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SUJET N° 7 : Le questionnement perpétuel peut-il être source de savoir ?

Publié le 27/05/2022

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« DOCUMENT CONFECTIONNE PAR MONSIEUR NDOUR TEL. 77-621-80-97 / 78-108-42-12 SUJET N° 7 : Le questionnement perpétuel peut-il être source de savoir ? INTRODUCTION Le questionnement est l’une des principales caractéristiques des hommes. Depuis l’Antiquité, le principe même de la philosophie est de s’interroger sur le monde pour essayer de le comprendre. Il s’agit aussi du propre des sciences de se poser des questions et de faire des recherches pour en trouver des réponses, et ainsi connaître la vérité et comprendre certains phénomènes du monde. Le fait de se questionner peut également se rapporter au fait de s’interroger sur soi-même afin de mieux se comprendre personnellement. Nous pouvons donc nous demander en quoi le fait de se questionner peut aider à apprendre à mieux se connaître, ainsi qu’à découvrir ou redécouvrir le monde qui nous entoure ? Pour quelles raisons le processus de questionnement s’établit-il ? DEVELOPPEMENT Le fait de nous questionner nous permet tout d’abord de comprendre le monde qui nous entoure. En effet, comme on sait que l’on ignore de nombreux phénomènes de la vie et du monde, le questionnement dans le domaine des sciences est une aide à cette compréhension. En effet, on se questionne quand on ignore quelque chose, quand on recherche la solution à un problème ou encore lorsque l’on veut savoir et connaître la vérité sur un élément. Ainsi, le fait de se poser des questions en permanence révèle la présence d’un problème que l’on cherche à résoudre: ce problème pourrait être la compréhension du monde voire de soi-même. Dans les sciences, il suffit que l’on se demande pourquoi ou comment cela se fait qu’un événement ait lieu ou existe pour effectuer des recherches et essayer de trouver une solution. Par exemple, Archimède s’est demandé pourquoi certains objets coulaient ou flottaient pour aboutir à la découverte de la théorie de la pesanteur. Se questionner est ainsi primordial dans le domaine des sciences afin de résoudre les problèmes que l’on se pose en ce qui concerne l’environnement extérieur. L’homme est effectivement mu par la volonté de connaître le plus de choses possibles pour comprendre ce qui lui étranger. Ce processus passe par conséquent par une période où il se questionne, émet des hypothèses dans le but d’aboutir à une conclusion qu’il considérait auparavant comme une énigme. En fait, tout philosophe pratique la réflexion, ce qui implique que les philosophes comme notamment Aristote dans les Politiques, essaie de trouver une piste ou une solution à un problème la plupart du temps typiquement humain : Aristote essaie de définir un Etat et son mode de fonctionnement, ses habitants, etc. Le fait de se questionner suppose de cette manière d’ignorer, de chercher ou encore de ne pas comprendre un fait donné. Cela passe aussi par la volonté, voire le désir, de connaître la vérité. La recherche de la vérité est également une des raisons de se questionner. Selon Platon, dans la République, comme la vérité fait partie de la vie de l’homme, il doit sans cesse la rechercher, en passant notamment par une étape d’éducation. L’allégorie de la Caverne illustre cette idée : l’homme vit dans le noir d’une caverne, attaché, n’observant que des ombres se déplacer, il croit alors qu’il s’agit de la vérité; quand on le sort de force de la caverne, par le biais de l’enseignement et de l’expérience, petit à petit l’homme prend goût à la vérité et passe le reste de sa vie à la désirer en comprenant qu’il avait vécu jusqu’à ce moment dans l’illusion et le mensonge. Pour connaître et trouver la vérité, il faut donc auparavant se questionner. Le principe de la vérité est effectivement de se demander si un fait est vrai ou faux, et ensuite d’en étudier la véracité, cela nécessite d’émettre un questionnement pour y parvenir. La philosophie se veut un questionnement perpétuel, une remise en question permanente du réel. Elle est aussi une interrogation incessante sur le monde. Karl JASPERS déclare : « La philosophie n’a pas de destination sociale. Philosopher,c’est être en route. En philosophie les questions sont plus essentielles que les réponses et chaque réponse devient une nouvelle question ». Par conséquent, philosopher c’est suspendre son jugement, c’est rechercher l’essentiel inaperçu, c’est rompre avec les apparences et les certitudes. C’est d’ailleurs pourquoi Merleau PONTY affirme : «La fonction de la philosophie est de contester et son destin est d’être contester ».Tout se passe comme si la philosophie est une interrogation pérenne sur l’ensemble des problèmes que se pose l’homme. Ce faisant la philosophie ne saurait être assimilé à un dogme. Elle serait plutôt un effort ardent d’explication et d’interrogation C’est donc en s’interrogeant sur les différents problèmes qui interpellent l’humanité qu’est née la philosophie. Une telle thèse est justifiée par PLATON pour qui La philosophie est fille de l’étonnement .Cela est d’autant vrai que l’étonnement engendre chez l’homme l’interrogation et le désir de mieux connaitre. S’étonner dit Karl JASPERS : « C’est tendre à la connaissance. En m’étonnant je prends conscience de mon ignorance,je cherche à savoir, seulement pour savoir et non pas pour contenter de quelques exigences ordinaires ». A la lumière de ce propos il apparait que l’étonnement a DOCUMENT CONFECTIONNE ¨PAR MONSIEUR NDOUR TEL. 77-621-80-97/78-108-42-12 Page 1 »

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