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LA MUSE INSPIRANT LE POÈTE DU DOUANIER ROUSSEAU

Publié le 07/09/2012

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Cette toile est la copie inachevée de la version du musée Pouchkine de Moscou, toutes deux signées et datées de 1909. Le premier propriétaire du tableau fut Guillaume Apollinaire qui le vendit en 1914 à P. Rosenberg. Passée dans la collection Fletcheim de Düsseldorf, elle entra par la suite au Kunstmuseum de Bâle...

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« LA MUSE INSPIRANT LE POÈTE 1909 Peintre français Analyse • ce tableau représente Guillaume Apolli­ naire accompagné de Marie Laurencin.

Nous savons que , très soigneusement, Rousseau com­ mença les séances de pose en mesurant le nez , la bouche, les oreilles, le front, les mains, bref, le corps entier des deux amis , et qu 'il reporta ces mesures sur la toile après les avoir réduites proportionnellement.

Apollinaire et Marie Lau­ rencin sont représentés au milieu d'une magnifi­ que forêt - un coin du jardin du Luxembourg - comme l'écrivit le peintre lui-même .

Le poète , qui tient à la main une plume d'oie et un rouleau de papier , est tenu par l'é paule par l'imposante muse vêtue d 'une longue robe bleu sombre ; un collier de pensées est passé autour de son cou.

Les visages comportent les caractéristiques typi­ ques des autres portraits de Rousseau : les yeux cernés de noir, les sourcils remontant vers l'extérieur et des pommettes bien rouges.

Typi­ que également est la difficulté éprouvée par l'artiste à définir le premier plan, ou plutôt à dissimuler les pieds de ses personnages.

Un pied qui s'appuie sur le sol représente en effet pour un autodidacte comme Rousseau un problème de XIXe • .xxe siècles Huile sur toile 146 x 97 cm perspective que le peintre ne parvint jamais à résoudre, jusqu'à la fin de sa vie.

Ici, le Douanier eut l'idée de peindre au premier plan une ligne d'œillets qui deviennent d'ailleurs ensuite des giroflées, Rousseau s'étant trompé de fleur.

Le douanier fut à coup sûr considéré par ses contemporains comme l'étendard de la contre­ révolution anti-impressionniste, du retour au x valeurs pures du dessin, de la décoration , de l' affirmation rigoureuse du fantastique sur le réel.

C'est du Douanier que s'inspireront les plus délicates et les plus solides créations du «réa­ lisme magique » et du surréalisme.

L'œuvre C Cette toile est la copie inachevée de la version du mus ée Pouchkine de Moscou, toutes deux signées et datées de 1909.

Le premier propri éta ire du tableau fut Guillaume Apollinaire qui le vendit en 1914 à P.

Rosenberg.

Passée dans la collection Fletcheim de Düsseldorf, elle entra par la suite au Kun stmuseum de Bâle.

La toile « aux giroflées » au Salon des Indépendants • Apollinaire raconte ainsi les réactions de la presse lors de l 'e xposition du tableau au Salon des Indépendants de 1909 : « Quand la toile "aux giroflées" apparut au Salon des Indépendants, la presse au grand complet se moqua de mon portrait qui avait été publié dans Comœdia.

Et, au grand complet , la presse en tira des conclu­ sions unanime s : le portrait ne me ressemblait absolument pas.

Comment se faisait-il donc, si le portrait ne me ressemblait en aucune façon , qu'on ait pu me reconnaître ? Pour moi, je su is assez disposé à admettre que le portrait était d 'une ressemblance si immédiate et si neuve qu 'elle éblouissait malgré eux ceux qui s'en ren­ daient compte et ne voulaient pas nous croire.

» Quant à l'article de Comœdia , du 3 avril 1909, il portait la signature de A.

Alexandre , profondé­ ment frappé par la toile : « Seul le bon Douanier aurait été capable de vouloir ce qu'il a fait.

S'il avait réalisé volontairement cette émouvante allégorie, s' il avait tracé ces lignes et ces couleurs d 'après un système prédécidé à froid, ce serait l 'homme le plus dangereux du monde, alors que c'en est le plus sincère et le plus candide ».

Du même peintre : PICTO 839 à 844 Photo Colorphoto Minz, Allschwill, Bâle.

© Nardini Editore , 1993.

VPC Larousse-Laffont pour l'édition française 1993 20-31. »

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