l'emacipation de la femme dans une si longue lettr
Publié le 13/04/2026
Extrait du document
«
Introduction
I.
Les éléments constitutifs de la condition féminine
a.
L’infériorité de la femme :
b.
Les châtiments et les brimades :
c.
La polygamie :
II/ Emancipation de la femme dans Une si longue lettre :
1/Origines de l’émancipation de la femme dans une si longue lettre :
2/Manifestation de l’émancipation de la femme dans le roman :
Conclusion :
Introduction
Outre le fait qu’elle soit maman, la femme joue un rôle fondamental dans l’espace familiale.
Elle est le moteur de l’éducation à la base, la régulatrice de l’économie familiale, mais audelà, la femme titille la place de l’homme dans une société où sa condition ne favorisait pas
une insertion sociale et politique tant souhaitée.
Pour étudier ce combat de libération sous
le joug de la domination masculine porté par certains personnages du roman de Mariama
BA, nous allons tout d’abord voir les éléments constitutifs de la condition féminine,
l’injustice sociale faite à la femme et en fin l’émancipation de celle-ci dans notre société
africaine en particulier sous l’angle de « Une si longue lettre ».
I.
Les éléments constitutifs de la condition féminine
Dans la société traditionnelle africaine, il y a plusieurs éléments qui constituent un poids, et
des entraves pour la condition féminine.
En effet, la femme est placée dans un espace fermé
dans lequel, elle doit nécessairement évoluer.
Dans ce « huis-clos », les femmes apparaissent
toutes marquées à des degrés divers, par l’aliénation, la dépendance à l’égard de la tradition
et la frustration.
a.
L’infériorité de la femme :
Depuis les origines, la femme est considérée comme le sexe faible.
Elle n’a aucun rôle à
jouer si elle n’assume les rôles secondaires.
Ainsi dans les assemblées, elles étaient reléguées
au second rang et n’assistaient pas aux prises de décision.
Donc, on peut dire qu’elle : devait
seulement se marier, travailler d’arrache-pied au foyer et procréer sans pour autant demander
la raison.
b.
Les châtiments et les brimades :
Ils étaient le lot quotidien des femmes.
Elles subissaient tous les sévices.
Quand la femme
disait un mot plus haut que l’autre, le mari pouvait la corriger, la battre, sans aucune forme
de procès.
c.
La polygamie :
Elle est de rigueur dans la société africaine.
On se réfugie derrière l’Islam et les clivages
sociaux pour avoir au moins quatre épouses.
D’autres la justifiaient même dans certaines
Sociétés agricoles et non mécanisées, où il fallait avoir beaucoup d’enfants pour fructifier
l’avoir familial.
Mais de nos jours, elle est condamnée à disparaître parce que les conditions
économiques ne la permettent plus.
En plus, aucune femme ne souhaite partager son mari.
II/ Emancipation de la femme dans Une si longue lettre :
En nous plongeant dans l’intimité de la narratrice, ses joies, ses souffrances et ses
frustrations, la romancière questionne la condition féminine : les codes régissant les
relations avec les hommes, l’importance des castes et, surtout, la polygamie.
La lettre de
Ramatoulaye se déploie comme le témoignage douloureux d’une femme lettrée et idéaliste,
prise à revers par la société dans laquelle elle a pourtant grandi.
Ainsi va-t-elle découvrir, incrédule, le remariage de son mari, comme son amie avant elle :
« Je savais.
Modou savait.
La ville savait.
Toi Aïssatou tu ne soupçonnais rien et
rayonnais toujours.
» écrit-elle.
Si Aïssatou divorce alors que Ramatoulaye préfère s’effacer, l’une comme l’autre va payer
leur humiliation au prix fort : une solitude choisie, mais que l’entourage rend difficile à
assumer.
En évoquant ainsi la société sénégalaise, c’est plus largement à l’émancipation féminine que
Mariama Bâ fait écho, en cette fin des années 1970 où les revendications des femmes se font
plus que jamais entendre à travers le monde.
1/Origines de l’émancipation de la femme dans une si longue lettre :
La société Africaine, en général, est une société ” masculin pluriel ”.
Il en est de même
particulièrement de la société sénégalaise.
L’homme y fait la loi.
Il se sert de parapluie de
coutume et de religion pour gérer la société à ses fins.
Ainsi, la femme, marginalisée, devient
un instrument, un objet selon les lois des institutions aménagées par l’homme au gré de ses
goûts.
Du toit paternel au toit conjugal, la femme est à la merci de la sacrée coutume auxquelles
d’autres femmes participent en faveur de l’homme et de ses institutions.
En ce travail, nous allons présenter l’image de la femme du Sénégal telle quelle est vue par
Mariama Bâ dans Une si longue lettre, selon la tradition africaine et la religion musulmane.
A
travers Ramatoulaye, son personnage principal et la technique épistolaire choisis sciemment
pour plaider la cause de la femme, l’auteur nous conduit dans sa conception romanesque.
Elle
nous y montre la considération générale accordée à la femme dans tous les domaines de la vie
au Sénégal.
En tout et pour tout, la femme – jeune ou mature soit-elle, est vouée au silence en
dépit de la gravité de ses peines.
Ses droits sont taillés à la hauteur de la volonté de l’homme.
Il en est même en amour.
On le verra avec le cas des foyers de Ramatoulaye et de celui de
Aïssatou, deux amies de très longue date dont les maris s’étaient engagés en de nouvelles
aventures amoureuses contre toute attente de leurs épouses respectives.
Ni la coutume ni la
religion musulmane n’ont, ici, réservé aucun droit à ces deux femmes même au sujet de ce qui
les concerne très intimement chacune.
Bintou et La petite Nabou, les co-épouses qui leurs
avaient été adjointes au nom de ces sacrées institutions ne purent elles aussi que fléchir contre
leur propre liberté....
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