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Exodus 1977 Bob Marley (1945-1981)

Publié le 30/06/2015

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pour un public européen, l'approche des textes est rendue ardue par le dialecte très particulier des Jamaïcains ainsi que par le recours continuel à des images tant à la Bible qu'à une mytholo­gie ésotérique originale. La langue du reggae est l'habile conjonc­tion d'éléments sacrés et politiques.

En 1887, des descendants des esclaves en fuite se réfugient dans des régions reculées de la Jamaïque : ces Maroons y fondent des communautés centrées avant tout sur la survie de racines musica­les et religieuses africaines. En 1902, Marcus Garvey, jeune jour­naliste gauchisant, prône le retour des esclaves affranchis à l'Afrique. Les nombreuses manifestations qu'il fomente seront couronnées par cette prophétie qui marquera profondément toute la thématique du reggae : «Regarde vers l'Afrique où un roi noir sera couronné. Il sera le Messie rédempteur«. Quelques mois plus tard, monte sur le trône d'Ethiopie un nommé Ras Tafari Makon­nen qui régnera sous le nom d'Empereur d'Ethiopie, Hailé Sélas­sié, roi des rois, lion de la tribu de Juda, élu de Dieu, dans la lignée du roi Salomon et de Makeba de Saba.

Ce couronnement frappe l'imagination de tous les Noirs qui, comme Garvey, croient que la race noire, antérieure à toutes les autres, a été injustement spoliée de sa dignité par le Blanc coloni­sateur. Bien malgré lui, le Négus devient le Messie tant attendu, ce fameux Jah, dont un passage de l'Apocalypse témoigne comme étant le nom secret de Dieu.

La Jamaïque

C'est en Jamaïque que le rastafarianisme prend sa plus forte exten­sion, au départ des communautés Maroons. Pour survivre, celles-ci développent la culture du ganjah, la marijuana locale, tandis que de petites bandes de rastas effectuent des raids de rapine dans les grandes villes. Il faudra néanmoins attendre 1954 pour que le gou­vernement jamaïcain prenne conscience de l'ampleur du phéno­mène. A cette date, la police effectue une brutale descente sur le 

« 300 1 Les cheft-d 'oeuvre de la musique pour un public européen, l'approche des textes est rendue ardue par le dialecte très particulier des Jamaïcains ainsi que par le recours continuel à des images tant à la Bible qu'à une mytholo­ gie ésotérique originale.

La langue du reggae est l'habile conjonc­ tion d'éléments sacrés et politiques.

En 1887, des descendants des esclaves en fuite se réfugient dans des régions reculées de la Jamaïque: ces Maroons y fondent des communautés centrées avant tout sur la survie de racines musica­ les et religieuses africaines.

En 1902, Marcus Garvey, jeune jour­ naliste gauchisant, prône le retour des esclaves affranchis à l'Afrique.

Les nombreuses manifestations qu'il fomente seront couronnées par cette prophétie qui marquera profondément toute la thématique du reggae : "Regarde vers 1 'Afrique où un roi noir sera couronné.

D sera le Messie rédempteur».

Quelques mois plus tard, monte sur le trône d 'Ethiopie un nommé Ras Tafari Makon­ nen qui régnera sous le nom d'Empereur d'Ethiopie, Hailé Sélas­ sié, roi des rois, lion de la tribu de Juda, élu de Dieu, dans la lignée du roi Salomon et de Makeba de Saba.

Ce couronnement frappe l'imagination de tous les Noirs qui, comme Garvey, croient que la race noire, antérieure à toutes les autres, a été injustement spoliée de sa dignité par le Blanc coloni­ sateur.

Bien màlgré lui, le Négus devient le Messie tant attendu, ce fameux Jah, dont un passage de l'Apocalypse témoigne comme étant le nom secret de Dieu.

La Jamaïque C'est en Jamaïque que le rastafarianisme prend sa plus forte exten­ sion, au départ des communautés Maroons.

Pour survivre, celles-ci développent la culture du ganjah, la marijuana locale, tandis que de petites bandes de rastas effectuent des raids de rapine dans les grandes villes.

TI faudra néanmoins attendre 1954 pour que le gou­ vernement jamaïcain prenne conscience de l'ampleur du phéno­ mène.

A cette date, la police effectue une brutale descente sur le Pinnacle, la communauté de base, ce qui n'a pour d'autre effet que de pousser les rastas vers Kingston où ils gangrènent la ban­ lieue de véritables bidonvilles-ghettos.

En 1966, le Premier ministre Michael Manley choisit de pacti­ ser avec les rastas plutôt que de s'épuiser en répression ineffi­ cace: il invite officiellement Hailé Sélassié à venir visiter son île.

Sa tournée fut triomphale et suggéra au mouvement rasta de reven-. »

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