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Gustave Moreau, « l'assembleur de rêves»

Publié le 05/12/2018

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New York, est à elle seule un manuel d’histoire antique ! Mais là où Ingres, son illustre prédécesseur, avait signé, en 1808, une œuvre d’une froideur néoclassique (Œdipe explique l’énigme du sphinx, Paris, musée du Louvre), Moreau transfigure la scène mythologique en une lugubre et tragique confrontation du bien et du mal, de l’homme et de la femme...

 

Misogyne, Gustave Moreau ? À l’instar de Charles Baudelaire et de Gustave Flaubert, sans nul doute... Ils sont nombreux en effet - poètes, écrivains, peintres - à stigmatiser, en cette fin du XIXe siècle, le caractère démoniaque et inquiétant de ces créatures languides et imparfaites que sont les femmes ! Parmi ces diablesses en jupon, l’une irradie de sa beauté fatale toute l’œuvre de Moreau :

Organisée à l’occasion du centenaire de la mort de Gustave Moreau, l'exposition du Grand Palais a restitué avec brio l’univers onirique de ce peintre symboliste avant l’heure. Des Orphée à la grâce ambiguë aux perfides Salomé, des toiles gigantesques aux aquarelles confidentielles, l’œuvre de celui qui fut le maître de Matisse, de Marquet et de Rouault est apparue plus que jamais moderne et complexe tout à la fois...

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