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Miguel de Unamuno

Publié le 28/09/2013

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L' Agonie du cluistianisme (1926 et 1931)

 Pour Unamuno, la foi n'est pas une certitude tranquille, ni une croyance relevant du dogme, mais une lutte constante de l'individu contre le doute, une tentative héroïque et douloureuse de donner un sens à la vie.

Comme les existentialistes, Unamuno place au centre de ses préoccupations ccl'homme en chair et os>> face à l'absurdité de la mort. Esprit tourmenté, il rejette la raison et les systèmes. Sa pensée s'exprime de préférence sous forme d'essais ou de romans.

L'homme en chair et os, celui qui naît, souffre et meurt, surtout  meurt; celui qui joue et dort, et pense et aime, l'homme que l'on voit, et que l'on entend, le frère, le vrai frère. Et cet homme concret est le sujet et suprême objet de la philosophie.« 

Miguel de Unamuno, Le Sentiment tragique de la vie

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« 1 ' j 1 1 1 Principales œuvres 1 Comme les existentialistes, Unamuno place au centre de ses préoccupations ccl'homme en chair et os>> face à l'absurdité de la mort. Esprit tourmenté, il rejette la raison et les systèmes. Sa pen­ sée s'exprime de préférence sous forme d'essais ou de romans. L'Essence de l'Espagne (1895J Premier ouvrage d'Una­ muno. Pour le philosophe, l'Essence de l'Espagne ne réside pas dans un catho­ licisme orthodoxe et sco- · lastique, mais dans le mys­ ticisme et l'humanisme indi­ vidualiste tels qu'ils s'ex­ priment dans les oeuvres de sainte Thérèse d'Avila ou de Cervantès. La Vie de Don Quichotte et Sancho Pança (1905J Unamuno fait de Don Qui­ chotte le symbole du com­ bat spirituel qu'il mène. Plutôt que de voir le héros de Cervantès comme un fou, il en fait un idéaliste qui lutte contre les morales utilitaires, un héros qui tente de transcender le nihi­ lisme dans le dépassement de soi. Le Sentiment tragique de la vie (1913J C'est l'ouvrage principal d'Unamuno. Pour lui, la philosophie doit se préoc­ cuper de «l'homme en chair et os» dans ce qu'il a d'unique et d'irremplaçable. La science, positiviste et matérialiste, désespère l'homme en niant que les corps puissent ressusciter. La théologie, pour sa part, cprouve» l'immortalité, mais d'une manière toute ration­ nelle et désincarnée. Entre les deux, reste une voie dif­ ficile, mais la seule qui tienne compte de la cvie» et du ccoeuu: celle d'un spiritualisme individualiste et mystique, seul remède contre le désespoir et le nihilisme. Essais (1916- 1918J Unamuno a recueilli ses essais en sept volumes. On y retrouve les principales idées de l'auteur: son affir­ mation de la supériorité des hommes cspirituels», ceux cqui ne tolèrent pas la tyrannie de la science, ni celle de la logique»; son anti-intellectualisme et son goût pour les philosophes qui, comme Pascal, préfè­ rent le sentiment à la rai­ son; son pragmatisme cJatin. et son refus des systèmes; l'opposition entre l'esprit français (ou européenJ, scientifique et rationnel, et l'âme espagnole, tragique et passionnée. L' Agonie du cluis­ tianisme ( 1926 et 1931J Pour Unamuno, la foi n'est pas une certitude tranquille, ni une croyance relevant du dogme, mais une lutte constante de l'individu contre le doute, une tenta­ tive héroïque et douloureuse de donner un sens à la vie. »

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