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Grand oral du bac : L'EXPLORATION DE L' ESPACE

Sciences et techniques

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Publié le : 2/2/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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Grand oral du bac : L'EXPLORATION DE L' ESPACE
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Fin janvier 1994, le ministère américain de la Défense a lancé vers la Lune une sonde, baptisée Clémentine. Placée durant deux mois en orbite polaire, celle-ci a testé de nouveaux senseurs en procédant à un relevé multispectral de la surface de la Lune et en identifiant à distance les minéraux au sol.

 

La prochaine mission de la NASA en direction de la Lune devrait être le lancement de nouvelles sondes. Leur but est d’effectuer un relevé précis du champ de gravitation ainsi que de recenser les principales concentrations en minéraux de la croûte lunaire.

 

Des vacances prolongées sur la Lune

 

Une société installée en Californie, International Space Enterprise, devrait bientôt lancer des missions d’un genre nouveau vers la Lune. Son objectif est d’utiliser le surplus d’engins spatiaux dont dispose la Russie afin d’y emporter des instruments et des appareils photographiques pour des organisations scientifiques, entre autres.

 

Chaque mission devrait coûter environ sept millions de dollars, ce qui est bien en deçà des coûts supportés par la NASA. Cependant, les clients potentiels pourraient hésiter à utiliser ce service avant que sa fiabilité n’ait été véritablement démontrée.

 

Le programme Alpha est également fondé sur la coopération internationale afin de réaliser des économies financières. À la fin de l’année 1993, les Russes et les Américains ont en effet fusionné leurs programmes afin de parvenir à construire

uaviu naruy/science rnoio LiDrary

Un véhicule de reconnaissance russe, le Marsokhod, est testé sur un terrain accidenté. Il peut transporter une charge de 14,5 kg. Un châssis articulé et six roues lui permettent de se déplacer sur des sols très irréguliers. Sa direction, contrôlée par ordinateur, est en outre assistée par des caméras stéréoscopiques se trouvant à son bord. Ainsi, il peut éviter les obstacles. Son énergie provient d’un générateur radio isotopique, qui transforme la chaleur de la fission nucléaire en électricité.

Peter Menzel/Science Photo Library

Vue d\'artiste de ce que pourrait être une base habitée sur la Lune. La première de ces structures devrait voir le jour au début du troisième millénaire.

ensemble une grande station internationale. Or, de tous les pays, la Russie est de loin la plus expérimentée en matière de stations spatiales. La NASA n’en a construit qu’une, Skylab, qu’elle n’a exploitée que durant quelques mois. Celle-ci, réalisée à partir du matériel du programme Apollo, avait accueilli trois astronautes dans un volume habitable de 350 m2. La Russie, quant à elle, dispose de vingt ans d’expérience dans ce domaine. Si tout va bien, l’assemblage en orbite terrestre de la station Alpha sera terminée en l’an 2002.

 

Le rayonnement fossile

 

En avril 1992, la NASA a fait une annonce de la plus haute importance pour le milieu scientifique. Le satellite Cosmic Backgrourid Explorer (COBE) a détecté des variations infinitésimales du rayonnement fossile de l’univers. Si l’on accrédite la thèse selon laquelle les galaxies se sont formées à la suite du « Big Bang », les équations prévoyaient qu’il devait forcément y avoir une irrégularité dans la structure des radiations de ce rayonnement.

 

Depuis des années, on essaie en vain de détecter ces radiations. Par conséquent, il est très difficile pour les scientifiques d’expliquer comment les galaxies se sont formées. L’annonce par la NASA de la découverte de ces irrégularités et les vérifications ultérieures faites par d’autres observateurs ont confirmé que les chercheurs, après tout, étaient sur la bonne voie dans leurs efforts pour comprendre avec plus de précision le phénomène de la création de l’univers.




Les pannes spatiales

 

Nous savons désormais que deux des sondes russes Vénéra, qui sont parvenues à atterrir sur Vénus, n’ont pas pu envoyer leurs images, parce que l’étui de protection des caméras était coincé. Dans l’espace, d’autres échecs ont été provoqués par le blocage de panneaux solaires ou d’antennes radio. En effet, il est souvent difficile de lubrifier correctement les jointures des différents éléments: les lubrifiants efficaces sur Terre se vaporisent dans le vide de l’espace. Il en existe déjà qui sont spécialement adaptés aux engins spatiaux, mais il faut encore les améliorer.

On suppose ainsi qu’une fuite de lubrifiant est à l’origine du mauvais fonctionnement de l’antenne de Galileo, la sonde de la NASA qui devait atteindre Jupiter en décembre 1995. Seule une partie de son antenne principale s’est déployée. Elle n’a donc pas pu envoyer, comme prévu, ses données vers la Terre. Cependant, des informations ont tout de même été transmises grâce à une antenne auxiliaire.

 

Les scientifiques trouvent souvent le moyen de surmonter ces problèmes ou d’en minimiser les effets. Ce fut notamment le cas pour Hubble, télescope spatial de 2 milliards de dollars mis en orbite en 1990. Le défaut de miroir affectant les performances de cet engin d’observation spatiale fit l’objet de plusieurs actions correctives au cours de spectaculaires missions d’entretien.

 

Ces réparations ne sont pas toujours possibles. En août 1993, la sonde de la NASA Mars Observer,

 

 

 Le diamètre de certaines des étoiles les plus chaudes de notre galaxie peut décupler en cinq ans.

 

En 1993, on a découvert que la galaxie d’Andromède, qui était censée être jumelle de la nôtre, contenait beaucoup plus d’amas globulaires d’étoiles.

valant près d’un milliard de dollars, devait commencer une étude détaillée de Mars, notamment pour comprendre ce qu’était devenue l’eau qui coulait autrefois sur la planète rouge. Ces données auraient également contribué à planifier de futurs vols habités. En outre, quatre sondes russes, qui devaient atterrir sur Mars, se seraient servi de Mars Observer comme relais pour transmettre leurs informations jusqu’à la Terre.





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