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Jean-Paul II 1 PRÉSENTATION Jean-Paul II, premier salut aux fidèles (16 octobre 1978) C'est en octobre 1978 que le cardinal polonais Karol Wojtila a été élu pape, succédant à Jean-Paul Ier dont le pontificat n'avait duré que 33 jours.

Publié le 24/05/2013

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Jean-Paul II 1 PRÉSENTATION Jean-Paul II, premier salut aux fidèles (16 octobre 1978) C'est en octobre 1978 que le cardinal polonais Karol Wojtila a été élu pape, succédant à Jean-Paul Ier dont le pontificat n'avait duré que 33 jours. Auteur de très nombreuses encycliques, Jean-Paul II réaffirme avec force les positions doctrinales de l'Église ; il s'inscrit à contre-courant d'une certaine modernité tout en s'attachant à remplir un magistère en phase avec les bouleversements internationaux.Extrait du premier discours du pape Jean-Paul II, à la suite de son élection le 16 octobre 1978 : « Et maintenant, les éminents cardinaux ont choisi un nouvel évêque de Rome. Ils l'ont fait venir d'un pays lointain. Aussi, je ne sais pas si je pourrais bien m'exprimer dans votre langue, dans notre langue, l'italien. Si je me trompe, vous me corrigerez !. «« Ed ecco, gli eminentissimi cardinali hanno chiamato un nuovo vescovo di Roma. Lo hanno chiamato di un paese lontano. Anche non so se potrei bene spiegarmi nella vostra, la nostra lingua italiana. Se mi sbaglio, mi corrigerete ! « Hulton Deutsch/Courtesy of RAI Trade S.p.A. Tous droits réservés. Jean-Paul II (1920-2005), homme d'Église polonais, 262e pape (1978-2005) dont le pontificat est l'un des plus longs de l'histoire. Son approche énergique de la charge pontificale et son incessante activité apostolique, entreprise notamment au travers de nombreux voyages à l'étranger -- très médiatisés --, ont donné une grande résonance à la personne et à la pensée de Jean-Paul II. Se présentant en défenseur de la paix dans le monde et de la cause démocratique, il s'est illustré par une volonté inédite de dialogue interreligieux, qui lui a valu une importante notoriété dans le monde catholique, mais aussi auprès des autres confessions religieuses. Avant la chute de l'URSS, ses voyages en Pologne et son soutien aux opposants du communisme, notamment au syndicat Solidarité de Lech Wa??sa, sont considérés comme ayant contribué à l'effondrement du bloc communiste. Cependant, ses positions traditionalistes, en matière d'organisation du culte catholique (notamment, son opposition à toute réforme cultuelle) et, surtout, de morale familiale et privée (sa condamnation inflexible de la contraception ainsi que de l'avortement), ont suscité de vifs débats et fait l'objet de nombreuses critiques, y compris au sein de l'Église. 2 ITINÉRAIRE Jean-Paul II ouvre la Porte sainte Par la bulle Aperite Portas Redemptori du 6 janvier 1983, le pape Jean-Paul II annonce l'indiction d'une année sainte extraordinaire, à l'occasion du 1950e anniversaire de la Rédemption. Selon le cérémonial, à la veille de ce Noël 1983 débutant le jubilé, le souverain pontif frappe trois coups à la Porte sainte (de Saint-Pierre de Rome) à l'aide d'un marteau ; après que le grand pénitencier a frappé deux coups à son tour, le pape peut pénétrer dans l'église. Archivio Publifoto/Fotocronache Olympia Né à Wadowice (Pologne) dans une famille de condition modeste, Karol Wojty?a étudie la littérature, la poésie et l'art dramatique à l'université de Cracovie. Au cours de l'occupation de la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale, il travaille dans une carrière de pierres et dans une usine chimique, tout en se préparant clandestinement au sacerdoce. À la fin de la guerre, il poursuit ses études religieuses au Grand Séminaire de Cracovie et à la faculté de théologie. Ordonné prêtre en 1946, il obtient un doctorat à l'Angelicum de Rome sur saint Jean de la Croix, puis un doctorat en philosophie à l'université catholique de Lublin, sur le philosophe allemand contemporain Max Scheler. Il devient alors professeur de théologie morale à l'université catholique de Lublin. Son...
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« message aux jeunes, créant pour cela les Journées mondiales de la jeunesse.

Ces journées de rassemblement et de méditation sont organisées chaque année, à partir de1986, le dimanche des Rameaux, une année sur deux à Rome, l’autre ailleurs dans le monde — en Argentine (Buenos Aires en 1987), en Espagne (Saint-Jacques deCompostelle en 1989), en Pologne (Czestochowa en 1991), aux États-Unis (Denver en 1993), en France (Paris en 1997), etc.

—, attirant des millions de jeunes pèlerins. À l’annonce de la mort de Jean-Paul II, le 2 avril 2005, plusieurs pays déclarent un deuil national de 1 à 7 jours, parmi lesquels l’Italie et l’Espagne, d’autres pays de culturecatholique comme le Brésil, le Gabon et Cuba, mais aussi des pays musulmans comme l’Égypte.

Le 8 avril 2005, les funérailles de Jean-Paul II, retransmises dans le mondeentier, rassemblent sur la place Saint-Pierre un million de fidèles venus lui rendre hommage, tandis que 200 chefs d’État et de gouvernement et les dignitaires des autresreligions assistent à la cérémonie.

Sur la place Saint-Pierre, la foule réclame la canonisation immédiate de Jean-Paul II, au cri de Santo subito (« saint tout de suite »). Benoît XVI lui succède à la charge de souverain pontife le 19 avril 2005. 3 ŒUVRES ET ÉCRITS PONTIFICAUX Avant d’accéder à la charge pontificale, Karol Wojtyła écrit une pièce de théâtre, la Boutique de l’Orfèvre (1960, sous le pseudonyme de Andrzej Jawien), des recueils de poésie, ainsi que plusieurs ouvrages de morale et de théologie, en particulier Amour et Responsabilité (1969).

Au cours de son pontificat, Jean-Paul II publie quatorze encycliques — dont le ton, non pas strictement théologique mais plus personnel, rompt avec celui de ses prédécesseurs —, quinze exhortations apostoliques, onzeconstitutions et quarante-quatre lettres apostoliques ; il prononce également plus de 10 000 discours.

Entre 1994 et 2005, Jean-Paul II publie aussi cinq livres, dont unrecueil de poésie, Triptyque romain, méditations poétiques (2003), un ouvrage autobiographique réunissant souvenirs et réflexions, Levez-vous et allons ! (2004), et un essai philosophique tentant de définir la nature du Bien et du Mal, Mémoire et Identité (2005). 4 COMBATS ET THÈMES FORTS 4.1 La dignité humaine Jean-Paul II met la personne humaine au centre de sa réflexion théologique.

Dans sa première encyclique, Redemptor Hominis (le Rédempteur de l’homme, 1979), il affirme : « [l’]homme est la première route que l’Église doit parcourir en accomplissant sa mission » — « parce que tout homme sans aucune exception a été racheté par leChrist ».

L’Église doit ainsi guider l’homme dans sa vie quotidienne, dans son cadre social et dans le monde contemporain ; elle doit être attentive à la nature humaine et àses possibilités, et doit veiller à maintenir et faire respecter la dignité de la personne humaine — selon lui, le but unique de l’Église est « d’exercer sa sollicitude et sesresponsabilités à l’égard de l’homme qui lui a été confié par le Christ lui-même » ( Centesimus annus, encyclique, 1991). Au cours de ses voyages, dans ses discours et ses écrits, Jean-Paul II affirme sans cesse que la lutte pour la justice sociale et le combat pour la dignité de l’homme fontpartie intégrante de l’œuvre d’évangélisation.

Il exprime sa volonté de mobiliser les consciences pour que l’homme reste la valeur première et ultime, et que soit reconnuela valeur sacrée et inviolable de la vie humaine (« Tuer l’être humain, dans lequel l’image de Dieu est présente, est un péché d’une particulière gravité.

Seul Dieu est maîtrede la vie » — Evangelium vitae, encyclique, 1995).

Ces convictions se manifestent notamment dans son opposition à la peine de mort — « si ce n’est en cas de nécessité absolue, lorsque la défense de la société ne peut être possible autrement » —, mais aussi dans le rejet de l’avortement et de l’euthanasie, quels que soient le contexte et lescirconstances — en effet, selon lui, « la décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais êtrelicite ». 4.2 La mission et la morale de l’Église Nombre des écrits de Jean-Paul II apportent une réflexion sur la mission des croyants et l’enseignement moral de l’Église.

Christifideles laici (exhortation apostolique, 1988) insiste ainsi sur le fait que les fidèles laïques, dans l’Église et dans le monde, sont « appelés personnellement par le Seigneur » — au même titre que les religieux etreligieuses — « à prendre une part très vive, consciente et responsable à la mission de l’Église » — « Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire.

» Dans Veritatis splendor (encyclique, 1993), Jean-Paul II se donne pour but de « relire l’ensemble de l’enseignement moral de l’Église », dans un contexte de diffusion dans la communauté chrétienne de « nombreux doutes et de nombreuses objections, d’ordre humain et psychologique, social et culturel, religieux et même proprement théologique, au sujet des enseignements moraux de l’Église.

» Par ailleurs, il met l’accent, tout au long de son pontificat, sur l’importance de la Vierge Marie, « Mère de Dieu au centre de l’Église en marche », et sur la nécessité d’enrevaloriser le culte déclinant dans les pays occidentaux. 4.3 La solidarité et la paix dans le monde Parmi les combats du souverain pontife, la paix dans le monde et la solidarité entre les hommes occupent une place centrale.

Opposé à la première guerre du Golfe (1990-1991), il se prononce également, en 2002, contre la seconde, déclenchée en 2003.

Il juge « indispensable de promouvoir une grande opération d’éducation des consciences,qui enseigne le bien à tous, surtout aux nouvelles générations, leur ouvrant l’horizon de l’humanisme intégral et solidaire […].

Sur ces bases, il est possible de donner vie àun ordre social, économique et politique qui tienne compte de la dignité, de la liberté et des droits fondamentaux de toute personne.

» (message pour la célébration de lajournée mondiale de la paix, 2005). 4.4 La lutte contre le communisme et les excès du capitalisme Au travers de nombreux voyages en Pologne au début de son pontificat, Jean-Paul II soutient et mobilise les catholiques polonais contre le communisme.

Il apporte sonappui public à Lech Wa łęsa — qu’il reçoit au Vatican — et à son syndicat, Solidarité, qui bénéficie de soutiens financiers canalisés par diverses organisations catholiques.Selon les observateurs politiques, le pape a ainsi joué un rôle dans l’effondrement des régimes communistes dans les pays de l’Est, à la suite des révolutions démocratiquesde 1989.

Le souverain pontife développe d’ailleurs la théorie selon laquelle l’attentat dont il a été victime en 1981 a été orchestré par des agents du bloc communiste. Pourfendeur du communisme et du socialisme — en ce que, selon lui, ils conduisent à l’athéisme —, Jean-Paul II se révèle également être en opposition avec lematérialisme du monde contemporain et les excès du capitalisme : « Certes [le] progrès est merveilleux », mais « l’homme ne peut renoncer à lui-même ni à la place quilui est propre dans le monde visible, il ne peut devenir esclave des choses, esclave des systèmes économiques, esclave de la production, esclave de ses propres produits.Une civilisation au profil purement matérialiste condamne l’homme à un tel esclavage […] » ( Redemptor Hominis, 1979).

Il identifie comme problème majeur de ce monde moderne l’abandon des valeurs morales de l’homme : « Le développement de la technique, et le développement de la civilisation de notre temps marqué par la maîtrise dela technique, exigent un développement proportionnel de la vie morale et de l’éthique.

Ce dernier semble malheureusement rester toujours en arrière.

» 4.5 L’œcuménisme et le dialogue interreligieux. »

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