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Tshombé, Moïse Kapenda

Publié le 12/01/2012

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Homme politique congolais, Kinshasa, né à Kapanga, Katanga (1919). Commerçant Président général du groupement des associations mutuelles de l'empire Lunda (Gassomel), il participe à fin 1958 à la création de la Confédération des tribus du Katanga (Conakat), dont il dirige la délégation à la Conférence de la Table ronde politique et à la Conférence de la Table ronde économique belgo-congolaise du premier semestre 1960. Président du gouvernement provincial du Katanga, il proclame l'indépendance du Katanga le 11 juillet 1960 et devient président de cet Etat du Katanga. Après la fin de la sécession du Katanga en 1963, il vit en exil, surtout en France et en Espagne, mais il rentre à Léopoldville et devient premier ministre d'un gouvernement dit de salut public en juillet 1964. En plus des fonctions de premier ministre, il est chargé des Affaires étrangères, du Commerce extérieur, du Plan, de l'Information, de la Coordination économique et du Développement industriel. Son premier objectif est de lutter contre la rébellion dite muléliste. Président national d'un nouveau parti, créé à son initiative, la Convention nationale congolaise (Conaco), le 13 octobre 1965, il est destitué par le chef de l'Etat, M. Ka-sa-Vubu. Depuis lors, il résida en Europe, jusqu'au jour où son avion fut obligé d'atterrir en Algérie, pour des. raisons en partie mystérieuses. Il fut alors interné par la police algérienne. Déchu de son mandat de député par un vote de la Chambre congolaise. Décédé en 1969.

« 19 aoOt 1984 Série N• 8 Fiche No 61 Tshombé (Moïse) 1.

Fils du premier millionnaire (en francs belges) du Congo, il nait le 10 novem­ bre 1919 à Musamba, un village qui est la capitale royale des Lundas; ceux-ci ont joué un rOie important dans l'histoire de l'Afrique centrale avant l'arrivée des Euro­ péens et leur empire a pâti des frontières coloniales, partagé entre la Rhodésie du Nord, l'Angola, le Katanga et Je Kasaï.

Moise Tshombé va d'ailleurs épouser la fille préférée du 23e souverain de la communauté lunda, mort en 1963, et ce mariage ne sera pas sans influence sur sa carrière politique.

2.

Enfant, il fréquente l'école des missionnaires méthodistes.

Son père voudrait lui faire poursuivre ses études en Europe, mais l'administration belge refuse d'octroyer Je passeport.

Il devient donc Je " fils ..

sur l'enseigne de J'homme d'affaires Joseph Kapenda Tshombé.

Peu assidu au bureau familial, il s'amuse, danse, séduit au volant de sa Pord.

Dettes menaçantes que le père finit toujours par payer.

3.

Gourme enfin jetée, commence la carrière politique.

En 1947, Moise Tshombé est conseiller municipal.

En 1951, il succède à son père mort au Conseil consultatif de la province du Katanga.

En février 1957, il fonde l'Association tribale lunda qui, en 1959, devient un parti politique, le Conakat, Confédération des Associations du Katanga, groupant presque toutes les tribus minoritaires de la province face à l'ethnie majoritaire des Balubas.

4.

Le vent de l'indépendance devient impétueux.

La société blanche d'Elisabethville, qui a déjà échoué deux fois dans la création d'un mouvement politique katangais national et interracial, se tourne vers Moise Tshombé: il est modéré, fortuné et donc " raisonnable», Des propositions qu'on lui fait, il ne retient que celle du fédéralisme, conception alors partagée par tous les hommes politiques katangais, y compris Jason Sendwé, son rival, leader du Balubakat.

5.

Mais il va néanmoins lier son sort au colonat blanc, en dépit de sa prudence indéniable.

Il se trompe en croyant à l'éternité d'une telle alliance.

Les événements le bousculent, les conseils contradictoires le déroutent.

Embourbé dans une situation qu'il ne peut dominer, car elle dépasse ses forces et ses capacités, il apprend avec surprise et désillusion que certains de ses alliés négocient déjà avec l'ennemi.

Devant le pragmatisme, le réalisme et le mercantilisme de ses supporters, il opte alors pour une capitulation honorable et accepte le Plan Thant pour la réunification du Congo.

6.

Dans son exil madrilène, il n'accepte pas sa défaite, affecté de voir ses frères africains, nationalistes et progressistes, le haïr et l'exclure de leurs rangs.

Lui se défend d'être l'assassin de Lumumba et annonce qu'il fera un jour toute la lumière.

Finalement, la détérioration de la situation au Congo permet son retour, en juin 1964, après de laborieux pourparlers.

Aux sceptiques, il proclame qu'il parviendra malgré tout à faire un Etat et une nation.. »

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