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SADEGH HEDAYAT

Publié le 17/01/2022

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L'humanisme qui parcourt son oeuvre représente un des apports les plus importants de cet écrivain, un des autres aspects de cet apport est la part consacrée au folklore de ce pays qu'il aimait tant. En ce qui concerne la langue, il fit un pas en avant dans la direction où s'était engagé Djamalzadeh en 1921. Hedayat ne se contente pas d'introduire le langage populaire dans des dialogues, mais aussi à travers toute la nouvelle si le récit l'exige. Son apport dans ce domaine est plus qu'évident, puisque les deux meilleurs nouvellistes de ces vingt dernières années, Sadegh Tchoubak et Djalal-e Al-e Ahmad, ...

« triotes, dans le Patriote, par exemple.

Son humanisme et sa générosité trouvèrent une grande place dans ses écrits.

Il voit dans ceux que la société avait repoussés, des qualités humaines (bonté, noblesse de cœur, de sentiments) et plaida plusieurs fois la cause de la femme qui avait été mise pendant des siècles au second plan de la vie iranienne.

Très attaché au passé pré-islamique de l'Iran, il se révolte contre le fanatisme religieux et les superstitions.

Il démasque la fausse modestie, le faux éloignement de la vie matérielle qui permettent à ceux qui en font montre de spéculer et de satisfaire leurs ambitions les plus basses, sous la couverture de la foi : En quête d'absolution, Allaviyeh khanoum.

ANALYSE DU CARACTÈRE DE L'ŒUVRE DE SADEGH HEDAYAT Au cours de sa création littéraire ( 1929-1950), Hedayat a publié indifféremment des nou­ velles, des essais, des pièces de théâtre.

La poésie ne l'a jamais beaucoup attiré bien qu'il eût pré­ facé les Quatrains de Khayyam qui l'avaient séduit par leur matérialisme; l'œuvre de Hedayat comme celle de Khayyam révèle un immense découragement devant l'absurdité de la vie, mais alors que l'un trouve le remède dans son épicurisme, il en sera autrement pour Hedayat qui, désespéré, se suicidera.

C'est surtout à la nouvelle que Hedayat se consacrera : six recueils en furent publiés.

Son activité théâtrale est représentée par deux drames historiques : Parvine, la fille sassanide; Maziare et une satire pour marionnettes : la Légende et la Création.

Son seul roman, la Chouette aveugle, fait état de l'aventure intérieure d'un fumeur d'opium; la réalité et le rêve s'entre­ mêlent dans une langue poétique et musicale.

Comme toile de fond, on retrouve certaines images de la poésie classique, surtout celle de Khayyam.

Dans la plus grande partie de son œuvre, Hedayat a présenté ses personnages sous des dehors très réalistes.

Ses héros sont réels et nullement une production de la fantaisie de l'écrivain : ils existent, on peut les côtoyer à tout instant.

Par contre, à d'autres moments de sa création, l'œuvre de Hedayat est pleine de personnages irréels, conventionnels, subjectifs, dus à un écrivain qui s'intéresse plus aux situations psychiques qu'à l'action extérieure.

Ses héros, négatifs au départ, se débarrassent au cours de l'action de leurs habitudes viles et cherchent la voie de leur salut.

L'auteur ne les considère pas comme entièrement fautifs; il leur accorde des circonstances atténuantes et le lecteur, en fin de compte, se sent incliné au pardon.

La langue employée par Hedayat est populaire, certaines expressions familières paraissent avoir été transcrites phonétiquement de la bouche de ses personnages.

Il ne tire aucun effet ni de la sonorité des mots ni de leur agencement dans la phrase.

APPORT DE L'ŒUVRE DE SADEGH HEDAYAT Hedayat a contribué pour une grande part à incliner les esprits de ses compatriotes vers des aspects nouveaux de la pensée.

Il a repensé et rendu accessibles aux Iraniens certaines idées des écrivains étrangers (Poe, Dostoïevsky, Kafka, Tchékhov), mais son génie a imprimé sa force à tout ce qui passait à travers lui.

L'humanisme qui parcourt son œuvre représente un des apports les plus importants de cet écrivain, un des autres aspects de cet apport est la part consacrée au folklore de ce pays qu'il aimait tant.

En ce qui concerne la langue, il fit un pas en avant dans la direction où s'était engagé Djamalzadeh en 1921.

Hedayat ne se contente pas d'introduire le langage populaire dans des dialogues, mais aussi à travers toute la nouvelle si le récit l'exige.

Son apport dans ce domaine est plus qu'évident, puisque les deux meilleurs nouvellistes de ces vingt dernières années, Sadegh Tchoubak et Djalal-e Al-e Ahmad, ont continué dans cette voie.

Enfin, l'intérêt suscité chez les lecteurs étrangers pour la prose moderne persane commença plus ou moins à partir du jour où l'Occident connut l'œuvre de Hedayat et surtout son roman.

Jusque-là il y avait eu des articles, quelques traductions, mais jamais en aussi grand nombre qu'après la Chouette aveugle.. »

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