «).
En 451 av. J.-C., au cœur des luttes entre patriciens et plébéiens, est instituée une magistrature collégiale extraordinaire, les decemviri legibus scribundis et rei publicae constituendae. Tous patriciens, les magistrats sont chargés de répondre aux exigences de la plèbe en préparant, sous la direction d’Appius Claudius, les tables de la loi et la Constitution de l’État (voir loi des Douze Tables, premier code romain de lois écrites). Suspectés de desseins tyranniques car, durant leur mandat, les autres magistratures sont suspendues, les décemvirs sont d’abord reconduits pour une année mais révoqués en 449.
Le décemvirat de 451 reste le plus connu, bien que d’autres collèges de décemvirs aient été constitués par la suite.
Ainsi, les decemviri sacris faciundis forment un collège sacerdotal chargé de la garde et de l’interprétation des Livres sibyllins ; collège composé à l’origine de deux membres, il s’élargit à dix, puis quinze et prend alors le nom de quindecimviri sacris faciundis. C’est également ce décemvirat qui a pour tâche, durant la crise religieuse qui sévit à Rome au iiie siècle av. J.-C., d’assurer le culte de Cérès, mais aussi celui de divinités nouvellement adoptées (Apollon et Cybèle).
Juges civils, les decemviri stlitibus — plus connus sous le nom de decemviri litibus judicandis — ont pour tâche de décider de la condition d’esclave ou d’homme libre d’un individu : d’origine incertaine, mais très ancienne — stlitibus est la forme archaïque de litibus —, ces décemvirs exercent leur magistrature dès le iie siècle av. J.-C.
Les decemviri agris dandis adsignandis, quant à eux, sont préposés à l’attribution des terres publiques aux petits propriétaires, notamment au moment de la fondation d’une colonie.