Hollywood et l'âge d'or de la musique symphonique
Publié le 10/05/2026
Extrait du document
«
HOLLYWOOD
et l’âge d’or de la musique symphonique
Introduction :
Hollywood, ce symbole universel de rêve, de célébrité et de spectacle ! C’est dans
les années 1930 qu’Hollywood devient non plus un simple quartier de Los Angeles
mais la plus grande usine à rêves du monde.
Bien qu’on puisse étendre l'Âge d'or
(ou Golden Age) d’Hollywood à l’ensemble des années 19300 à 1950, les historiens
considèrent souvent la période 1934-1948 comme le cœur de cet âge classique.
C'est l'époque du « Studio System », où un petit groupe de grandes compagnies
(les Majors) contrôle tout, de la production à la projection des films dans leurs
propres salles de cinéma.
C’est aussi l’avènement des stars de l’écran avec le “Star
System” qui crée les premiers grands acteurs célèbres pour booster les ventes.
Le
cinéma hollywoodien a très certainement marqué l’histoire du cinéma mondial par
l'ampleur de sa production et la diversité de ses genres.
Table des matières :
I.
Contexte historique général
a. 1920 : l’après guerre
b. 1929 : la Grande dépression
c. L’âge d’or d’Hollywood
d. La chasse aux sorcières
II.
Le cinéma américain
a. Frise chronologique : quelques dates clés de l’histoire du cinéma
américain (1900 - 1950)
b. La place du cinéma dans la société de Los Angeles 1940-60
III.
Inspirations européennes : la symphonie
IV.
Quelques figures clés de l’âge d’or
V.
Les films avant et après l'âge d’or
VI.
Impact international et ouverture
I.
Contexte historique général
a. 1920 : l’après guerre
Dans les années 1920, les États européens peinent encore à se relever des
conséquences économiques de la première guerre mondiale.
Les États-Unis
parviennent eux à se positionner en tant que première puissance économique
mondiale.
La création des marchés boursiers permet à la société de consommation
de se développer, encouragée par le développement industriel global notamment
avec l‘apparition de nouvelles méthodes de production à la chaîne comme le
Fordisme.
Les « Années Folles » (ou Roaming Twenties) entre 1920 et 1929 sont
un symbole de cette effervescence socio-économique mais aussi culturelle aux
États-Unis.
Ces années d’optimisme après la Première Guerre mondiale sont
marquées notamment par l’essor du jazz, l’émancipation des femmes (flappers) et
l’innovation technologique (radio, automobile, etc).
b. 1929 : La Grande dépression
Après le grand krash boursier de Wall Street de 1929, la situation
socio-économique devient vite catastrophique.
La chute de la production
industrielle (divisée par deux), le taux de chômage de près de 25%, les queues
interminables pour les soupes populaires reflètent la précarité de la population à
cette époque là.
Avec l’élection de F.
Roosevelt en 1933, l’état vient en aide à la
population en offrant en masse des emplois publics et des aides sociales.
Ces
mesures parviennent à donner un souffle d’espoir aux ménages qui ont pour la
plupart perdu toutes leurs économies et leurs biens immobiliers.
c. L'Âge d’or d’Hollywood
Malgré la crise provoquée par la Great Depression, Hollywood parvient non
seulement à survivre mais à s’imposer comme leader mondial du cinéma.
Dans un
contexte de chômage massif et de pauvreté, le cinéma devient un divertissement
peu coûteux et un moyen d’évasion pour des millions d’Américains.
Les grands
studios comme Metro-Goldwyn-Mayer, Warner Bros ou Paramount Pictures
mettent en place un système industriel très efficace (studio system) : ils contrôlent
la production, la distribution et les salles, produisent des films en série et
développent le star-system, attirant le public grâce à des vedettes populaires.
Cette
organisation solide, combinée au besoin d’évasion du public, permet à Hollywood
de prospérer pendant les années 1930 et 1940.
Cette période marque le début de ce
qu’on appelle l’Âge d’or d’Hollywood (environ 1930-1950), caractérisé par la
domination des grands studios, la naissance de stars internationales, une
production abondante, une codification des genres (comédies musicales, films
noirs, westerns…) et une influence culturelle mondiale durable.
Mais cet Âge d’or
est rendu possible grâce à une véritable industrialisation du processus de création
cinématographique.
Héritant d’une méthode similaire au fordisme des années
1920, les scénaristes, réalisateurs et techniciens sont soumis à des contrats très
strictes donnant à leur travail initialement “artistique” un air de “travail à la
chaîne”.
Par ailleurs, coupable de montrer trop de scènes violentes ou de scènes
d’amour, Hollywood adopte en 1934 le Code Hayes, qui censure certaines scènes
de violence ou de baisers excessivement longs et contraignant ainsi les réalisateurs
à redoubler d’ingéniosité pour contourner les règles.
d. 1947 : La liste noire et la chasse aux sorcières
Le 25 novembre 1947, suite à une annonce de la Motion Picture Association of
America, est créée une liste noire.
Sur cette liste figurent des noms d’artistes
soupçonnés de complicité avec des organisations ou des États communistes.
Tous
ceux dont le nom figure sur cette liste se voient privés de travail dans les grands
studios hollywoodiens et sont progressivement exclus de l’industrie du cinéma.
Cette décision s’inscrit dans le contexte de la guerre froide et des enquêtes menées
par la House Un-American Activities Committee (commission étatique créée en
1938 pour enquêter sur les activités jugées “anti-américaines” ou subversives) qui
convoque de nombreux professionnels afin de les interroger sur leurs opinions
politiques.
Cette véritable « chasse aux sorcières », encouragée par des figures
politiques telles que Joseph McCarthy (sénateur républicain extrémiste), a
profondément marqué Hollywood en limitant la liberté d’expression et en brisant
de nombreuses carrières.
II.
Le cinéma américain
a. Frise chronologique : quelques dates clés de l’histoire du cinéma américain
(1900 - 1950)
b. La place du cinéma dans la société de Los Angeles 1940-60
Entre 1940 et 1960, le cinéma joue un rôle central dans la société de Los Angeles,
passée du statut de petite ville à celui de capitale mondiale de «l’usine à rêves».
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il constitue le divertissement par excellence,
attirant chaque soir les foules, en week-end comme en semaine.
Les grandes salles,
comme le Grauman's Chinese Theatre, offrent fraîcheur et évasion face à la
chaleur californienne et favorisent le mélange des milieux sociaux.
Le cinéma
s’inscrit aussi dans l’intimité des habitants, servant de décor aux rendez-vous
amoureux des jeunes couples et des soldats en permission.
Dans les années 1950, la suburbanisation éloigne les familles des centres-villes et la
télévision s’impose dans les foyers, remettant en question l’exclusivité du grand
écran de cinéma.
Cette évolution se clore symboliquement en 1961 avec la
disparition de Gary Cooper à Los Angeles, perçue par beaucoup comme la fin
d’un âge d’or où le cinéma dominait la vie culturelle de la ville.
III.
Inspirations européennes : la symphonie
Définition :
Une symphonie est une construction musicale harmonieuse qui comprend
généralement 4 mouvements.
Origines:
Le terme vient du grec, symphonia, dont “sun “ qui signifie “ensemble” et phônê
qui signifie “son” ou “voix”.
Le terme signifie “ la consonance des sons”, c’est en
effet pour cela qu’un orchestre symphonique regroupe beaucoup d’instruments,
notamment des violons, des violoncelles, des cuivres, des bois, des percussions, et
parfois d’autres instruments.
Le but d’une symphonie est de raconter une histoire
ou faire ressortir des émotions, notamment grâce aux différents instruments
présents, que nous vous présenterons plus tard en détail.
La présence de divers instruments crée un dialogue entre eux, qui est une
caractéristique de la musique symphonique.
Les musiques symphoniques sont
longues et variées, contrairement aux musiques traditionnelles de l’époque, qui
étaient souvent courtes et jouées seules ou par un petit orchestre.
Avant
l’apparition de la musique symphonique, les musiques étaient surtout faites pour
accompagner des danses, des bals, les cours royales ou pour être utilisé à L'Église.
Le but n’était pas encore de raconter une histoire, ni de chercher des émotions.
La
composition orchestrale symphonique se caractérise surtout par la présence de
différents mouvements, variations et d’instruments.
La symphonie est apparue pour la première fois en Autriche à la fin du 18e siècle.
C’était à cause du fait que celle-ci était une monarchie à l’époque; les familles
avaient les moyens financiers d’embaucher des musiciens professionnels.
La
symphonie européenne se distinguait également par son caractère souvent
romantique.
Joseph Haydn (1732–1809)
● Le premier compositeur à composer une musique orchestrale symphonique
● Travaillait pour la famille Esterhàzy
● Haydn était le directeur musical de cette famille, composait donc
régulièrement des musiques pour les bals, les festivités, les cérémonies, etc.
● Compose sa première symphonie vers 1759, en Autriche.
Composition générale d’un orchestre symphonique:
Les violons et violoncelles ainsi que
les cuivres sont souvent nombreux
puisque leur son est glorieux et
projeté.
(Source image :
https://share.google/9g9VeuqOLOytL4R4w)
Émotions créées par les différents instruments:
Le violon: L’utilisation du violon permet d’exprimer à la fois la joie et la tristesse,
grâce au vibrato, long ou bref, ce qui ressemble beaucoup à la voix humaine.
Son
timbre va du grave à l' aigu et permet d’agir sur le cerveau et de faire réagir
rapidement la personne qui écoute.
Les émotions sont facilement exprimées dans
le violon.
C’est pour cela que le violon est dans doute l’instrument le plus
important dans un orchestre symphonique.
On l’utilise pour des scènes avec de
l’amour, de la nostalgie, de la tristesse, ainsi....
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Orchestre symphonique de Londres - musique.
- Orchestre symphonique de Chicago - musique.
- Orchestre symphonique de Boston - musique.
- Orchestre symphonique de Birmingham - musique.
- L'âge d'or d'Hollywood (cinéma)