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Gustave Le Gray

Publié le 18/12/2014

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Gray resta-t-il sourd à ces appels ? En 1863, il tourne définitivement le dos à l'Euro­pe et s'installe au Caire, où il passera les vingt dernières an­nées de sa vie. Introduit dans l'entourage du pacha, il ob­tient en 1866 sa première commande : une série de pho­tographies du nouvel équipe­ment militaire transporté à dos de dromadaire. L'année suivante, il accompagne les six fils d'Isma'il dans un voya­ge sur le Nil jusqu'en Haute-Egypte en tant que profes­seur de dessin et photogra­phe. Ce sera l'occasion de prendre une admirable série de vues, où s'exprime une fois de plus son génie du paysage. Certaines figureront à l'Expo­sition universelle de 1867. De­venu professeur de dessin aux écoles militaires puis à l'école préparatoire à Polytechnique, Le Gray mène une vie confor­table. Il poursuit son activité de photographe pour une clientèle privée. Après 1869, il s'éloigne du quartier euro­péen pour s'installer dans une ruelle populaire au rez-de-chaussée d'une maison arabe du XVIII' siècle.

« a que Dumas traîne avec lui », sa maîtresse Émilie Cordier, d'être à l'origine du drame.

« As-tu su que Dumas seu l m'avait déposé sans un sou à Malte ? », écrira Le Gray, en­ core f u rieux, à Nadar fin 1862.

Une famille en détresse L es trois hommes embar­ quent bientôt pour la Sy­ rie -de ce séjour il reste que l­ ques clichés des temples de Baalbek en ruine -puis se sé­ parent .

Le photographe prend le bateau pour Alexandrie, qui, à deux jours de naviga­ tion, est l'étape obligée pour rentrer en France.

Mais il ne rentre pas .

Au cours de cette p remière année en Égypte, Le Gray , qui a besoin d'argent, s'installe dans le quartier eu­ ropéen et devient peu à peu le photographe des riches commerçants, des ingénieurs du canal de Suez et des ar- chéologues, des artistes, des aristocrates et des banquiers qui forment la notabi lité cos­ mopolite d'Alexandrie .

Fin 1861, son avocat et ami Léon Maufras est foudroyé par la maladie -c'est lui qui s'occu­ pait de ses affaires, de ses rapports avec ses créanciers, de sa viei lle mère et de Palmi­ ra son épouse, qui a encore deux jeunes garçons à charge (après avoir perdu ses quatre filles).

Les derniers liens de Le Gray avec sa vie parisienne se défont .

Avec Maufras, Palmi­ ra, dont la belle-mère meurt en janvier 1861 , laissant à ses petits - fils un maigre héritage, perd son dernier soutien.

Au titre d'assistance à une fem- me d'artiste, le gouverne­ ment lui alloue en 1862 la somme de deux cent cin­ quante francs.

Avec son plus jeune fils, elle rejoint sa fa­ mi lle en Italie, mais la misère la ramène en France .

On la retrouvera plus tard à Mar­ seille, sans ressources, écri­ vant au consul de France à Alexandrie pour se faire con­ firmer la présence de son ma­ ri en Égypte et implorer son secours.

Après 1865, on en perd toute trace.

Toujours plus loin L e Gray resta-t-il sourd à ces appels ? En 1863, il tourne définit ive ment le dos à l'Euro­ pe et s'installe au Caire, où il passera les vingt dernières an­ nées de sa vie.

Introduit dans l'entourage du pacha, il ob­ tient en 1866 sa première commande : une série de pho­ tographies du nouvel équipe­ ment militaire transporté à dos de dromadaire.

L'année suivante, il accompagne les six fils d'lsmaïl dans un voya­ ge sur le Nil jusqu'en Haute­ Ëgypte en tant que profes­ seur de dess in et photogra­ phe.

Ce sera l'occasion de prendre une admirable série de vues, où s'exprime une fois de plus son génie du paysage .

Certaines figureront à !' Expo­ sition universelle de 1867 .

De­ venu professeur de dessin aux écoles militaires puis à l'école préparato ire à Polytechnique, Le Gray mène une vie confor­ table.

Il poursuit son activité de photographe pour une clientèle privée.

Après 1869, il s'éloigne du quartier euro­ péen pour s'installer dans une ruelle populaire au rez-de­ chaussée d'une maison arabe du XVIII • siècle.. »

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