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Delacroix, Eugène - vie et oeuvre du peintre.

Publié le 15/05/2013

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Delacroix, Eugène - vie et oeuvre du peintre. 1 PRÉSENTATION Delacroix, Eugène (1798-1863), peintre et aquarelliste français. Peintre d'inspiration mythologique, littéraire et historique, Eugène Delacroix a laissé une oeuvre importante (plus de 800 toiles et fresques et des milliers de dessins, pastels et lavis) fortement habitée par son goût pour l'Orient et caractérisée par un exceptionnel talent de coloriste. Représentant majeur du mouvement romantique, il a influencé de nombreux peintres, jusqu'aux postimpressionnistes. 2 L'INVESTITURE DE DELACROIX PAR GÉRICAULT Delacroix, Scènes des massacres de Scio Illustrant la lutte des Grecs contre les Turcs, sujet défrayant alors la chronique, la grande composition des Scènes des massacres de Scio, exposée en 1824, impose Delacroix comme le chef de file des peintres romantiques en opposition aux classiques regroupés autour d'Ingres.Eugène Delacroix, Scènes des massacres de Scio, 1824. Huile sur toile, 419 x 354 cm. Département des peintures, musée du Louvre, Paris. Réunion des Musées Nationaux /Art Resource, NY Né à Charenton-Saint-Maurice, dans la région parisienne, Ferdinand Eugène Victor Delacroix est issu d'un milieu aisé. Son père, Charles Delacroix, est ministre des Affaires extérieures sous le Directoire, ambassadeur en 1798, puis préfet à Marseille et à Bordeaux ; sa mère, Victoire OEben, appartient à une grande famille d'ébénistes apparentée aux Riesener et aux Vandercruse. En 1806, un an après la mort de son père, Eugène Delacroix entreprend des études d'humanités au Lycée impérial (l'actuel lycée Louis-le-Grand) à Paris. Grâce à l'appui de son oncle Riesener, il étudie à partir de 1815 dans l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833, un élève de Jacques Louis David), où il fait la connaissance de Théodore Géricault -- pour lequel il pose (le Radeau de la Méduse, 1819). En 1816, il fréquente l'École des beaux-arts, puis concourt sans succès au prix de Rome l'année suivante. Son premier envoi au...
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« Delacroix, la Mort de Sardanapale Sommet de la peinture romantique après le manifeste des Scènes des massacres de Scio en 1824, la Mort de Sardanapale représente l'accomplissement d'une nouvelle conception des couleurset de l'espace.

Caractérisée par sa construction baroque et la luxuriance des jaunes, des orangés et des rouges, théâtrale et tumultueuse, pleine de force et de passion, cette grande scène demassacre, où la volupté et la mort se mêlent dans un Orient légendaire proche de Byron et du Hugo des Orientales, réunit l'aspiration à la nouveauté et à l'héritage des grands maîtres.EugèneDelacroix, la Mort de Sardanapale, 1827.

Huile sur toile, 392 × 496 cm.

Département des peintures, musée du Louvre, Paris.Philadelphia Museum of Art/Corbis Parti à Londres de mai à août 1825, Delacroix y découvre les œuvres de William Shakespeare — il s’en souviendra notamment dans une suite de gravures consacrées à Hamlet ( Hamlet, 1843, Bibliothèque nationale de France, Paris) —, de Walter Scott et de lord Byron, mais également le Faust de Goethe, un « chef-d’œuvre de caractère et d’intelligence » dira-t-il, qui lui inspire une série de dix-sept lithographies.

John Constable, Richard Parkes Bonington, mais aussi Joshua Reynolds et Thomas Lawrence, l'influencent dans ses propres recherches sur la vibration chromatique, recherches qu'il concrétise dans la plus lyrique de toutes ses œuvres, la Mort de Sardanapale (1827, musée du Louvre), inspirée par la tragédie éponyme de lord Byron. Présentée au Salon de 1827 — en même temps que l’ Apothéose d’Homère du néoclassique Ingres —, cette toile convulsive, voluptueuse et cruelle mêle profusion des personnages, luxe oriental et audace chromatique dans la lignée des grands maîtres vénitiens (Tintoret, Véronèse) et des aquarellistes anglais contemporains.

En raison de son audace, cette toile provoque un nouveau scandale.

Elle est perçue comme un « manifeste de la peinture d’histoire romantique », et consacre désormais le peintre en esthète maudit et solitaire, un dandy contempteur des conventions « naturelles » de la beauté. Delacroix, la Liberté guidant le peuple S'inspirant des scènes de soulèvement populaire dont il a été le témoin lors des journées de juillet 1830, dites des Trois Glorieuses, Eugène Delacroix a imaginé cette Liberté victorieuse, ettransformé ainsi un épisode historique en symbole universel.

Par sa construction en pyramide, la gradation des tonalités, le mouvement qui semble monter des corps inertes jusqu'au drapeauflottant dans un tourbillon de lumière, l'œuvre tout entière est parcourue d'un irrésistible élan vers le symbole triomphant que représente la jeune femme.

Passionné et épris de liberté, EugèneDelacroix s'est lui-même représenté à son côté, coiffé d'un haut-de-forme, le fusil à la main.Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, 1830.

Huile sur toile, 259 × 325 cm.

Département despeintures, musée du Louvre, Paris.Réunion des Musées Nationaux/Art Resource, NY Eugène Delacroix réalise par la suite plusieurs peintures d'histoire, notamment la Décapitation du doge Mario Falerio (1827, Wallace Collection, Londres), la Liberté guidant le peuple (1830, musée du Louvre), glorification semi-allégorique de la. »

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